L'histoire de Tyler

Acronymes

MPCI
Modèle de programme correctionnel intégré
PEI
Plan d'enseignement individualisé
SNAP®
Stop, n'agis pas, analyse et planifie
TDAH
Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité
TMS
Thérapie multisystémique
YIP
Youth Inclusion Program

Avant-propos

En 2023, un total de 36 397 jeunes âgés de 12 à 17 ans ont été accusés d'avoir enfreint le Code criminel du Canada en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Cela signifie qu'environ 1 388.2 jeunes pour 100 000 jeunes, soit 1,4 % de la population canadienne des jeunes, ont eu un comportement délinquant.

Statistique Canada, 2024c

La plupart des jeunes finissent par surmonter les comportements délinquants et deviennent des membres actifs de la société (Bonta et Andrews, 2024). Ces personnes ont été qualifiées de personnes 'adolescent-limité' ayant des démêlés avec la justice (Moffitt, 1993; Bushway, 2013). Cependant, une petite partie de la population des jeunes continue de commettre des crimes à l'âge adulte (Bonta et Andrews, 2024). Ces personnes sont appelées personnes ayant des démêlés avec la justice à long terme ou commettant des infractions « tout au long de leur vie » (Bushway, 2013; Moffitt, 1993).

Aucun facteur n'explique à lui seul pourquoi les jeunes ont des démêlés constants avec la justice. Cependant, il est important de comprendre l'éventail des facteurs qui exposent les jeunes à un risque de comportement criminelNote de bas de page 1 pour l'élaboration de stratégies globales et efficaces pour réduire la criminalité, améliorer la sécurité publique et améliorer les résultats des personnes à risque d'avoir des démêlés avec la justiceNote de bas de page 2.

Dans le présent rapport, les expériences courantes des jeunes ayant des démêlés avec la justice et les coûts associés à leurs expériences sont illustrés par le personnage fictif de Tyler. L'histoire de Tyler illustre comment un ensemble écrasant de facteurs de risque, ainsi qu'un trop petit nombre de facteurs de protection, peuvent entraîner un jeune sur la voie d'un comportement criminel persistant. Son histoire illustre la valeur potentielle des interventions précoces de prévention du crime en présentant une analyse des répercussions économiques de la criminalité et des possibilités d'économie.

Notes méthodologiques

Ce rapport est une version mise à jour de la publication originale de 2016, intitulée La vie difficile de Tyler. Il intègre de nouvelles données et de nouvelles connaissances observées depuis la publication originale, reflétant une compréhension plus récente des facteurs de risque qui ont une incidence sur les jeunes et les coûts de la criminalité au Canada. Il présente également une analyse coûts-avantages pour examiner les économies potentielles de trois programmes de prévention du crime.

Facteurs de risque et de protection

Les facteurs de risque sont des influences négatives dans la vie des personnes ou de leur communauté qui peuvent augmenter la probabilité d'un comportement criminel (Sécurité publique Canada, 2015). Les facteurs de risque définis dans les premières années de l'histoire de Tyler sont fondés sur la théorie du potentiel antisocial cognitif intégré (PACI), qui montre comment les antécédents familiaux, l'environnement social et les facteurs individuels peuvent mener aux comportements criminels ultérieurs de Tyler (Farrington, 2019).

Les facteurs de risque en début de vie comprennent :

Les facteurs de risque situationnels comprennent :

Le comportement criminel de Tyler a commencé au milieu de son adolescence. Les facteurs de risque déterminés au cours de cette période et au-delà s'harmonisent avec le modèle des « huit facteurs centraux », qui met en évidence huit grands facteurs de risque qui sont les plus fortement associés aux comportements criminels récurrents. (Andrews et coll., 1990; Andrews et coll., 2006; Bonta et Andrews, 2024).

Les huit facteurs de risque centraux sont les suivants :

Les facteurs de protection, quant à eux, sont des influences ou des attributs positifs qui peuvent réduire la probabilité d'un comportement criminel (ou d'un comportement criminel continu) en contrebalançant et en réduisant le niveau de risque global d'une personne (Jones et coll., 2016).

Le présent rapport reconnaît l'importance cruciale des facteurs de protection pour comprendre et réduire le risque de comportement criminel chez les jeunes. Toutefois, le présent rapport ne définit pas les facteurs de protection dans la vie de Tyler, puisque l'objectif principal de l'histoire de Tyler est d'illustrer le fardeau écrasant de nombreux facteurs de risque au cours d'une seule vie et les coûts connexes. Par conséquent, l'accent est mis sur les facteurs de risque dès le début.

Veuillez consulter le Complément méthodologique pour plus de détails sur l'approche des facteurs de risque dans l'histoire de Tyler.

Calcul des coûts

La compréhension des répercussions économiques de la criminalité permet aux chercheurs d'évaluer les rapports coûts-avantages des programmes de prévention du crime; il aide également les décideurs à prendre des décisions éclairées sur l'affectation des ressources.

Les estimations de coûts prises en compte dans l'histoire de Tyler ne comprennent que les coûts tangibles (directs) de la criminalité, comme les coûts du système de justice pénale (par exemple, les coûts de la prestation des services de police, des services judiciaires, des services de poursuite, de l'aide juridique et des services correctionnels), les services sociaux et les coûts médicaux (par exemple, les coûts de fonctionnement des services sociaux, des familles d'accueil, de l'éducation spécialisée, des services psychologiques et des soins de santé). Bien que les coûts intangibles (indirects) soient une composante importante des coûts réels de la criminalité, il est difficile d'estimer ces coûts (par exemple, ceux causés par la douleur et la souffrance) en raison de leur nature subjective, de leurs difficultés de mesure, des limites des données et des interactions complexes avec d'autres facteurs. Pour cette raison, les coûts intangibles n'ont pas été inclus dans les estimations. Tous les chiffres sont, au mieux, une sous-estimation des coûts réels de la criminalité pour le gouvernement et la société.

Les chiffres d'établissement des coûts obtenus reflètent une recherche approfondie sur les coûts les plus représentatifs et les plus à jour de chaque élément de l'histoire de Tyler. Lorsqu'un coût de 2024 n'a pas pu être trouvé, le coût de 2025 a été estimé à l'aide des estimations de l'inflation de l'indice des prix à la consommation (Statistique Canada, 2025e).

En utilisant le coût des participants pour trois interventions, Stop, n'agis pas, analyse et planifie (SNAP®)Note de bas de page 3, le Youth Inclusion Program (YIP) et la thérapie multisystémique (TMS), ce rapport a également calculé des économies de coûts et un rapport coûts-avantages si Tyler avait eu accès à des programmes efficaces de prévention du crime à des moments critiques de sa vie.

Les coûts totaux pour chacune des périodes de vie ou jalons de Tyler sont notés à la fin de chaque jalon, ainsi qu'une ventilation détaillée. Si un coût figure plusieurs fois dans un jalon, il est répertorié en conséquence.

Pour une ventilation complète des principales hypothèses, techniques, analyses et limites de l'établissement des coûts dans l'histoire de Tyler, veuillez consulter le Complément méthodologique.

