Comportements et croyances entourant le cannabis avant la légalisation : Le point de vue de la sécurité publique

par Karen Koundakjian
Anton Maslov
Holly Ellingwood

Sommaire et faits saillants

Ces dernières années, le gouvernement du Canada s’est préparé à légaliser le cannabis à des fins non médicales, à le réglementer et à y restreindre l’accès. En 2016, le Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis a cerné neuf objectifs en matière de politique qui ont jeté les bases de la légalisation récente. Trois de ces grands objectifs revêtent une importance particulière pour le mandat de Sécurité publique Canada : 1) « protéger les jeunes Canadiens et Canadiennes en gardant le cannabis hors de la portée des enfants et des jeunes »; 2) « enlever les profits des mains de criminels, en particulier du crime organisé »; et 3) « protéger la santé et la sécurité publiques en renforçant, le cas échéant, les lois et les mesures d’exécution de la loi qui dissuadent ou punissent les infractions plus graves liées au cannabis, en particulier la vente et la distribution aux enfants et aux jeunes, la vente en dehors du cadre réglementaire et la conduite d’un véhicule à moteur sous l’influence du cannabis » (McLellan et al., 2016:11).

Il est important de comprendre les changements dans les perceptions et les comportements des personnes qui consomment du cannabis avant et après le changement de régime, car cela contribuera à l’élaboration de politiques et de programmes de sécurité publique, et notamment à la réalisation d’activités d’éducation et de prévention du crime. En se basant sur l’Enquête canadienne sur le cannabis (ECC) de 2017, le rapport qui suit présente des analyses des comportements autodéclarés par les personnes qui ont consommé du cannabis à des fins non médicales (la consommation de cannabis à des fins non médicales s’entend de la consommation pour un éventail de raisons autres que médicales) au cours des douze mois ayant précédé l’enquête. L’ECC de 2017 interrogeait les répondants sur leurs habitudes de conduite après avoir consommé du cannabis, leur consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool ou une autre drogue, leur interaction avec les services de police pour possession de cannabis, leurs sources d’approvisionnement en cannabis (c.‑à‑d. l’endroit où ils se procuraient leur cannabis), leurs méthodes de consommation ainsi que le prix qu’ils payaient pour leur cannabis et la quantité qu’ils consommaient.

Les analyses font ressortir un certain nombre de conclusions importantes, qui serviront de point de référence pour les futures études examinant les tendances par suite de l’adoption des nouvelles mesures législatives à l’automne 2018. Plus particulièrement, les résultats de l’ECC de 2017 montrent ce qui suit :

Note de l’auteur

Les opinions exprimées dans le présent document sont celles des auteurs et ne traduisent pas nécessairement celles de Sécurité publique Canada. Prière d’acheminer toute correspondance à propos du présent rapport à l’adresse suivante :

Division de la recherche, Sécurité publique Canada
340, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario)  K1A 0P8
Courriel : PS.CSCCBResearch-RechercheSSCRC.SP@canada.ca

Remerciements

Les auteurs aimeraient remercier leurs collègues de Santé Canada et de la Division des politiques de drogues de Sécurité publique Canada pour leur rétroaction sur le présent rapport.

Introduction

Le cannabis est la drogue la plus couramment consommée au Canada. Dans l’Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues (ECTAD) menée en 2015, 12,3 % des Canadiens et Canadiennes ont dit avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, et 44,5 % ont déclaré en avoir consommé au cours de leur vieNote de bas de page1. Ces dernières années, le gouvernement du Canada s’est préparé à légaliser le cannabis à des fins non médicales, à le réglementer et à y restreindre l’accès. En 2016, le Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis a cerné dans son rapport final neuf objectifs en matière de politique qui ont jeté les bases de la légalisation prochaine (McLellan et al., 2016:11)Note de bas de page2. Trois de ces grands objectifs revêtent une importance particulière pour le mandat de Sécurité publique Canada : 1) « protéger les jeunes Canadiens et Canadiennes en gardant le cannabis hors de la portée des enfants et des jeunes »; 2) « enlever les profits des mains de criminels, en particulier du crime organisé »; et 3) « protéger la santé et la sécurité publiques en renforçant, le cas échéant, les lois et les mesures d’exécution de la loi qui dissuadent ou punissent les infractions plus graves liées au cannabis, en particulier la vente et la distribution aux enfants et aux jeunes, la vente en dehors du cadre réglementaire et la conduite d’un véhicule à moteur sous l’influence du cannabis » (ibid).

Avec la collaboration de ses partenaires clés chargés de l’application de la loi et de la formation, le ministère de la Sécurité publique du Canada est responsable de la nouvelle loi légalisant le cannabis (l’ancien projet de loi C‑45) et des mesures législatives nouvelles et renforcées sur la conduite avec facultés affaiblies (l’ancien projet de loi C‑46). Conformément à son mandat, le ministère de la Sécurité publique du Canada s’efforce de contribuer à la sécurité de l’ensemble de la population canadienne, laquelle demeurera une priorité une fois le nouveau régime instauré.

Afin de comprendre l’étendue de l’influence que peut avoir une politique sur la société, il est important de mesurer les indicateurs clés avant et après l’entrée en vigueur de la politique (Maslov, Lawrence et Ferguson, 2016; McLellan et al., 2016). En effet, il est important de comprendre les changements dans les perceptions et les comportements des personnes qui consomment du cannabis avant et après le changement de régime, car cela contribuera à l’élaboration de politiques et de programmes de sécurité publique, et notamment à la réalisation d’activités d’éducation et de prévention du crime.

Source de données – Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Sécurité publique Canada et Santé Canada ont collaboré à l’élaboration de l’Enquête canadienne sur le cannabis (ECC) de 2017, dans le but de recueillir des renseignements détaillés sur la consommation de cannabis au Canada avant la légalisation. Pour être plus précis, l’ECC interrogeait les répondants sur leurs habitudes de conduite après avoir consommé du cannabis, leur consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool ou une autre drogue, leur interaction avec les services de police pour possession de cannabis, leurs sources d’approvisionnement en cannabis (c.‑à‑d. l’endroit où ils s’étaient procuré leur cannabis), leurs méthodes de consommation ainsi que le prix qu’ils avaient payé pour leur cannabis et la quantité qu’ils avaient consommée. L’ECC devait respecter certains quotas quant au nombre de répondants qui avaient consommé du cannabis au cours des douze mois l’ayant précédée. Ainsi, en raison d’un biais de participation potentiel, l’ECC ne visait pas à présenter des estimations de la prévalence de la consommation de cannabis chez la population générale, mais plutôt à obtenir des renseignements détaillés sur les habitudes des répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis et sur les comportements liés à cette consommation. Par conséquent, une proportion plus élevée de répondants à l’ECC qu’à l’ECTAD ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête (22 % contre 12,3 %)Note de bas de page3. Les analyses qui suivent décrivent les comportements autodéclarés des répondants qui avaient consommé du cannabis à des fins non médicales (on entend par « consommation de cannabis à des fins non médicales » la consommation de cannabis pour un éventail de raisons autres que médicales [p. ex., à des fins sociales, pour le plaisir ou l’amusement, ou pour une raison spirituelle, de mode de vie ou autre]) dans les douze mois ayant précédé l’enquête.