Voici Tyler

TylerNote de bas de page 4, un adolescent fictif, a vécu une enfance difficile marquée par une vie familiale mouvementée. Alors qu'il s'engage sur une voie menant à la criminalité persistante, son histoire explore les facteurs de risque communs qui touchent les jeunes qui ont des démêlés avec le système de justice pénale canadien. Elle illustre où des programmes ciblés pourraient détourner les jeunes d'une vie de criminalité en s'attaquant à ces facteurs de risque et en les atténuant.

L'histoire de Tyler détermine également les coûts financiers tangibles de la criminalité, y compris les dépenses liées à la justice pénale, aux soins de santé et aux services sociaux. En comprenant les répercussions économiques de la criminalité, il est possible de voir les économies potentielles des programmes de prévention du crime qui auraient pu empêcher Tyler de commettre des crimes.

Voici l'histoire de Tyler

L'histoire qui suit ainsi que les personnages et les événements qu'elle dépeint sont purement fictifs.

De 0 à 2 ans

La mère de Tyler est tombée enceinte au début de la vingtaine alors qu'elle vivait encore à la maison avec ses parents et étudiait dans un collège voisin. Elle voulait garder le bébé, mais avait peur de la désapprobation de ses parents. Elle a emménagé avec le père du bébé et a commencé à travailler comme serveuse à temps plein dans un bar local pour les soutenir. Le père de Tyler était au chômage et avait de longs antécédents de crimes contre les biens. Il était connu dans le quartier pour travailler au noir dans l'économie illicite, vendant des appareils électroniques volés, comme des ordinateurs portables, des téléviseurs et des téléphones cellulaires.

La mère de Tyler n'a pas tardé à avoir leur bébé. Les parents de Tyler étaient aux prises avec l'instabilité financière, et le stress entraînait souvent des cris, de la violence physique et psychologique à la maison. En raison de ces difficultés, les Services à l'enfant et à la famille ont commencé à enquêter sur la vie familiale de Tyler après qu'un voisin a appelé la police pour enquêter sur une activité suspecte chez lui.

Un soir, lorsque la police est arrivée, une grande quantité d'appareils électroniques volés a été découverte dans la maison. La police a arrêté le père de Tyler pour possession de biens volés. Il a été condamné à trois ans dans un établissement correctionnel. Par conséquent, la mère de Tyler a dû subvenir aux besoins de leur fils en bas âge. Elle avait un nouvel emploi à domicile à temps partiel, donc elle n'avait pas besoin de garde d'enfants tout de suite. Cependant, elle n'avait pas les moyens de louer la maison seule avec ce qu'elle gagnait avec son emploi à temps partiel. Elle a donc déménagé avec Tyler dans un appartement plus abordable dans un quartier à faible revenu.

Après l'incarcération du père de Tyler, les Services à l'enfant et à la famille ont commencé à s'impliquer de façon soutenue auprès de la famille de Tyler. Préoccupés par la sécurité psychologique et physique de Tyler à la suite de la violence à la maison, ils ont effectué des visites à domicile imprévues une fois par mois au cours de l'année suivante pour améliorer son bien-être.

Facteurs de risque (théorie du PACI)

À long terme :
  • Casier judiciaire du père de Tyler et incarcération antérieure (par exemple, crimes contre les biens)
  • Exposition à la violence à la maison (par exemple, conflits violents entre les parents)
  • Perturbation ou instabilité familiale (par exemple, prestation de soins non constante, contact avec les services de protection de l'enfance)
  • Instabilité financière (par exemple, les parents de Tyler avaient du mal à payer leurs factures)

CoûtsNote de bas de page 5 

Appel de service de la police (176 $)
Enquête sur les services à l'enfant et à la famille (7 809 $)
Visites à domicile des Services à l'enfant (1 an : 57 656 $)
Total de la période : 65 641 $

De 3 à 5 ans

L'absence du père de Tyler et le stress financier vécu par sa mère ont fait en sorte que le sentiment de sécurité de Tyler a été perturbé, tout comme les relations d'adulte primaire avec son père absent et sa mère qui travaillait. Sans adultes constants et solidaires pour l'aider à s'autoréguler, Tyler a commencé à afficher un comportement hostile et agressif envers les autres à l'âge de trois ans. Il n'avait pas d'amis à la garderie parce qu'il était physiquement violent envers les autres enfants. Il les frappait et les mordait lorsqu'il voulait un jouet avec lequel ils jouaient ou refusait de le laisser participer à leurs jeux. Il avait également un comportement bruyant et hostile qui faisait peur aux autres enfants, ce qu'il exprimait par de fréquents accès de colère et une difficulté persistante à « se calmer » pour atteindre un état neutre. Pour cette raison, Tyler n'a pas pu nouer d'amitiés étroites.

À la suite de plaintes d'autres parents, le personnel a finalement demandé à la mère de Tyler de le retirer de la garderie. Par conséquent, Tyler a dû rester chez un voisin pendant que sa mère était au travail. Ce voisin le laissait souvent sans surveillance. Cela a marqué un autre moment dans la vie de Tyler où un modèle adulte (son fournisseur de service de garde) l'a abandonné.

Lorsque le père de Tyler a terminé de purger sa peine, il est retourné vivre avec Tyler et sa mère dans leur appartement, peu avant le quatrième anniversaire de Tyler. Comme Tyler n'était plus autorisé à aller à la garderie, il est resté à la maison avec son père pendant que sa mère allait travailler, cette fois comme caissière dans une pharmacie locale.

Le père de Tyler passait ses journées à regarder la télévision et ignorait Tyler. Tyler passait souvent des heures sans manger. Après quelques semaines et dans le but d'attirer l'attention de son père, Tyler a commencé à agir en l'absence de sa mère, cassant ses jouets et autres objets dans la maison. Le père de Tyler remarquait rarement le comportement à moins qu'il n'interrompe ses émissions de télévision, ce qui lui permettait de devenir violent émotionnellement et physiquement, criant et frappant Tyler à plusieurs reprises.

Quand Tyler avait 5 ans, il a cassé la télécommande du téléviseur. Son père est devenu furieux, le jetant contre le mur et lui cassant le bras. Tyler pleurait encore lorsque sa mère est rentrée à la maison. Après l'avoir vu souffrir, elle l'a emmené à l'urgence, mais n'a pas voulu expliquer au médecin ce qui était arrivé à son fils. Le médecin des urgences a appelé les Services à l'enfant et à la famille pour signaler ses soupçons de maltraitance d'enfants.

Les Services à l'enfant et à la famille ont enquêté sur la situation de Tyler et ont recommandé qu'il soit retiré de la garde de ses parents en raison de violence physique et psychologique et de négligence. L'affaire s'est retrouvée devant le tribunal civil de la famille lorsque les parents de Tyler ont refusé de le remettre aux Services à l'enfant et à la famille. Un juge du tribunal de la famille a déterminé que Tyler n'était pas en sécurité avec ses parents. Tyler a été immédiatement pris en charge par les Services à l'enfant et à la famille. Tyler avait 5 ans lorsqu'il a été placé temporairement en famille d'accueil pendant huit mois.