Les données de l’enquête ont été recueillies durant la période allant du 13 mars 2017 au 24 mai 2017. Au total, 9 215 répondants âgés de 16 ans et plus dans l’ensemble des provinces et territoires ont répondu au questionnaire en ligne. L’échantillon comportait les réponses de 2 650 personnes qui ont dit avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, soit à des fins médicales ou non médicales. Il est à noter que si l’ECC renfermait des questions sur la consommation de cannabis à des fins médicales, les analyses contenues dans le présent rapport portent uniquement sur la consommation de cannabis à des fins non médicalesNote de bas de page4.

Par ailleurs, les conclusions de l’enquête et les résultats communiqués dans le présent rapport représentent seulement les associations significatives déterminées grâce à des tests du chi carré et à des analyses de la variance, selon le type de variable des résultats. Toutes les données ont été ventilées par région, par groupe d’âge et par sexe. Les pourcentages présentés dans le texte sont pondérés, et il est impossible de les reproduire en divisant les chiffres bruts inscrits dans les tableaux en annexe par le nombre total de répondants. Des chiffres non pondérés (bruts) sont présentés dans les tableaux à la fin de chaque section du documentNote de bas de page5.

Méthodes de consommation du cannabis

Il existe quatre méthodes principales pour ingérer le cannabis : l’inhalation, la consommation orale, la consommation sublinguale et la consommation topique. Certaines méthodes de consommation représentent un risque accru d’ingestion accidentelle ou non intentionnelle, surtout chez les enfants (McLellan et al., 2016). Par exemple, certains produits comestibles sont pratiquement identiques aux bonbons ou aux pâtisseries, qui pourraient être plus attrayants pour les enfants et les jeunes et donc ingérés par erreurNote de bas de page6. Dans d’autres circonstances, les effets de l’ingestion de cannabis peuvent être retardés, ce qui peut amener le consommateur à en prendre davantage et ainsi entraîner une surdose accidentelle. C’est pourquoi il est important de s’assurer que le public est bien informé des différents effets et risques associés aux différentes méthodes de consommation du cannabis; par exemple, les effets mettent plus de temps à se faire sentir lorsque le produit est mangé que lorsqu’il est fumé.

Étant donné que la vente de produits comestibles de cannabis ne sera pas légale immédiatement, une analyse fondée sur des données probantes concernant les méthodes de consommation pourrait influencer la façon dont certains produits (comme les produits comestibles) seront réglementés à l’avenir, ce qui pourrait entraîner des changements dans la façon de vendre les produits comestibles contenant du cannabis et du concentré de cannabis.

RésultatsNote de bas de page7

La méthode de consommation la plus courante, déclarée par 94 % des répondants qui avaient consommé du cannabis dans les douze mois ayant précédé l’enquête, consistait à fumer le cannabisNote de bas de page8. Le tiers (34 %) des répondants ayant consommé du cannabis ont indiqué l’avoir mangé, 20 % avoir utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique, et 14 % avoir utilisé un vaporisateur (voir les tableaux 1 à 6 en annexe).

Les hommes sont plus nombreux à dire avoir fumé ou inhalé du cannabis à des fins non médicales, ou l’avoir vaporisé avec un vaporisateur, un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique

Un plus grand nombre d’hommes que de femmes ont indiqué avoir consommé du cannabis à des fins non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquête en le fumant (96 % contre 91 %), en utilisant un vaporisateur (17 % contre 11 %), en utilisant un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique (23 % contre 17 %) et en l’inhalant (13 % contre 8 %)Note de bas de page9.

Il n’y avait pas de différences importantes entre les hommes et les femmes pour ce qui est de consommer du cannabis à des fins non médicales en le mangeant ou en le buvant.

Les méthodes de consommation du cannabis varient selon le groupe d’âge

D’importantes différences d’âge ont été notées pour les méthodes de consommation de cannabis à des fins non médicales. Au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, les répondants âgés de 20 à 24 ans (98 %) et de 16 à 19 ans (97 %) avaient le plus souvent fumé du cannabis à des fins non médicales (graphique 1)Note de bas de page10, tandis que les répondants de 55 ans et plus ayant consommé du cannabis étaient les moins susceptibles d’avoir fumé du cannabis à des fins non médicales (88 %).

Les répondants âgés de 20 à 24 ans (45 %) sont ceux qui avaient le plus souvent mangé du cannabis à des fins non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquête. Pour leur part, les répondants de 45 à 54 ans et de 55 ans et plus ayant consommé du cannabis (26 % pour chaque groupe) sont ceux qui, proportionnellement, en avaient le moins souvent mangé.

Les répondants âgés de 20 à 24 ans et de 25 à 34 ans sont ceux qui avaient le plus souvent consommé du cannabis à des fins non médicales au moyen d’un vaporisateur (18% pour chaque groupe). Quant à eux, les répondants les plus jeunes (16 à 19 ans) représentaient la plus faible proportion de ceux qui ont indiqué avoir utilisé un vaporisateur pour consommer du cannabis (10 %).

Les répondants âgés de 20 à 24 ans (28 %) sont ceux qui avaient le plus souvent utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique pour consommer du cannabis à des fins non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquête. Pour leur part, les répondants âgés de 55 ans et plus (14 %) représentaient la plus faible proportion de ceux qui avaient utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électroniqueNote de bas de page11.

Une faible proportion de répondants ont indiqué avoir inhalé leur cannabis, les répondants les plus jeunes (16 à 19 ans) étant ceux qui avaient le plus souvent employé cette méthode (26 %), suivis de ceux âgés de 20 à 24 ans (21 %)Note de bas de page12.

Graphique 1 : Méthodes de consommation par catégorie d’âge

Graphique 1 : Méthodes de consommation par catégorie d’âge
Description d'image

Le graphique 1 est un diagramme à barres qui décrit les méthodes de consommation par catégorie d’âge.
L’axe des Y représente les pourcentages, tandis que l’axe des X représente les méthodes de consommation. Les barres de différentes couleurs représentent les divers groupes d’âge.

Le premier groupe de barres représente la méthode de consommation « fumé ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir fumé du cannabis : 97% des répondants de 16 à 19 ans; 98 % des répondants de 20 à 24 ans; 93 % des répondants de 25 à 34 ans; 94 % des répondants de 35 à 44 ans; 97 % des répondants de 45 à 54 ans; et 88 % des répondants de 55 ans ou plus.

Le deuxième groupe de barres représente la méthode de consommation « mangé ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir mangé du cannabis : 39% des répondants de 16 à 19 ans; 45 % des répondants de 20 à 24 ans; 36 % des répondants de 25 à 34 ans; 32 % des répondants de 35 à 44 ans; 26 % des répondants de 45 à 54 ans; et 26 % des répondants de 55 ans ou plus.

Le troisième groupe de barres représente la méthode de consommation « vaporisateur ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir utilisé un vaporisateur pour consommer du cannabis : 10% des répondants de 16 à 19 ans; 18 % des répondants de 20 à 24 ans; 18 % des répondants de 25 à 34 ans; 11 % des répondants de 35 à 44 ans; 13 % des répondants de 45 à 54 ans; et 12 % des répondants de 55 ans ou plus.

Le quatrième groupe de barres représente la méthode de consommation « vaporisateur stylo/cigarette électronique ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique pour consommer du cannabis : 27% des répondants de 16 à 19 ans; 28 % des répondants de 20 à 24 ans; 22 % des répondants de 25 à 34 ans; 17 % des répondants de 35 à 44 ans; 16 % des répondants de 45 à 54 ans; et 14 % des répondants de 55 ans ou plus.

Le cinquième et dernier groupe de barres représente la méthode de consommation « inhalé ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir inhalé du cannabis : 26% des répondants de 16 à 19 ans; 21 % des répondants de 20 à 24 ans; 11 % des répondants de 25 à 34 ans; 6 % des répondants de 35 à 44 ans; et 5 % des répondants de 45 à 54 ans.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Les méthodes de consommation varient d’une région à l’autre

Parmi les consommateurs de cannabis, les répondants du Québec représentaient la plus grande proportion (98 %) de ceux qui ont indiqué avoir fumé du cannabis à des fins non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, alors que les répondants de l’Ouest canadien représentaient la proportion la plus faible, mais néanmoins considérable (92 %), de ceux qui ont déclaré avoir fumé du cannabis.

Il y avait également des différences marquées entre les régions dans la proportion de répondants qui ont indiqué avoir mangé du cannabis à des fins non médicales. Parmi les consommateurs de cannabis, les répondants de l’Ouest canadien et de l’Ontario (38 % pour chaque région) sont ceux qui en avaient le plus souvent consommé de cette façon. Les répondants du Québec représentaient pour leur part la plus faible proportion de ceux qui ont déclaré avoir mangé du cannabis (18 %).

Malgré les proportions beaucoup plus faibles de répondants qui avaient bu du cannabis, il y avait néanmoins des écarts majeurs entre les régions. Parmi les consommateurs de cannabis, les répondants de l’Ouest canadien et de l’Ontario (5 % pour chaque région) sont ceux qui en avaient le plus souvent consommé de cette façonNote de bas de page13 . Les répondants du Québec représentaient quant à eux la plus faible proportion de ceux qui avaient bu du cannabis (2 %)Note de bas de page13.

Comme pour les autres méthodes de consommation nommées jusqu’à présent, les répondants de l’Ouest canadien et de l’Ontario sont ceux qui avaient le plus souvent consommé du cannabis à des fins non médicales au moyen d’un vaporisateur (17 % pour chaque région). Par comparaison, 24 % des consommateurs de l’Ouest canadien et 22 % de ceux de l’Ontario avaient utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique. Enfin, les répondants du Québec représentaient la plus faible proportion de ceux qui avaient utilisé un vaporisateur (5 %)Note de bas de page14, ou encore un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique (9 %).

L’inhalation était le plus courante chez les répondants de l’Ouest canadien et du Canada atlantique (15 % pour chaque région). Pour leur part, les répondants du Québec étaient les moins susceptibles d’indiquer avoir inhalé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête (6 %)Note de bas de page14.

Les consommateurs fréquents de cannabis emploient le plus souvent différentes méthodes pour le consommerNote de bas de page15

Les consommateurs fréquents de cannabis à des fins non médicales avaient plus souvent fumé du cannabis (99 %) que les consommateurs occasionnels (94 %) et les consommateurs peu fréquents (90 %).

Les consommateurs fréquents (43 %) avaient plus souvent mangé du cannabis à des fins non médicales que les consommateurs occasionnels (36 %) et les consommateurs peu fréquents (26 %).

Malgré les proportions beaucoup plus faibles de répondants qui ont indiqué avoir bu du cannabis, il y avait néanmoins des différences marquées entre les types de consommateurs. En effet, les consommateurs fréquents (9 %) sont ceux qui avaient le plus souvent consommé du cannabis de cette manière, suivis des consommateurs occasionnels (3 %)Note de bas de page14 et des consommateurs peu fréquents (1 %) Note de bas de page14.

Comme pour les autres méthodes de consommation nommées jusqu'à présent, les consommateurs fréquents sont ceux qui avaient le plus souvent utilisé un vaporisateur (25 %) et un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique (32 %). Pour leur part, les consommateurs occasionnels et peu fréquents ont déclaré avoir consommé du cannabis à des fins non médicales au moyen d’un vaporisateur dans une proportion de 14 % et 6 % respectivement, et au moyen d’un vaporisateur stylo ou d’une cigarette électronique dans une proportion de 21 % et 11 % respectivement.

Enfin, le taux d’inhalation comme méthode de consommation de cannabis à des fins non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquête variait considérablement selon le type de consommateur. Pour être plus précis, les consommateurs fréquents (24 %) avaient plus souvent utilisé cette méthode pour consommer du cannabis à des fins non médicales que les consommateurs occasionnels (8 %) et les consommateurs peu fréquents (2 %)Note de bas de page14.

Graphique 2 : Méthodes de consommation par type de consommateur

Graphique 2 : Méthodes de consommation par type de consommateur
Description d'image

Le graphique 2 est un diagramme à barres qui décrit les méthodes de consommation par type de consommateur.
L’axe des Y représente les pourcentages, tandis que l’axe des X représente les méthodes de consommation. Les barres de différentes couleurs représentent les divers types de consommateur.

Le premier groupe de barres représente la méthode de consommation « fumé ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir fumé du cannabis : 90 % des consommateurs peu fréquents; 94 % des consommateurs occasionnels; et 99 % des consommateurs fréquents.

Le deuxième groupe de barres représente la méthode de consommation « mangé ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir mangé du cannabis : 26 % des consommateurs peu fréquents; 36 % des consommateurs occasionnels; et 43 % des consommateurs fréquents.

Le troisième groupe de barres représente la méthode de consommation « bu ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir bu du cannabis : 1 % des consommateurs peu fréquents; 3 % des consommateurs occasionnels; et 9 % des consommateurs fréquents.

Le quatrième groupe de barres représente la méthode de consommation « vaporisateur ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir utilisé un vaporisateur pour consommer du cannabis : 6 % des consommateurs peu fréquents; 14 % des consommateurs occasionnels; et 25 % des consommateurs fréquents.

Le cinquième groupe de barres représente la méthode de consommation « vaporisateur stylo/cigarette électronique ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique pour consommer du cannabis : 11 % des consommateurs peu fréquents; 21 % des consommateurs occasionnels; et 32 % des consommateurs fréquents.

Le sixième et dernier groupe de barres représente la méthode de consommation « inhalé ». À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir inhalé du cannabis : 2 % des consommateurs peu fréquents; 8 % des consommateurs occasionnels; et 24 % des consommateurs fréquents.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Les répondants ayant consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient, sont ceux qui ont le plus souvent mangé du cannabis et utilisé un vaporisateur comme méthodes de consommationNote de bas de page16

Les répondants ayant consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient (57 %), sont ceux qui ont le plus souvent déclaré avoir mangé du cannabis, suivis de ceux qui en avaient consommé peu fréquemment (45 %) et fréquemment (40 %)Note de bas de page17. Il est plutôt surprenant de constater que les répondants qui avaient consommé peu fréquemment du cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient, avaient davantage utilisé cette méthode que ceux qui en avaient consommé fréquemment.

Les répondants ayant consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient, ont plus souvent déclaré avoir utilisé un vaporisateur (22 %) que ceux qui en avaient consommé fréquemment (19 %) et peu fréquemment (13 %)Footnote17. De même, les répondants ayant consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient, ont plus souvent déclaré avoir utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique (43 %) que ceux qui en avaient consommé fréquemment (33 %) et peu fréquemment (29 %)Footnote17

Plus du tiers des répondants ayant consommé du cannabis fréquemment avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient (35 %) ont déclaré l’avoir inhalé, comparativement à 34 % de ceux qui en avaient consommé à l’occasion, et à 18 % de ceux qui en avaient consommé peu fréquemmentFootnote17.