Facteurs de risque (théorie du PACI)

À long terme :
  • Niveau élevé d'agressivité précoce (comme frapper et mordre ses pairs)
  • Trait de colère (par exemple, comportement bruyant et hostile, tempérament violent, faible tolérance à la frustration)Note de bas de page 6
  • Mauvaise éducation parentale (négligence des enfants et violence psychologique ou physique; par exemple, ne pas manger, se faire crier dessus, se faire frapper)
  • Perturbation ou instabilité familiale (par exemple, attachement parental instable, violence à la maison, vie en famille d'accueil)
  • Difficulté à cultiver et à maintenir des attachements sociaux (par exemple, s'aliéner à l'école par son comportement agressif et sa colère)
  • Instabilité financière persistante
À court terme :
  • Manque de surveillance (par exemple, laissé sans surveillance par un voisin; négligé par son père)

Coûts

Visite à l'urgence (1 083 $)
Enquête des Services à l'enfant (7 809 $)
Audience sur la garde des enfants (pour une durée de cinq jours; 72 790 $)
Placement en famille d'accueil (1 531 $ par mois pour les enfants de moins de 11 ans; 12 245 $ au total pendant huit mois)
Total de la période : 93 927 $

De 6 à 10 ans

En mettant l'accent sur le fait de garder les familles ensemble dans la mesure du possible, les Services à l'enfant et à la famille ont travaillé avec les parents de Tyler pour renforcer leur capacité à élever Tyler en toute sécurité et pour résoudre les problèmes qui ont mené à la prise en charge de Tyler. Au cours des huit mois suivants, ses parents, individuellement et en couple, ont participé à des cours d'éducation parentale, à des cours de gestion de la colère et à du counselling en santé mentale. La mère de Tyler était plus dévouée aux cours que son père. Pendant ce temps, Tyler est resté avec sa famille d'accueil et avait des visites supervisées avec ses parents deux fois par semaine. Souvent, la mère de Tyler se présentait seule aux visites.

Le placement en famille d'accueil l'a obligé à s'adapter à une nouvelle école et à de nouveaux camarades de classe, ce qui a été difficile pour Tyler. Il était en colère contre la situation dans laquelle il se trouvait et le monde qui l'entourait. Tyler est devenu plus agressif avec sa nouvelle famille d'accueil et ses pairs, tant physiquement que verbalement. Il les bousculait souvent et leur criait des obscénités.

À l'école, Tyler a également eu du mal à suivre ses leçons, en partie à cause des perturbations à la maison et du fait qu'il a dû s'adapter à une nouvelle école, à un nouveau professeur et à de nouveaux camarades de classe. Son enseignant de première année a reconnu que Tyler ne suivait pas à l'école et a suggéré à ses parents d'accueil de l'emmener voir un psychologue pour une évaluation psychoéducative. Tyler a reçu un diagnostic de trouble d'apprentissage et de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) à l'âge de sept ans.

Les Services à l'enfant et à la famille ont constaté que Tyler s'ennuyait de ses parents et que sa séparation d'avec eux avait une incidence négative. Lorsqu'ils ont senti que les parents de Tyler avaient amélioré leurs compétences parentales grâce à leurs cours et étaient en mesure d'offrir un environnement familial sûr à leur fils, les Services à l'enfant et à la famille ont remis Tyler aux soins de ses parents. Dans les années qui ont suivi, la famille de Tyler a continué à faire l'objet de visites à domicile imprévues effectuées par les Services à l'enfant et à la familleNote de bas de page 7.

La mère de Tyler a travaillé avec ses enseignants pour élaborer un plan d'éducation individualisé (PEI) pour Tyler afin qu'il réussisse à l'école. Pendant ce temps, Tyler a commencé à travailler avec un assistant pédagogique tous les matins pour un soutien individuel à l'apprentissage. La mère de Tyler a également essayé de l'aider à faire ses devoirs le soir.

Bien que le père de Tyler ait continué à vivre dans la maison familiale, il a été émotionnellement absent pendant une grande partie de son enfance. Malgré le soutien de sa mère, Tyler continue d'avoir de la difficulté à se faire des amis dans son quartier et à l'école. Il a commencé à éprouver plus de problèmes d'humeur, qui étaient associés à des épisodes fréquents d'hyperactivité, d'impulsivité et de comportement agressif à la maison et à l'école.

Tyler était constamment taquiné à l'école en raison de son trouble d'apprentissage et de son TDAH, et réagissait souvent violemment. Il a participé à maintes reprises à des bagarres physiques et s'est rendu régulièrement au bureau du directeur. Après une bagarre dans la cour d'école, Tyler a été suspendu par le directeur. Tyler a refusé d'assumer la responsabilité de la bagarre en disant que l'autre garçon « méritait ce qu'il a reçu ».

Tyler aurait peut-être bénéficié d'un programme d'intervention ciblé et précoce basé sur la prévention du crime comme Stop, n'agis pas, analyse et planifie (SNAP®) à ce stade de sa vie. SNAP® enseigne aux enfants comment réguler les sentiments de colère et contrôler les comportements impulsifs et agressifs. Pour ce faire, ils s'arrêtent et réfléchissent à d'autres façons de réagir à une situation.

Facteurs de risque (théorie du PACI)

À long terme :

Comportement agressif (par exemple, agression physique et verbale avec une famille d'accueil, bagarre dans la cour d'école)
Trait de colère (par exemple, tempérament violent)
Faible rendement scolaire (par exemple, difficulté à suivre le rythme de l'école, impact des troubles d'apprentissage et du TDAH, suspensions)
Difficulté à cultiver et à maintenir des liens sociaux (par exemple, se disputer avec ses pairs à l'école)
Perturbation ou instabilité familiale (par exemple, placement en famille d'accueil, visites à domicile imprévues continues)
Mauvaise éducation parentale (par exemple, la négligence émotionnelle de son père)
Instabilité financière persistante

À court terme :

Manque de supervision (par exemple, négligence parentale, absence d'activités parascolaires positives)
Peu d'empathie (par exemple, il a dit que le garçon avec qui il s'est battu « méritait ce qu'il a eu »)
Impulsivité

Coûts

Cours d'éducation parentale (3 198 $)
Visites supervisées (deux fois par semaine pendant 8 semaines : 480 $)
Visites à domicile des Services à l'enfant/Travail social individualisé continu (2 ans : 115 312 $)
Évaluation psychoéducative (4 497 $)
Plan d'éducation individualisé (pour 3 ans : 18 567 $)
Total de la période : 142 054 $

Possibilité de réduction des coûts

Si Tyler avait pu participer à une intervention visant à réguler ses émotions à ce moment-là, comme le programme Stop, n'agis pas, analyse et planifie (SNAP®), une réduction importante des coûts aurait pu s'ensuivre.

Chaque dollar dépensé pour le programme SNAP® avait le potentiel d'économiser 62 $Note de bas de page 8 au cours de la vie de Tyler. Cela signifie que plus tôt Tyler aurait bénéficié d'une intervention, plus le rendement aurait été élevé si son activité criminelle diminuait.

L'histoire se poursuit comme si Tyler n'avait reçu aucune intervention du programme à ce stade.