Les répondants ayant consommé fréquemment du cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, sont ceux qui ont le plus souvent mangé, bu ou inhalé du cannabis et utilisé un vaporisateur comme méthodes de consommation

Les répondants ayant consommé fréquemment du cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, sont ceux qui ont déclaré avoir mangé du cannabis (45 %) dans la proportion la plus élevée, suivis des répondants qui en avaient consommé à l’occasion (43 %). Tout juste moins du tiers (32 %) des répondants qui en avaient consommé peu fréquemment ont déclaré avoir mangé du cannabis à des fins non médicales.

Les répondants ayant consommé fréquemment du cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, avaient bu du cannabis (13 %) dans une proportion plus élevée que ceux qui en avaient consommé à l’occasion ou peu fréquemment avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient (9 % et 5 % respectivement)Note de bas de page18.

Les répondants ayant consommé fréquemment du cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient (34 %), ont plus souvent déclaré avoir utilisé un vaporisateur pour consommer du cannabis à des fins non médicales que ceux qui en avaient consommé à l’occasion (21 %) et peu fréquemment (14 %)Footnote18. De même, les répondants ayant consommé fréquemment du cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient (33 %), ont plus souvent déclaré avoir utilisé un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique que ceux qui en avaient consommé à l’occasion (28 %) et peu fréquemment (17 %).

Enfin, les répondants ayant consommé fréquemment du cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, ont déclaré avoir inhalé du cannabis (38 %) dans la proportion la plus élevée, suivis de ceux qui en avaient consommé à l’occasion (22 %)Footnote18 et peu fréquemment (15 %).

Sources d’approvisionnement en cannabis

Deux des principaux objectifs du nouveau cadre réglementaire consistent à réduire la participation du crime organisé à l’industrie du cannabis, et à garder le cannabis hors de la portée des enfants et des jeunes. La plupart, voire l’ensemble, des provinces et territoires ont déjà adopté des mesures législatives concernant l’accès au cannabis et sa réglementation, mais les règles et règlements varient d’une administration à l’autre. Les provinces et territoires ont tous et toutes établi l’âge légal de possession et de consommation de produits du cannabis à 19 ans, sauf le Québec et l’Alberta, qui l’ont établi à 18 ans (CCDUS, 2018). La vente de cannabis sera supervisée par des organismes gouvernementaux provinciaux et territoriaux dans toutes les administrations (CCDUS, 2018). Les ventes privées seront autorisées dans chaque province et territoire à l’exception de l’Île‑du‑Prince‑Édouard, de la Nouvelle‑Écosse, du Nouveau‑Brunswick et du Québec (CCDUS, 2018). La culture à des fins personnelles sera autorisée dans toutes les administrations (jusqu’à quatre plants par ménage) sauf le Québec, le Manitoba et le Nunavut (CCDUS, 2018). Enfin, la consommation de cannabis en public sera interdite dans l’ensemble des provinces et territoires sauf le Québec, l’Alberta et plus récemment l’Ontario, où la consommation publique sera permise dans des zones restreintes (CCDUS, 2018). 

Il est important d’obtenir de solides mesures des sources d’approvisionnement en cannabis, car une bonne compréhension des tendances qui sous-tendent l’approvisionnement en cannabis pourrait servir d’indicateur essentiel de la participation du crime organisé à l’industrie illicite du cannabis. L’obtention d’estimations quant aux sources d’approvisionnement en cannabis avant la légalisation nous aidera en outre à déterminer les populations vulnérables potentielles (comme les jeunes et les grands consommateurs) auxquelles le régime de légalisation devrait venir en aide.

Résultats

L’ECC de 2017 posait la question suivante : « Au cours des douze derniers mois, auprès de qui vous êtes-vous généralement procuré le cannabis que vous avez consommé à des fins non médicales? »

D’après les résultats obtenus, les sources d’approvisionnement en cannabis les plus fréquentes parmi les répondants qui ont indiqué avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête étaient les suivantes : auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (27 %); partagé dans un groupe d’amis (25 %); auprès d’une connaissance (23 %); auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (20 %); auprès d’un producteur autorisé de Santé Canada par la poste (2 %); cultivé pour eux (2 %); et cultivent leur propre cannabis (1 %)Note de bas de page19,Note de bas de page20.

Dans l’Enquête nationale sur le cannabisNote de bas de page21, tout juste moins du tiers des répondants (31 %) ont déclaré avoir obtenu le cannabis qu’ils avaient consommé auprès d’un membre de la famille ou d’un ami, et 22 % ont dit l’avoir partagé dans un groupe d’amis. La même proportion de répondants ont déclaré s’être procuré du cannabis auprès d’un revendeur et d’un dispensaire (19 % pour chaque source) et auprès d’une connaissance (20 %). Quatorze pour cent (14 %) des répondants ont indiqué avoir obtenu le cannabis qu’ils avaient consommé auprès d’un producteur autorisé en ligne, et 9 % ont dit qu’ils avaient cultivé le produit eux-mêmes ou que quelqu’un d’autre l’avait cultivé pour euxNote de bas de page22.

Le tableau 7 en annexe contient l’ensemble des résultats suivants, y compris les résultats des tests du chi carré.

Les femmes obtiennent du cannabis auprès des amis ou de la famille, et les hommes auprès d’un revendeur

Les hommes ayant consommé du cannabis l’avaient obtenu plus souvent que les femmes auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (23 % contre 15 %), tandis que les femmes se l’étaient procuré plus souvent que les hommes auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (33 % contre 22 %). Les autres sources notables d’approvisionnement en cannabis ne présentaient pas de différence importante entre les deux sexes. Un pourcentage comparable d’hommes (26 %) et de femmes (24 %) avaient obtenu leur cannabis lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis, ou auprès d’une connaissance (25 % et 21 % respectivement).

Les sources d’approvisionnement en cannabis varient selon le groupe d’âge

Parmi les consommateurs de cannabis, il était plus courant chez les jeunes répondants que chez les répondants plus âgés de s’être procuré du cannabis lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis. Par exemple, comparativement à leurs homologues plus âgés (55 ans et plus), une proportion beaucoup plus élevée de jeunes répondants (16 à 19 ans) ont déclaré s’être procuré du cannabis lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (36 % contre 17 %)Note de bas de page23. De même, il était aussi beaucoup plus courant d’obtenir du cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire chez les jeunes répondants que chez les répondants plus âgés. Ainsi, comparativement aux répondants plus âgés (55 ans et plus), une proportion beaucoup plus élevée de jeunes répondants (16 à 19 ans) ont déclaré qu’ils s’étaient procuré leur cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (27 % contre 12 %)Note de bas de page24.

En revanche, une proportion plus élevée de répondants âgés que de jeunes répondants ont déclaré avoir obtenu du cannabis auprès d’un membre de la famille ou d’un ami, ou auprès d’une connaissance. Ainsi, comparativement aux répondants les plus jeunes (16 à 19 ans), une proportion plus élevée de répondants âgés (55 ans et plus) ont déclaré s’être procuré du cannabis auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (33 % contre 21 %), ou auprès d’une connaissance (30 % contre 12 %)Footnote24.

Les consommateurs de cannabis du Québec et du Canada atlantique sont ceux qui se le procurent le moins souvent auprès d’un revendeur

Les consommateurs de cannabis du Québec l’avaient le plus souvent obtenu lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (30 % contre 25 % au Canada atlantique, 24 % en Ontario et 24 % dans l’Ouest canadien), et auprès d’une connaissance (35 % contre 24 % au Canada atlantique, 21 % dans l’Ouest canadien et 20 % en Ontario). Toutefois, comparativement à toutes les autres régions du Canada, les répondants du Québec avaient moins souvent obtenu leur cannabis auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (18 % contre 31 % au Canada atlantique, 30 % dans l’Ouest canadien et 28 % en Ontario), ou auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (13 % contre 15 % au Canada atlantique, 22 % en Ontario et 21 % dans l’Ouest canadien).

Les sources d’approvisionnement en cannabis varient selon la fréquence de la consommation

Les consommateurs peu fréquents et occasionnels avaient tendance à obtenir du cannabis principalement lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (40 % et 20 % respectivement) et auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (30 % pour chaque type de consommateur). En comparaison, 9 % des consommateurs fréquents avaient obtenu du cannabis lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis, et 20% auprès d’un membre de la famille ou d’un ami. En revanche, plus du tiers (36%) des consommateurs fréquents s’étaient procuré du cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (comparativement à 9 % des consommateurs peu fréquents et à 17 % des consommateurs occasionnels), et 27 % auprès d’une connaissance (comparativement à 17 % des consommateurs peu fréquents et à 29 % des consommateurs occasionnels).

Les répondants dont la consommation de cannabis est problématique se procurent le plus souvent du cannabis auprès d’un revendeur

Les répondants ont été interrogés sur les signes évidents de la consommation problématique de cannabis, comme le fait de commencer leur journée en consommant du cannabis en matinée ou d’être « défoncé » durant un nombre excessif d’heures par jourNote de bas de page25. En général, 63 % des répondants qui avaient consommé du cannabis au cours des trente jours ayant précédé l’enquête, ont dit ne pas avoir commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée au cours des trente jours ayant précédé l’enquête. Toutefois, pendant cette période, 16 % d’entre eux avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée de un à trois jours; 10 % de un à quatre jours par semaine; et 11 % de cinq à sept jours par semaine. Au chapitre du nombre d’heures où les répondants avaient été « défoncés » au cours d’une journée normale où ils avaient consommé du cannabis, 19 % ont dit avoir été « défoncés » pendant moins d’une heure; 67 % de une à quatre heures; et 14 % de cinq à plus de sept heures.

Les répondants qui ont fait état de signes évidents d’une consommation problématique de cannabis avaient obtenu du cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire plus souvent que ceux ayant fait état de signes moins évidents d’une consommation problématique. Par conséquent, entre le tiers et la moitié des consommateurs de cannabis qui, au cours des trente jours ayant précédé l’enquête, avaient commencé la journée en consommant du cannabis en matinée tous les jours (38 %), de cinq à six jours par semaine (48 %)Note de bas de page26, de trois à quatre jours par semaine (45 %) et de un à deux jours par semaine (39 %), s’étaient procuré du cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaireNote de bas de page27. En comparaison, moins du tiers des répondants qui, dans les trente jours ayant précédé l’enquête, avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée une journée (33 %) ou de deux à trois jours (30 %), ou qui ne l’avaient pas fait (21 %), s’étaient procuré du cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire.

Il émerge une observation semblable si l’on tient compte d’un autre indicateur possible de la consommation problématique : les répondants qui avaient été « high » pendant sept heures ou plus (45 %), de cinq à six heures (39 %) et de trois à quatre heures (30 %) avaient plus souvent obtenu leur cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire que ceux qui avaient été « défoncés » ou « high » pendant une à deux heures (23 %) ou moins d’une heure (17 %; graphique 3).

En revanche, les consommateurs de cannabis qui ont fait état de moins nombreux signes d’une consommation problématique s’étaient le plus souvent procuré leur cannabis lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis, ou auprès d’un membre de la famille ou d’un ami. En particulier, 21 % de ceux qui n’avaient pas commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée au cours des trente jours ayant précédé l’enquête, s’étaient procuré leur cannabis lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis, comparativement à 9 %Note de bas de page28 de ceux qui avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée tous les jours. Par ailleurs, plus du quart des consommateurs de cannabis (28 %) qui n’avaient pas commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée au cours des trente jours ayant précédé l’enquête, avaient obtenu leur cannabis auprès d’un membre de la famille ou d’un ami, comparativement à 15% Footnote28 de ceux qui avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée tous les jours. Vingt‑et‑un pour cent (21 %) des répondants qui avaient été « défoncés » ou « high » pendant moins d’une heure les jours où ils avaient consommé du cannabis, se l’étaient procuré lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis. Enfin, 24 % de ceux qui avaient été « défoncés » ou « high » pendant moins d’une heure les jours où ils avaient consommé du cannabis, l’avaient obtenu auprès d’un membre de la famille ou d’un ami, comparativement à 11 % de ceux qui avaient été « défoncés » ou « high » pendant plus de sept heuresFootnote28.

Ceux qui achètent leur cannabis ou font un échange pour l’avoir se le procurent auprès d’une connaissance ou d’un revendeur

De façon générale, 70 % des consommateurs de cannabis ont déclaré qu’ils avaient acheté leur cannabis ou avaient fait un échange pour l’avoir, tandis que 30 % ont dit qu’il leur avait été donnéNote de bas de page29. Les consommateurs de cannabis qui l’avaient acheté ou avaient fait un échange pour l’avoir (c.‑à‑d. qu’il ne leur avait pas été donné)Note de bas de page30, avaient tendance à se le procurer auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (36 %), auprès d’une connaissance (35 %) ou auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (27 %). Ceux à qui la drogue avait été donnée se l’étaient procurée auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (63 %) ou auprès d’une connaissance (26 %).

Graphique 3 : Heures par jour à être « high » et approvisionnement en cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire

Graphique 3 : Heures par jour à être « high » et approvisionnement en cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire
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Le graphique 3 est un diagramme à barres qui décrit le nombre d’heures par jour à être « high » et l’approvisionnement en cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire. L’axe des Y représente le nombre d’heures par jour à être « high », tandis que l’axe des X représente les pourcentages.

À partir du haut, la ventilation est la suivante pour l’approvisionnement en cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire : 45 % des répondants qui ont dit avoir passé 7 heures ou plus par jour à être « high » avaient obtenu du cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire; 39 % des répondants qui ont dit avoir passé de 5 ou 6 heures par jour à être « high » avaient obtenu du cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire; 30 % des répondants qui ont dit avoir passé 3 ou 4 heures par jour à être « high » avaient obtenu du cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire; 23 % des répondants qui ont dit avoir passé 1 ou 2 heures par jour à être « high » avaient obtenu du cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire; et 17 % des répondants qui ont dit avoir passé moins de 1 heure par jour à être « high » avaient obtenu du cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Ceux qui revendent ou échangent avec d’autres personnes le cannabis obtenu à des fins non médicales se le procurent auprès d’un revendeur, auprès d’une connaissance ou auprès d’un membre de la famille ou d’un ami

Dans les douze mois ayant précédé l’enquête, 11 % des consommateurs de cannabis ont déclaré qu’ils avaient vendu, revendu ou échangé avec d’autres personnes le cannabis qu’ils avaient obtenuNote de bas de page31. Ces consommateurs tendaient à se le procurer auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (33 %), auprès d’une connaissance (24 %), auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (23 %) et, dans une mesure moindre, lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (13 %)Note de bas de page32. En revanche, les consommateurs de cannabis qui n’avaient pas vendu, revendu ou échangé le cannabis qu’ils avaient obtenu, se l’étaient procuré auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (27 %), lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (26 %), auprès d’une connaissance (23 %) ou auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (18 %).