De 11 à 14 ans

Lorsque Tyler est entré dans l'adolescence en septième année, il a continué à faire face à des défis. Tyler s'est rapidement retrouvé attiré par un groupe de garçons plus âgés qui se livraient à des délits mineurs. Connus sous le nom de « fauteurs de troubles » dans le quartier, ils ont comblé un vide dans la vie de Tyler laissé par son père émotionnellement absent. Il n'avait pas d'activités de loisirs parascolaires pour occuper son temps libre, et Tyler n'avait aucune difficulté à trouver des occasions de faire des bêtises avec les garçons.

Le groupe d'amis de Tyler a volé leurs parents, les dépanneurs locaux et vandalisé la propriété de l'école. Une fois, ils ont mis Tyler au défi de voler un vélo à l'école secondaire voisine et de pédaler dans le quartier. L'excitation de ces activités et le sentiment d'appartenance ont fait en sorte qu'il a été difficile pour Tyler de résister. Tyler a relevé le défi et est officiellement devenu « l'un des gars ».

Tyler traînait avec ses amis dans le parc tous les jours après l'école et les fins de semaine. Ses résultats scolaires ont continué de diminuer et il a commencé à manquer les cours, ce qui préoccupait ses professeurs et sa mère. Les garçons fumaient des cigarettes qu'ils avaient volées à leurs parents. Tyler a commencé à faire la même chose afin de s'intégrer. À plusieurs reprises, la mère de Tyler l'a confronté au sujet des cigarettes manquantes, mais Tyler lui a menti et lui a dit qu'il n'en savait rien.

En neuvième année, Tyler et ses amis ont commencé à expérimenter avec l'alcool. Ils ont commencé à voler de l'alcool dans les armoires à alcool de leurs parents et à l'apporter dans un parc local, puis ont commencé à « consommer de l'alcool en grande quantité » la fin de semaine; souvent, ils buvaient jusqu'à ce qu'ils « s'évanouissent »Note de bas de page 9. Ils ont également commencé à expérimenter le cannabis.

Lorsqu'ils ne buvaient pas ou ne fumaient pas de cannabis, Tyler et ses amis ont commencé à s'introduire par effraction dans les maisons du quartier et à voler des objets, notamment des bijoux et des téléviseurs. Peu de temps après, leurs activités criminelles se sont intensifiées et les garçons ont commencé à entrer par effraction dans des voitures et à voler des pièces automobiles de grande valeur. Avant le quinzième anniversaire de Tyler, un voisin a signalé à la police qu'il avait vu Tyler voler des pièces dans une voiture de l'autre côté de la rue. La police a appréhendé Tyler et deux de ses amis, qui ont ensuite été accusés de vol de moins de 5 000 $ lié aux pièces de voiture qu'ils avaient volées et de dommages matériels. Ils devaient se présenter au tribunal de la jeunesse. Comme il s'agissait de la première infraction enregistrée par Tyler, le juge du tribunal de la jeunesse a ordonné à Tyler de présenter des excuses écrites aux victimes et de verser un dédommagement pour les dommages qu'il a causés et les biens qu'il a volés.

Tyler aurait peut-être bénéficié d'un programme d'intervention ciblé et axé sur la prévention du crime, comme le Youth Inclusion Program (YIP) à ce stade de sa vie. Le YIP crée un endroit sûr où les jeunes peuvent acquérir de nouvelles compétences, participer à des activités et obtenir de l'aide pour leurs devoirs. Les jeunes bénéficient également d'interactions avec des modèles positifs qui peuvent aider les jeunes à traverser les moments difficiles et leur offrir une relation constante lorsque leur vie familiale devient difficile.

Tyler ne s'est pas conformé à l'ordonnance de dédommagement et n'a pas respecté les modalités de remboursement parce qu'il n'avait pas la capacité de rembourser, à moins qu'il ne vole à nouveau; il était encore trop jeune pour trouver un emploi. L'une des victimes a signalé le « refus » de Tyler de payer le dédommagement au tribunal et Tyler a été amené devant un juge du tribunal de la jeunesse une deuxième fois pour ne pas s'être conformé à l'ordonnance. Cette fois-ci, Tyler a été condamné à 90 jours de probation, dont 50 heures de travaux communautaires.

L'absence d'autres activités ou de possibilités non criminelles de stabilité financière, ainsi que le manque de modèles positifs et de systèmes de soutien, ont fait en sorte qu'il a été difficile pour Tyler de rompre avec ses pairs. Cette peine a donc marqué le début des démêlées chroniques de Tyler avec le système de justice.

Facteurs de risque (théorie du PACI)

À long terme :

Association avec des pairs délinquants ou des pairs qui consomment des substances
Perturbation ou instabilité familiale (par exemple, faible attachement à la figure parentale)
Agression continue
Violence communautaire et manque de sécurité dans le quartier

À court terme :

Pression des pairs (par exemple, voler pour « s'intégrer », relever des défis pour devenir « l'un des gars »)
Consommation précoce de substances (par exemple, cigarettes, alcool, cannabis et autres drogues)
Manque de supervision (par exemple, pas d'activités de loisirs parascolaires pour occuper son temps libre)
Impulsivité (par exemple, se livrer à des défis risqués)

Facteurs de risque (huit facteurs centraux)

Antécédents antisociaux : Début d'un comportement criminel

Accusations criminelles (par exemple, vol de moins de 5 000 $, dommages matériels)
Peine (par exemple, excuses écrites, paiement d'un dédommagement)
Violation des conditions de probation (par exemple, non-respect des conditions de dédommagement)
Peine supplémentaire (par exemple, 90 jours de probation et 50 heures de travaux communautaires)

Coûts

Plan d'éducation individualisé (pour 4 ans : 24 757 $)
Appel de service de la police (176 $)
Arrestation d'un mineur (677 $)
Comparution devant le tribunal de la jeunesse (1 651 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Vol de moins de 5 000 $ (1 542 $)
Dommages matériels (3 470 $)
Comparution devant un tribunal pour adolescents (1 651 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Surveillance de probation (90 jours : 2 089 $)
Surveillance des travaux communautaires (50 heures : 715 $)
Total de la période : 37 614 $

Possibilité de réduction des coûts

Si Tyler avait participé à une intervention qui l'avait aidé à acquérir de nouvelles compétences et à réussir à l'école à ce stade de sa vie, d'importantes économies auraient pu s'ensuivre.

Par exemple, s'il avait accès au Youth Inclusion Program (YIP) chaque dollar dépensé dans le cadre du YIP avait le potentiel de rapporter un rendement de 118 $Note de bas de page 10 au cours de la vie de Tyler.

Cela signifie que si Tyler avait bénéficié de cette intervention, des économies importantes auraient pu être réalisées parce que son activité criminelle aurait pu cesser maintenant.

L'histoire se poursuit comme si Tyler n'avait reçu aucune intervention à ce stade.

De 15 à 17 ans

À l'école, Tyler et ses amis manquaient souvent les cours. Lorsqu'ils se présentaient, ils étaient bruyants et odieux, irrespectueux envers l'enseignant et se battaient avec leurs camarades de classe. Tyler a été suspendu à plusieurs reprises. À l'âge de 16 ans, Tyler avait commencé à boire plus fréquemment. Cela a fait en sorte que Tyler est venu à l'école avec la gueule de bois, de sorte qu'il ne pouvait s'asseoir en classe que la tête baissée sur son pupitre.