Les sources d’approvisionnement en cannabis varient selon les consommateurs qui partagent le cannabis qu’ils obtiennent

Soixante pour cent (60 %) des consommateurs de cannabis ont dit qu’ils avaient partagé ou donné une partie du cannabis qu’ils avaient obtenu à des fins non médicales en faisant circuler un joint, une pipe à eau ou une pipe dans un groupe. Les consommateurs de cannabis qui avaient partagé ou donné du cannabis pendant la consommation (c.‑à‑d. en faisant circuler un joint dans un groupe)Note de bas de page33 dans les douze mois ayant précédé l’enquête, avaient le plus souvent obtenu leur cannabis auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (26 %), puis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (24 %), auprès d’une connaissance et lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (22 % pour chaque source).

Le tiers des répondants (33 %) ont déclaré qu’ils avaient partagé ou donné une partie du cannabis qu’ils avaient obtenu à des fins non médicales (en excluant le partage pendant la consommation, c.‑à‑d. en faisant circuler un joint, une pipe à eau ou une pipe dans un groupe)Note de bas de page34. Les consommateurs qui n’avaient pas partagé de cannabis pendant la consommation se l’étaient procuré dans la proportion la plus élevée auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (28 %), puis auprès d’une connaissance (26 %), auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (24 %) et lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (16 %); il s’agit là d’une tendance différente de ce que nous avons observé chez ceux qui avaient partagé leur cannabis pendant la consommation.

Ceux qui consomment fréquemment du cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou au travail ou pendant qu’ils y sont, se le procurent auprès d’un revendeurNote de bas de page35

Environ un répondant sur dix (11 %) a déclaré qu’il avait consommé fréquemment ou à l’occasion du cannabis à des fins non médicales pour être « défoncé » ou « high » avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’il y était dans les douze mois ayant précédé l’enquête. Vingt-sept pour cent (27 %) des répondants ont dit qu’ils l’avaient fait peu fréquemment, et 52 % qu’ils ne l’avaient pas fait.

Les répondants qui avaient consommé fréquemment du cannabis à des fins non médicales pour être « défoncés » ou « high » avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, se l’étaient le plus souvent (52 %) procuré auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (graphique 4). En comparaison, au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, il s’agissait de la principale source d’approvisionnement pour 39 %Note de bas de page36 de ceux qui avaient consommé du cannabis à l’occasion pour être « high » avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient, pour 26 % de ceux qui en avaient consommé peu fréquemment, et pour 16 % de ceux qui ne l’avaient pas fait.

De façon générale, 6 % des consommateurs de cannabis ont dit avoir fréquemment consommé du cannabis à des fins non médicales pour être « high » avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient au cours des douze mois ayant précédé l’enquête. Un autre 5 % ont dit l’avoir fait à l’occasion, 11 % l’avoir fait peu fréquemment, et 79 % ne pas l’avoir fait.

Plus du tiers (37 %) de ceux qui ont indiqué qu’ils avaient consommé fréquemment du cannabis pour être « high » avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, se l’étaient procuré auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire. En comparaison, au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, le pourcentage s’établit à 43 % Note de bas de page36 pour ceux qui en avaient consommé à l’occasion, à 27 % pour ceux qui en avaient consommé peu fréquemment, et à 16 % pour ceux qui ne l’avaient pas fait.

Graphique 4 : Type de consommateur selon la fréquence de consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou au travail, ou pendant qu’on y est

Graphique 4 : Consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail ou pendant qu’on y est, et approvisionnement en cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire
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Le graphique 4 est un diagramme à barres qui décrit la relation entre la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail ou pendant qu’on y est, et l’approvisionnement en cannabis auprès d’un vendeur ou d’un dispensaire. L’axe des Y représente la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail ou pendant qu’on y est, tandis que l’axe des X représente les pourcentages. Les barres de différentes couleurs représentent soit la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’on y est, soit la consommation de cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’on y est.

À partir du haut, 37 % des répondants ont dit avoir consommé du cannabis fréquemment avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire; et 52 % des répondants ont dit avoir consommé du cannabis fréquemment avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient. Quarante-trois pour cent (43 %) des répondants ont dit avoir consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient; et 39 % des répondants ont dit avoir consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient. Vingt-sept pour cent (27 %) des répondants ont dit avoir consommé du cannabis peu fréquemment avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient; et 26 % des répondants ont dit avoir consommé du cannabis peu fréquemment avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient. Un pourcentage égal de répondants (16 %) ont dit ne pas avoir consommé de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail, ou pendant qu’ils y étaient.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Conduite avec facultés affaiblies par la drogue

La conduite avec facultés affaiblies, en particulier par le cannabis, est source de graves préoccupations, surtout compte tenu de la légalisation récente. En effet, des statistiques policières diffusées récemment indiquent que le nombre d’incidents de conduite avec facultés affaiblies par la drogue (CFAD) continue de monter. Au total, on a enregistré 3 489 infractions de CFAD en 2017, soit une augmentation de 353 incidents depuis l’année précédente (Allen, 2018). Au Canada, l’affaiblissement des facultés par la drogue fait chaque année plus de victimes d’accidents mortels que l’affaiblissement des facultés par l’alcool. En 2012, on a enregistré 614 décès dans des accidents de la route associés à l’affaiblissement des facultés par la drogue, comparativement à 476 pour l’alcool (Solomon et Clarizio, 2016). Or, s’il est vrai que les cas d’affaiblissement des facultés par la drogue et de mortalité routière ont connu une hausse, les rapports ci-dessus sont incapables d’indiquer combien d’accidents de la route mortels étaient dus à l’affaiblissement des facultés par la drogue.

Il va sans dire que la CFAD est un sujet important et complexe du point de vue de la sécurité publique. Les responsables de l’application de la loi ont d’ailleurs insisté sur le fait que la conduite avec facultés affaiblies est un enjeu sérieux qui est bien réel à l’heure actuelle et qui exige des mesures immédiates à des fins de sécurité publique (McLellan et al., 2016). Les nouvelles mesures législatives concernant la CFAD, adoptées dans le cadre d’une législation nouvelle et améliorée sur la conduite avec facultés affaiblies, répondront en partie à certaines des préoccupations susmentionnées, et ce, en permettant à la police d’utiliser des outils supplémentaires comme les dispositifs de dépistage de drogues au moyen d’un test salivaire. Par ailleurs, le recours à un test normalisé de sobriété administré sur place et aux évaluations d’experts en reconnaissance de drogues resteront des outils importants employés par les agents d’application de la loi pour faire exécuter les lois relatives à la conduite avec facultés affaiblies par le cannabis et d’autres drogues.

Résultats

Notre analyse démographique commence par un examen des croyances au sujet de la conduite avec facultés affaiblies par la drogue (CFAD), suivi d’analyses des comportements de CFAD, comme le fait de conduire dans les deux heures suivant la consommation de cannabis, d’une combinaison de cannabis et d’alcool, ainsi que d’une combinaison de cannabis et d’autres drogues. Enfin, nous nous penchons sur les répondants qui ont pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis.