Les vendredis et samedis, Tyler et ses amis continuaient de boire et de fumer du cannabis de manière excessive. Ils ont utilisé les profits de leurs ventes de pièces de voiture volées pour payer leur alcool et leurs drogues. À l'âge de 17 ans, Tyler a commencé à fréquenter les boîtes de nuit avec ses deux amis plus âgés, qui le faisaient entrer en douce avec une fausse pièce d'identité. C'est là que Tyler a commencé à expérimenter la cocaïne et, en l'espace de deux mois, il a commencé à consommer régulièrement de la cocaïne (trois fois ou plus par semaine).

Juste avant d'avoir 18 ans, Tyler a abandonné l'école. Au lieu d'aller en cours, lui et ses amis traînaient dans le parc du quartier pour boire et consommer de la drogue. Peu de temps après, Tyler a consommé des quantités particulièrement importantes d'alcool, de cannabis et de cocaïne, et s'est gravement intoxiqué lors d'une fête à domicile. Tyler est devenu frustré lorsqu'un autre jeune lui a suggéré de « baisser d'un cran » et de réduire sa consommation de substances. Il a rapidement perdu son sang-froid et a frappé le jeune au visage et une bagarre a éclaté.

Tyler a frappé l'autre jeune sur l'arrière de la tête jusqu'à ce que le jeune perde conscience. Lorsque quelqu'un à la fête a appelé une ambulance, Tyler et ses amis ont tenté de fuir les lieux. Cependant, lorsque la police est arrivée avec l'ambulance, les fêtards qui ont été témoins de la bagarre ont pu fournir à la police une description de Tyler et de ses amis comme les « chefs de la bande ». Tyler n'est pas allé loin avant d'être arrêté par la police et a été accusé de voies de fait.

Tyler a comparu devant le tribunal de la jeunesse le lendemain matin et a plaidé non coupable à l'accusation de voies de fait, affirmant qu'il n'avait aucun souvenir de la bagarre. Il a également laissé supposer que les autres jeunes de la fête essayaient de le piéger. Le juge n'a pas cru l'histoire de Tyler et l'a condamné à six mois de probation pour l'agression en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, y compris une condition de respect du couvre-feu fixé par ses parents.

Immédiatement après son retour à la maison, Tyler s'est disputé avec sa mère au sujet de son nouveau couvre-feu. Il est devenu furieux de l'application du couvre-feu et l'a poussée si fort qu'elle est tombée sur le sol de la cuisine. Craignant pour leur sécurité, le père de Tyler a appelé la police et Tyler a été arrêté pour une deuxième agression. Cette fois, Tyler a été condamné à quatre mois dans un établissement de garde en milieu fermé pour adolescents, avec deux mois de surveillance communautaire pendant lesquels Tyler a été supervisé par un agent de probation pour le reste de sa peineNote de bas de page 11.

Tyler aurait peut-être bénéficié d'un programme ciblé axé sur la prévention du crime qui cible les jeunes qui ont déjà des démêlés avec le système judiciaire pour les jeunes. Des programmes comme la thérapie multisystémique (TMS)Note de bas de page 12 sont conçus pour les personnes à risque d'emprisonnement, ce qui aurait pu être utile à ce stade de sa vie. La TMS est une intervention familiale et communautaire qui vise à éliminer les facteurs de risque qui causent le comportement criminel.

Pendant sa détention, Tyler s'est lié d'amitié avec quelques-uns des autres jeunes de l'établissement. La plupart des jeunes ont également été accusés d'infractions contre les biens, d'infractions liées aux drogues et de voies de fait, et ont vécu des expériences de vie semblables à celles de Tyler. Pendant qu'il se trouvait dans l'établissement, il s'est lié d'amitié avec un trafiquant de drogue d'expérience qui lui a parlé de l'argent qu'il gagnait en vendant de la cocaïne. Tyler savait qu'il serait difficile de trouver un emploi aussi rémunérateur que celui de trafiquant de drogues et il a donc commencé à se demander ce que pourrait être le trafic.

Lorsque les deux jeunes ont été libérés de l'établissement de détention pour adolescents, Tyler est devenu le « partenaire d'affaires » de son ami. Ils ont trouvé un appartement ensemble et ils ont fourni de la cocaïne à leur quartier, utilisant le produit de la vente pour payer leurs factures et leur propre consommation de substances.

Facteurs de risque (huit facteurs centraux)

Antécédents antisociaux

Comportement criminel continu (par exemple, voies de fait contre un pair lors d'une fête à domicile)
Accusations criminelles (par exemple, voies de fait)
Peine (par exemple, six mois de probation et couvre-feu)
Violation des conditions de probation (par exemple, violation du couvre-feu)
Comportement criminel continu (par exemple, voies de fait contre sa mère)
Accusations criminelles (par exemple, deuxième accusation de voies de fait)
Peine (par exemple, six mois dans un établissement de détention pour adolescents)
Comportement criminel continu (par exemple, trafic de drogue dans le quartier)

Attitudes/cognitions

Mentir et rejeter le blâme (par exemple, prétendre qu'il n'avait aucun souvenir de la bagarre et qu'il avait été « piégé »)
Justifier un comportement criminel (par exemple, retourner au trafic de drogue pour gagner de l'argent)

Personnalité

Trait de colère (par exemple, tempérament violent et faible tolérance à la frustration)
Impulsivité (par exemple, gérer le stress en fuyant les lieux d'un crime)

Associés/pairs

Relation avec des pairs antisociaux (par exemple, encourager l'utilisation d'une fausse pièce d'identité, consommation de substances, bagarres)
Relation avec des pairs criminels (par exemple, devenir un ami proche d'un trafiquant de drogue pendant sa détention)
Vivre et travailler avec des pairs criminels (par exemple, trafic de drogue)
Manque de soutien à la réinsertion sociale après la détention (par exemple, pas d'associations ou de pairs positifs et prosociaux)

Éducation/emploi

Faible rendement (par exemple, venir à l'école avec la gueule de bois et dormir en classe)
Absentéisme et suspensions (par exemple, manquer des cours, nombreuses suspensions)
Abandon de l'école secondaire (par exemple, abandon à l'âge de 17 ans)

Consommation de substances

Consommation continue de substances (par exemple, alcool, cannabis et cocaïne)

Coûts

Plan d'enseignement individualisé (3 ans : 18 567 $)
Appel de service de la police (176 $)
Aide sociale en cas de décrochage scolaire (766 $ par mois; de 17 à 30 ans : 36 759 $)
Arrestation d'un jeune (677 $)
Comparution devant le tribunal de la jeunesse (1 651 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Surveillance de probation (180 jours : 4 178 $)
Voies de fait (5 718 $)
Appel de service de la police (176 $)
Arrestation d'un mineur (677 $)
Comparution devant un tribunal pour adolescents (1 651 $)
Comparution de la police au tribunal (443 $)
Établissement de garde pour adolescents (120 jours : 30 374 $)
Surveillance de probation (60 jours : 1 393 $)
Voies de fait (5 718 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Total de la période : 109 044 $

Possibilité de réduction des coûts

Tyler aurait également pu bénéficier de la thérapie multisystémique (TMS), un programme conçu pour traiter le risque qu'un jeune ait davantage de démêlés avec le système de justice pénale. La TMS cible les jeunes qui ont déjà des démêlés avec le système judiciaire pour les jeunes et qui risquent d'être emprisonnés.