Les tableaux 8 à 12 en annexe renferment l’ensemble des résultats suivants.

Croyances au sujet de la conduite avec facultés affaiblies par la drogue

Tous les répondants à l’ECC ont été interrogés au sujet de leurs croyances entourant la consommation de cannabis à des fins non médicales et son impact sur les facultés de conduite, et quant à savoir après combien de temps il est sécuritaire pour une personne de conduire un véhicule après avoir consommé du cannabis à des fins non médicalesNote de bas de page37.

La majorité des répondants (83 %) étaient d’avis que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire un véhicule, et 10 % ont indiqué que « cela dépend ». Une petite proportion (8%) estimait que le cannabis ne nuit pas à la capacité de conduire un véhicule.

Lorsqu’on leur a demandé après combien de temps il est sécuritaire pour une personne de conduire un véhicule après avoir consommé du cannabis à des fins non médicales, près de la moitié des répondants (46%) ont indiqué que cela dépend de la personne, de son poids, de la quantité consommée et de la méthode de consommation. Une plus petite proportion de répondants (16%) ont répondu qu’il faut attendre de trois heures à moins de cinq heures, 12 % d’une heure à moins de trois heures, et 11 % plus de huit heures.

Les hommes plus que les femmes croyaient qu’il est sécuritaire de conduire immédiatement après avoir consommé du cannabis (4 % contre 3 %). En effet, les femmes (85 %) croyaient plus souvent que les hommes (80 %) que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la conduite.

Les jeunes répondants ne croient pas que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la conduite

Il y avait une association marquée entre l’âge et les croyances selon lesquelles la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire un véhicule. Les répondants âgés de 16 à 19 ans et de 20 à 24 ans (69 % pour chaque groupe) représentaient la plus faible proportion de ceux qui estimaient que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la conduite, ce qui donne à penser que les jeunes répondants ne croient pas que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la conduite. Pour leur part, les Canadiens âgés de 55 ans et plus (89 %) sont ceux qui ont le plus souvent déclaré que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la conduite (graphique 5).

Les répondants du Québec estiment dans la plus grande proportion que le cannabis nuit à la conduite

Les résultats laissent entrevoir un lien important entre la région et les croyances au sujet des effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite. En particulier, le Québec comptait la proportion la plus élevée de répondants qui estimaient que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire (87 %), tandis que l’Atlantique comptait la plus faible proportion (79 %).

Graphique 5 : Croyances entourant les effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite par catégorie d’âge

Graphique 5 : Croyances entourant les effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite par catégorie d’âge
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Le graphique 5 est un diagramme à barres qui décrit les croyances au sujet des effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite par catégorie d’âge. L’axe des Y représente les pourcentages, tandis que l’axe des X représente les croyances. Les barres de différentes couleurs représentent les diverses catégories d’âge.

Le premier groupe de barres représente la croyance selon laquelle la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire. À partir de la gauche, la ventilation des catégories d’âge est la suivante pour les répondants qui ont dit avoir cette croyance : 69 % des répondants de 16 à 19 ans; 69 % des répondants de 20 à 24 ans; 74 % des répondants de 25 à 34 ans; 83 % des répondants de 35 à 44 ans; 88 % des répondants de 45 à 54 ans; et 79 % des répondants de 55 ans ou plus.

Le deuxième groupe de barres représente la croyance selon laquelle la consommation de cannabis à des fins non médicales ne nuit pas à la capacité de conduire. À partir de la gauche, la ventilation des catégories d’âge est la suivante pour les répondants qui ont dit avoir cette croyance : 14 % des répondants de 16 à 19 ans; 13 % des répondants de 20 à 24 ans; 13 % des répondants de 25 à 34 ans; 8 % des répondants de 35 à 44 ans; 5 % des répondants de 45 à 54 ans; et 4 % des répondants de 55 ans ou plus.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Les consommateurs fréquents de cannabis sont moins susceptibles de croire que la consommation de cannabis nuit à la conduite

Il y avait une association marquée entre le type de consommateur et les croyances au sujet de la consommation de cannabis à des fins non médicales et de sa capacité de nuire à la conduite. Les consommateurs peu fréquents sont ceux qui croyaient le plus souvent que la consommation de cannabis nuit à la conduite (75 %), suivis des consommateurs occasionnels et des consommateurs fréquents (50 % et 31 % respectivement).

Il y avait également une association importante entre le type de consommateur et les opinions quant à savoir combien de temps après avoir consommé du cannabis à des fins non médicales une personne pourrait conduire un véhicule. Douze pour cent (12 %) des consommateurs fréquents ont indiqué qu’il est sécuritaire de conduire immédiatement après avoir consommé du cannabis à des fins non médicales, comparativement à 4 % et à 2 % respectivement pour les consommateurs occasionnels et peu fréquents. Ces pourcentages cadrent avec les conclusions susmentionnées, selon lesquelles les consommateurs fréquents ne croient pas forcément que le cannabis nuit à la conduite.

Près du quart de ceux qui estiment que le cannabis nuit à la conduite choisissent néanmoins de conduire dans les deux heures après avoir consommé du cannabisNote de bas de page38

Ceux qui n’étaient pas d’avis que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire un véhicule, formaient le groupe qui avait le plus souvent conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis (64 %), suivis de 56 % de ceux qui ont indiqué que « cela dépend » (graphique 6). Il est intéressant de noter que 22 % des répondants avaient conduit un véhicule dans les deux heures après avoir consommé du cannabis, et ce, même s’ils estimaient que le cannabis nuit à la conduite.

Ceux qui ne croyaient pas que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire un véhicule et ceux qui ont répondu que « cela dépend », formaient les groupes qui ont le plus souvent déclaré avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite (82 % et 81 % respectivement). Par ailleurs, près du tiers de ceux qui estimaient que le cannabis nuit à la conduite (31 %) avaient pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis.

Graphique 6 : Croyances entourant les effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite par les répondants qui ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis

Graphique 6 : Croyances entourant les effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite par les répondants qui ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis
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Le graphique 6 est un diagramme à barres qui décrit la relation entre les croyances au sujet des effets de la consommation de cannabis à des fins non médicales sur la conduite, et les répondants qui ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis. L’axe des Y représente les pourcentages, tandis que l’axe des X représente les comportements.

À partir de la gauche, 22 % des répondants qui ont dit croire que la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit à la capacité de conduire, avaient conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis; 64 % des répondants qui ont dit croire que la consommation de cannabis à des fins non médicales ne nuit pas à la capacité de conduire, avaient conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis; et 56 % des répondants qui ont dit que « cela dépend » avaient conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Comportements liés à la conduite avec facultés affaiblies par la drogue

Conduire dans les deux heures suivant la consommation de cannabis

On a demandé aux répondants s’ils avaient conduit un véhicule à moteur (p. ex. une auto, une motoneige, un bateau à moteur ou un véhicule tout-terrain) dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales. Les résultats montrent que 39 % des consommateurs de cannabis avaient conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis; de ce groupe, 40 % ont dit l’avoir fait pour la dernière fois au cours des trente jours ayant précédé l’enquête, et 28 %, dans les douze mois ayant précédé l’enquêteNote de bas de page39.