Chaque dollar dépensé en TMS avait le potentiel de produire un rendement de 38 $Note de bas de page 13 au cours de la vie de Tyler. Cela signifie que s'il avait bénéficié de la TMS, plus tard dans sa vie, il y avait encore la possibilité que cela ait une incidence positive sur sa qualité de vie et d'économiser de l'argent.

Le récit, cependant, se déroule comme si Tyler n'avait pas reçu de TMS ou n'y avait pas répondu favorablement.

À partir de 18 ans

Tyler travaillait seulement avec son « partenaire d'affaires » depuis quelques mois lorsque la police a fait une descente dans leur appartement. Les deux jeunes adultes ont été arrêtés pour possession et intention d'en faire le trafic d'une substance contrôlée.

À ce moment-là, Tyler avait été arrêté et accusé à cinq reprises. Cependant, cette fois-ci, c'était différent; il a été emmené devant un tribunal pour adultes pour faire face à des accusations liées à la drogue. Il a été condamné à 18 mois de prison pour possession avec intention d'en faire le trafic et a été envoyé dans un établissement pour adultes pour purger sa peine. C'était la première fois que Tyler était envoyé dans un établissement correctionnel pour adultes. Tyler a obtenu une libération conditionnelle après six mois, période au cours de laquelle il a été supervisé par un agent de probation pendant la dernière année de sa peineNote de bas de page 14.

Cette période d'incarcération a exposé Tyler à des délinquants plus endurcis, ce qui l'a enfoncé davantage dans une vie criminelle persistante. À sa libération, Tyler a eu du mal à se réintégrer dans la société. La stigmatisation de son casier judiciaire l'empêchait de trouver un emploi et il se sentait de plus en plus isolé.

Tyler a été arrêté de nouveau au début de la vingtaine pour voies de fait simples et une autre accusation de possession de drogue, et a été condamné à deux ans moins un jour de détention provinciale. Sept mois après le début de sa peine, Tyler participait souvent à des activités pour détenus pour passer le temps. Lors d'un match de basket-ball, Tyler s'est mis en colère à cause d'une faute sévère et a agressé un codétenu, causant des blessures graves. Il a été accusé de voies de fait graves causant des lésions corporelles. Pour ses actions, une année a été ajoutée à la peine de Tyler à purger consécutivement. Quatre mois après le début de sa peine consécutive, Tyler a obtenu une libération conditionnelle, au cours de laquelle Tyler a été supervisé par un agent de probation pour le reste de sa peine Note de bas de page 15.

Tyler est retourné dans son ancien quartier après sa libération et a retrouvé de vieilles connaissances. Il a continué à vendre de la drogue et à voler pour gagner de l'argent. Souvent, Tyler emménageait avec une femme qu'il venait de rencontrer s'il avait besoin d'un endroit où rester. C'était le cas d'une petite amie en particulier.

Quelques mois après le début de leur relation, sa petite amie a découvert qu'elle était enceinte. Elle a insisté pour que Tyler arrête de vendre de la drogue et trouve un emploi stable pour contribuer à subvenir aux besoins de leur famille grandissante. Il était difficile pour Tyler de se libérer de ses anciennes relations d'affaires. La façon dont il gagnait de l'argent est devenue une source de stress entre Tyler et sa petite amie. À mesure que sa date d'accouchement approchait, les deux se disputaient plus fréquemment.

Tyler a perdu son sang-froid un soir lors d'une dispute houleuse. Il a attaqué sa petite amie avec un couteau et a menacé de la tuer. Un voisin l'a entendue crier et a appelé la police. Tyler a été arrêté et accusé de voies de fait graves, de voies de fait causant des lésions corporelles, d'agression armée et de menaces.

Tyler a été reconnu coupable de toutes les accusations. Il a été condamné à un total de cinq ans dans un établissement correctionnel fédéral et a reçu l'ordre de participer au Modèle de programme correctionnel intégré (MPCI), un programme qui cible de multiples facteurs courants de conduite criminelle, notamment l'abus de substances, le crime à but lucratif et la violence conjugale ou familiale. Tyler a obtenu une libération conditionnelle après 28 mois (2,33 ans) à la suite d'une audience de libération conditionnelle réussie, et a purgé le reste de sa peine (32 mois) dans la collectivité alors qu'il était sous surveillance probatoireNote de bas de page 16.

Facteurs de risque (huit facteurs centraux)

Antécédents antisociaux

Comportement criminel continu (par exemple, trafic de drogue dans le quartier)
Accusations criminelles (par exemple, possession et intention d'en faire le trafic)
Peine (par exemple, peine de 18 mois dans un établissement pour adultes)
Comportement criminel continu (par exemple, voies de fait et possession de drogues)
Accusations criminelles (par exemple, accusations de voies de fait et de possession de drogues)
Peine (par exemple, deux ans moins un jour de détention provinciale)
Infractions en établissement (par exemple, voies de fait contre un codétenu)
Peine supplémentaire (par exemple, une année de plus à purger consécutivement)
Comportement criminel continu (par exemple, il est retourné au trafic de drogue, vole, menace et attaque sa petite amie)
Accusations criminelles (par exemple, voies de fait graves, voies de fait causant des lésions corporelles, voies de fait armées, profération de menaces)
Peine (par exemple, cinq ans de détention fédérale)

Personnalité

Trait de colère (par exemple, tempérament explosif, faible tolérance à la frustration, mauvaise régulation émotionnelle)
Impulsivité (par exemple, agresser un codétenu)

Attitudes/cognitions

Justifier un comportement criminel (par exemple, retourner au trafic de drogue pour gagner de l'argent)

Associés/pairs

Association avec des pairs criminels (par exemple, rencontrer de vieilles connaissances pour vendre de la drogue et voler)

Famille

Instabilité relationnelle (par exemple, plusieurs petites amies)
Conflit relationnel (par exemple, se disputer avec une petite amie)
Violence relationnelle (par exemple, attaquer sa petite amie)

Éducation/emploi

Refus d'exercer un travail légitime (par exemple, trafic de drogue)

Consommation de substances

Consommation continue de substances (par exemple, drogues)

Coûts

Appel de service de la police (176 $)
Arrestation d'un adulte (3 206 $)
Comparution devant le tribunal pour adultes (8 987 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Infraction en matière de drogue ou intention d'en faire le trafic (3 862 $)
Détention provinciale (180 jours : 61 306 $)
Surveillance de probation (365 jours : 8 472 $)
Appel de service de la police (176 $)
Arrestation d'un adulte (3 206 $)
Comparution devant un tribunal pour adultes (8 987 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Voies de fait (5 718 $)
Infraction en matière de drogue ou intention d'en faire le trafic (3 862 $)
Détention provinciale (730 jours : 248 631 $)
Comparution devant un tribunal pour adultes (8 987 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Voies de fait (5 718 $)
Détention provinciale (120 jours : 40 871 $)
Surveillance de probation (245 jours : 5 686 $)
Appel de service de la police (176 $)
Arrestation d'un adulte (3 206 $)
Comparution devant un tribunal pour adultes (8 987 $)
Présence de la police au tribunal (443 $)
Voies de fait graves (20 097 $)
Voies de fait armées ou voies de fait causant des lésions corporelles (20 097 $)
Proférer des menaces (5 087 $)
Prison fédérale (28 mois = environ 850 jours : 380 086 $)
Surveillance de probation (32 mois = environ 11 520 jours : 267 379 $)
Total de la période : 1 124 738 $

En fin de compte...

Tyler avait passé plus de 10 ans en détention avant l'âge de 30 ans, ce qui a coûté au système environ 1,6 million de dollarsNote de bas de page 17. Son expérience reflète l'interaction complexe entre les décisions individuelles et les obstacles systémiques. L'histoire de Tyler met en évidence comment les investissements précoces dans des modèles positifs, des environnements stables et un soutien ciblé aux jeunes à risque peuvent lutter contre l'escalade de l'activité criminelle et, en fin de compte, transformer des vies. Les stratégies de prévention du crime et d'intervention précoce fondées sur des données probantes non seulement changent la vie de Tyler pour le mieux, mais sont également considérablement plus rentables, économisant de 1,2 à 1,3 million de dollars, selon les avantages que Tyler a tirés de sa participation aux programmes. En effet, le coût de l'incarcération d'une personne comme Tyler dépasse de loin l'investissement requis pour un soutien précoce et proactif. Avec les bons investissements, on peut briser les cycles d'activité criminelle et créer des voies vers un avenir meilleur.

Détails du programme d'intervention

Intervention no 1 : Programme « Stop, n'agis pas, analyse et planifie » (SNAP®) pour les enfants de 6 à 10 ans

Tyler aurait pu bénéficier d'une participation à un programme comme « Stop, n'agis pas, analyse et planifie » (SNAP®). SNAP® est une stratégie cognitivo- comportementale qui enseigne aux enfants et aux parents comment réguler les sentiments de colère en les faisant s'arrêter et réfléchir à d'autres solutions positives possibles avant de réagir à une situation. Des groupes d'enfants participent à des jeux de rôle et mettent en pratique des stratégies pour les aider à s'arrêter et à réfléchir avant d'agir. De plus, les parents assistent à des séances de formation semblables afin d'aider leurs enfants à mettre en pratique les nouvelles stratégies de résolution de problèmes à la maison.

SNAP® est un modèle primé fondé sur des données probantes qui a fait l'objet d'une évaluation rigoureuse et qui a démontré des résultats positifs chez les enfants de moins de 10 ans ayant des problèmes de conduite et de comportement connexes. Il a été démontré que SNAP® aide les enfants à faire de meilleurs choix et à contrôler les comportements impulsifs et agressifs qui pourraient mener à de futurs contacts avec la police.

La délinquance, l'agressivité majeure et l'agressivité mineure diminuent considérablement après la participation à SNAP® (Koegl, Farrington, Augimeri et Day, 2007). Le coût moyen de la prestation du programme est d'environ 20 615 $ par personne (Sécurité publique Canada, 2022)Note de bas de page 18. Les coûts criminels futurs estimés de Tyler à partir de l'âge de 11 ans sont de 1 271 394 $, si aucune intervention n'avait lieu. Par conséquent, en mettant en œuvre cette intervention avec succès à l'âge de 10 ans, les coûts potentiels de trajectoire criminelle évités pourraient être estimés à 1 250 779 $.

Intervention no 1 :Calculs des économies de coûts potentielles
Crimes totaux de Tyler, toutes les années 1 573 016 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, 0 à 2 ans - 65 641 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 3 à 5 ans - 93 927 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 6 à 10 ans - 142 054 $
Les coûts futurs de Tyler sans intervention, de 11 à 30 ans = 1 271 394 $
Moins le coût de l'intervention SNAP - 20 615 $
Économies de coûts potentielles = 1 250 779 $

Facteurs de risque atténués par SNAP®

Bon nombre des facteurs de risque dans la vie de Tyler sont dynamiques, ce qui signifie qu'ils peuvent changer graduellement au fil du temps pour augmenter ou diminuer son risque de comportement criminel (Andrews et coll., 2006). Les facteurs de risque qui pourraient être atténuésNote de bas de page 19 si Tyler participait au programme SNAP® sont les suivants :

  • Personnalité : amélioration des comportements agressifs, de la colère, de l'impulsivité
  • Attitudes/cognitions : attitude moins positive à l'égard des comportements antisociaux
  • Pairs/associés : association avec moins de pairs antisociaux ou criminels, amélioration des compétences prosociales avec les pairs
  • Famille : amélioration de la qualité de l'interaction entre l'enfant et les parents, confiance accrue des parents dans la gestion du comportement de leur enfant
  • Loisirs : participation à des activités structurées

Autres programmes SNAP® :

SNAP® pour les filles

Le modèle SNAP® pour les filles est le tout premier programme sexospécifique destiné aux filles présentant des problèmes de comportement perturbateur précoces à la maison, à l'école et dans leur communauté. Il soutient également leurs familles.

SNAP® justice jeunesse

SNAP® justice jeunesse vise à réduire le risque d'autres contacts avec la justice ou d'appartenance à un gang chez les hommes âgés de 12 à 19 ans qui ont des démêlés avec le système de justice pour les jeunes.

SNAP® pour les écoles

SNAP® pour les écoles (SNAP-S) offre des séances de formation d'une journée dans les communautés partout au Canada où un site affilié SNAP a été établi et offre des programmes SNAP® pour les garçons et SNAP® pour les filles. Un programme en classe plus complet de 13 semaines basé sur le modèle SNAP® peut également être offert.

SNAP® pour les communautés autochtones

Le modèle SNAP® pour les communautés autochtones a été élaboré grâce à l'échange des connaissances, de l'expérience, de la sagesse, des défis et des réussites de nos partenaires autochtones et de nos conseillers communautaires. SNAP® est actuellement reproduit dans les communautés de Waswanipi et de Mistissini, au Québec, les Premières Nations de Shawanaga et de Wasauksing, en Ontario, l'Association des femmes métisses de Prince Albert, en Saskatchewan, la Nation crie de Bigstone, les Premières Nations d'Oski Pasikoniwew Kamik et d'Alexander, le Centre éducatif Kipohtakaw, en Alberta et le Youth Achievement Centre, au Yukon.

Intervention no 2 : Youth Inclusion Program (YIP) de 11 à 14 ans

Tyler aurait pu bénéficier de sa participation au Youth Inclusion Program (YIP).

YIP est un programme de quartier qui vise à réduire la criminalité et les comportements antisociaux chez les jeunes en créant un endroit sûr où les jeunes peuvent acquérir de nouvelles compétences, participer à des activités et obtenir de l'aide pour leurs études. Les travailleurs du programme et les mentors bénévoles agissent comme des modèles positifs qui aident à changer les attitudes des jeunes à l'égard de l'éducation et de la criminalité. L'objectif du programme est d'empêcher les jeunes d'entrer dans le système de justice pénale et/ou de réduire la délinquance des jeunes déjà dans le système en intervenant aux niveaux individuel, familial et communautaire.

Les interventions portent sur les facteurs de risque qui ont attiré l'attention du personnel du programme sur les jeunes. L'objectif du programme diffère selon les besoins propres de chaque participant. Les activités du programme comprennent l'éducation et la formation, les arts, la culture et les médias, le mentorat, l'éducation en matière de santé et de drogues, les programmes moteurs, la sensibilisation et le travail détaché, les sports, le développement de groupe, l'environnement, l'évaluation personnelle et les programmes familiaux (Centre national de prévention du crime, 2008).

Le coût moyen de la prestation du programme pour chaque participant est d'environ 9 519 $ (Sécurité publique Canada, 2021)Note de bas de page 20. Cependant, si aucune intervention n'est faite, les coûts criminels futurs estimés de Tyler à l'âge de 15 ans sont de 1 233 731 $. Par conséquent, en mettant en œuvre cette intervention avec succès à l'âge de 14 ans, les coûts potentiels de trajectoire criminelle évités pourraient être estimés à 1 224 261 $.

Intervention no 2 :Calculs des économies de coûts potentielles
Crimes totaux de Tyler, toutes les années 1 573 016 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, 0 à 2 ans - 65 641 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 3 à 5 ans - 93 927 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 6 à 10 ans - 142 054 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 11 à 14 ans - 37 614 $
Les coûts futurs de Tyler sans intervention, de 15 à 30 ans = 1 233 780 $
Moins le coût de l'intervention du YIP - 9 519 $
Économies de coûts potentielles = 1 224 261 $

Facteurs de risque atténués par le YIP

Les facteurs de risque dynamiques qui pourraient être atténuésNote de bas de page 21 si Tyler participait au YIP sont les suivants (Laliberte, 2015; Gagnon et Duncan, 2011) :

  • Personnalité : amélioration du comportement, des habiletés de régulation émotionnelle
  • Attitudes et cognitions : amélioration des cognitions et des attitudes à l'égard de la délinquance
  • Pairs/associés : association avec moins de pairs antisociaux ou criminels, participation accrue à des modèles et à des pairs positifs
  • Famille : stratégies parentales appropriées, motivation accrue à améliorer les relations familiales et interactions plus positives entre les parents/tuteurs et les jeunes
  • Éducation et emploi : amélioration des attitudes à l'égard de l'école, amélioration scolaire, réduction de l'absentéisme, acquisition de compétences professionnelles
  • Consommation de substances : sensibilisation accrue aux problèmes liés à la consommation de substances

Intervention no 3 : Thérapie multisystémique (TMS) pour les 15 à 17 ans

Tyler aurait pu bénéficier d'une thérapie multisystémique (TMS).

Le modèle TMS est conçu pour atténuer le risque d'un jeune de s'impliquer davantage dans le système de justice pénale. La TMS cible les jeunes qui ont déjà des démêlés avec le système judiciaire pour les jeunes et qui risquent d'être emprisonnés. Elle offre une thérapie intensive au domicile de la famille ou à l'endroit où la famille se sent le plus à l'aise. La TMS est un modèle de traitement familial et communautaire qui s'attaque aux comportements antisociaux chez les jeunes. La TMS se concentre sur l'élimination des facteurs de risque qui causent ce comportement, tels que :

  • de faibles compétences verbales;
  • le manque de mentorat;
  • des mesures disciplinaires inefficaces;
  • les difficultés parentales;
  • l'association avec des pairs déviants;
  • de mauvaises compétences relationnelles;
  • le décrochage scolaire;
  • un faible engagement envers l'éducation;
  • une sous-culture criminelle;
  • un faible soutien de la communauté.

Les principaux objectifs de la TMS sont les suivants :

  • améliorer les pratiques de discipline parentale;
  • diminuer l'association avec des pairs délinquants;
  • accroître l'association avec des pairs prosociaux;
  • améliorer le rendement scolaire;
  • développer un réseau de soutien positif pour les jeunes qui comprend la famille élargie, les voisins et les amis.

Au cours des séances initiales du programme, les problèmes nécessitant une attention particulière sont déterminés et les services nécessaires sont coordonnés. L'intervention ne vise pas uniquement l'enfant, surtout s'il y a d'autres problèmes familiaux ou relationnels. Les stratégies d'intervention utilisées sont la thérapie familiale stratégique, la thérapie familiale structurelle, la formation comportementale des parents et les thérapies cognitivo-comportementales. Le programme de TMS consiste généralement en 60 heures de traitement sur une période de quatre mois. Cette période, cependant, peut être ajustée pour répondre aux besoins individuels de la famille.

Les évaluations du programme de TMS montrent que le taux d'arrestation à long terme des jeunes contrevenants qui ont reçu un traitement se situe entre 54 % et 75 %. De plus, les participants au programme connaissent environ 54 % moins de placements à l'extérieur du domicile et ont un meilleur fonctionnement familial et une diminution de leurs problèmes de santé mentale (MST Services, 2024).

Le coût moyen de la mise en œuvre du programme de TMS est d'environ 29 745 $ par jeune (McIntosh, 2015)Note de bas de page 22. Cependant, le coût estimé de l'activité criminelle future de Tyler de 18 à 30 ans est de 1 124 737 $. Par conséquent, mettant en œuvre avec succès cette intervention à l'âge de 17 ans, les économies potentielles pourraient être estimées à 1 094 992 $.

Intervention no 3 :Calculs des économies de coûts potentielles
Crimes totaux de Tyler, toutes les années 1 573 016 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, 0 à 2 ans - 65 641 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 3 à 5 ans - 93 927 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 6 à 10 ans - 142 054 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 11 à 14 ans - 37 614 $
Moins les coûts estimatifs de Tyler avant l'intervention, de 15 à 17 ans - 109 044 $
Les coûts futurs de Tyler sans intervention, de 18 à 30 ans = 1 124 736 $
Moins le coût de l'intervention de la TMS - 29 745 $
Économies de coûts potentielles = 1 094 991 $

Facteurs de risque atténués par la TMS

Les facteurs de risque dynamiques qui pourraient être atténuésNote de bas de page 23 si Tyler participait à la TMS (Centre national de prévention du crime, 2013; Bjørknes et coll., 2024) sont :

  • Personnalité : diminution de l'agressivité, amélioration de l'attention, meilleure tolérance à la frustration
  • Attitudes et cognitions : réduction globale des attitudes antisociales ou procriminelles, évitement ou rejet de l'aide, défiance des autorités et manque de souci des autres
  • Pairs/associés : association avec moins de pairs antisociaux ou criminels, participation à des pairs prosociaux
  • Famille : amélioration de la cohésion familiale, pratiques parentales positives et cohérentes, et suivi parental
  • Éducation et emploi : diminution des comportements perturbateurs en classe et dans la cour d'école, amélioration scolaire, réduction de l'absentéisme
  • Loisirs : participation à des activités prosociales
  • Consommation de substances : diminution de la consommation de substances

Références

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