Les hommes déclarent plus souvent avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis

Les résultats montrent des différences significatives entre les sexes. Pour être plus précis, 45 % des hommes et 31 % des femmes ont indiqué avoir conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales.

La conduite d’un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis varie selon l’âge

Les répondants âgés de 25 à 34 ans (45 %), suivis de ceux âgés de 20 à 24 ans (43 %), de 35 à 44 ans (43 %) et de 45 à 54 ans (38 %), ont le plus souvent déclaré avoir conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales (graphique 7). En revanche, une plus faible proportion de consommateurs de cannabis âgés de 16 à 19 ans (28 %) et de 55 ans et plus (30 %) ont indiqué avoir conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales.

Graphique 7 : Conduite dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales par catégorie d’âge

Graphique 7 : Conduite dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales par catégorie d’âge
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Le graphique 7 est un diagramme à barres qui décrit la conduite dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales par catégorie d’âge. L’axe des Y représente les pourcentages, tandis que l’axe des X représente les croyances. Les barres de différentes couleurs représentent les diverses catégories d’âge.

À partir de la gauche, la ventilation des catégories d’âge est la suivante pour les répondants qui ont dit avoir conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales : 28 % des répondants de 16 à 19 ans; 43 % des répondants de 20 à 24 ans; 45 % des répondants de 25 à 34 ans; 43 % des répondants de 35 à 44 ans; 38 % des répondants de 45 à 54 ans; et 30 % des répondants de 55 ans ou plus.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

L’Ouest canadien et le Canada atlantique comptent la proportion la plus élevée de répondants qui disent avoir conduit après avoir consommé du cannabis

Les réponses variaient selon la région dans une mesure statistiquement significative. L’Ouest canadien comptait la proportion la plus élevée de répondants qui ont indiqué avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis (46 %), suivi du Canada atlantique (42 %). Pour leur part, l’Ontario et le Québec comptaient la plus faible proportion de répondants qui ont déclaré avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis (34 % et 36 % respectivement).

Les consommateurs fréquents de cannabis sont ceux qui conduisent le plus souvent dans les deux heures suivant la consommation de cannabis

Les résultats laissent également entrevoir une relation marquée entre la fréquence de la consommation et le fait d’avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales. Plus précisément, les consommateurs fréquents (60 %) ont plus souvent dit avoir conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales, que les consommateurs occasionnels et les consommateurs peu fréquents (42 % et 21 % respectivement; graphique 8).

Graphique 8 : Conduite dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales par type de consommateur

Graphique 8 : Conduite dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales par type de consommateur
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Le graphique 8 est un diagramme à barres qui décrit la conduite dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales par type de consommateur. L’axe des Y représente les pourcentages, tandis que l’axe des X représente le type de consommateur.

À partir de la gauche, les pourcentages sont les suivants pour les répondants qui ont dit avoir conduit un véhicule à moteur dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales : 21 % des consommateurs peu fréquents; 42 % des consommateurs occasionnels; et 60 % des consommateurs fréquents.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Conduire dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool

On a demandé aux répondants qui ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis, s’ils avaient conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool. En général, 15 % ont dit avoir conduit après avoir consommé une combinaison de cannabis et d’alcoolNote de bas de page40.

Les consommateurs peu fréquents de cannabis disent avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool

Selon les résultats de l’ECC de 2017, il y avait une association importante entre le type de consommateur et le fait d’avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool. Il est intéressant de noter que les consommateurs peu fréquents de cannabis (30 %) ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool plus souvent que les consommateurs occasionnels (12 %)Note de bas de page41 ou fréquents (11 %).

Conduire dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec une autre drogueNote de bas de page42

On a aussi demandé aux répondants qui ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis, s’ils avaient conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales en combinaison avec une autre drogue Note de bas de page43. Une petite proportion (8 %) a répondu que oui.

Les hommes conduisent plus souvent que les femmes dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec une autre drogue

Les résultats laissent entrevoir une relation significative entre le sexe et le fait d’avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec une autre drogue. Plus précisément, les hommes (9 %) ont indiqué dans une plus grande proportion que les femmes (5 %)Note de bas de page44 avoir conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales en combinaison avec une autre drogue.

Prendre place dans une auto conduite par une personne ayant consommé du cannabis à des fins non médicales

D’après les résultats de l’ECC de 2017, 39 % des Canadiens et Canadiennes ont dit avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite. Ces résultats s’apparentent à ceux de l’étude de 2017 sur la conduite avec facultés affaiblies par la drogue, dans laquelle 33 % des répondants ont indiqué avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne aux facultés affaiblies par le cannabis (EKOS, 2017)Note de bas de page45.

Les hommes déclarent plus souvent avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis

Selon les résultats de l’ECC de 2017, il y avait une association marquée entre le sexe et le fait d’avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite, les hommes (44 %) ayant déclaré l’avoir fait dans une plus grande proportion que les femmes (34 %).

Les jeunes répondants sont ceux qui ont le plus souvent pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis

Dans les réponses à la question de savoir si les répondants avaient pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite, il y avait une différence statistiquement significative entre les catégories d’âge. En particulier, les répondants âgés de 25 à 34 ans (58 %) et de 20 à 24 ans (56 %) ont le plus souvent déclaré l’avoir fait (graphique 9), tandis que les répondants âgés de 55 ans et plus (28 %) étaient les moins susceptibles de l’avoir fait.

Graphique 9 : Prendre place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite par catégorie d’âge

Graphique 9 : Prendre place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite par catégorie d’âge
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Le graphique 9 est un diagramme à barres qui décrit le fait d’avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux dernières heures par catégorie d’âge. Les barres de différentes couleurs représentent les diverses catégories d’âge.

À partir de la gauche, la ventilation des catégories d’âge est la suivante pour les répondants qui ont dit avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux dernières heures : 41 % des répondants de 16 à 19 ans; 56 % des répondants de 20 à 24 ans; 58 % des répondants de 25 à 34 ans; 44 % des répondants de 35 à 44 ans; 33 % des répondants de 45 à 54 ans; et 28 % des répondants de 55 ans ou plus.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Le fait d’avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne ayant consommé du cannabis varie selon la région

Comme nous l’avons observé pour la consommation de cannabis et la conduite, les résultats de l’ECC de 2017 montrent que le Canada atlantique comptait la proportion la plus élevée de répondants qui ont déclaré avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite (47 %), suivi de l’Ouest canadien (44 %). Pour sa part, le Québec comptait la plus faible proportion de répondants (34 %) qui ont dit l’avoir fait, suivi de l’Ontario (37 %).

La vaste majorité des consommateurs fréquents de cannabis disent avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédant la conduite

Il y avait une association importante entre le type de consommateur et le fait d’avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite. Les consommateurs fréquents (92 %) ont le plus souvent indiqué l’avoir fait, suivis des consommateurs occasionnels (82 %) et des consommateurs peu fréquents (65 %).

Interactions avec les agents d’application de la loi

En 2017, la police avait déclaré quelque 48 000 infractions liées à la drogue, dont la majorité (80 %) était des incidents de possession de cannabis (Allen, 2018). La légalisation du cannabis pourrait réduire ainsi la pression exercée sur la police et le système de justice par les simples infractions de possession de cannabis chez les adultes, alors que la possession de cannabis chez les jeunes demeurera une infraction.

Résultats

D’après les résultats de l’ECC de 2017, seulement 2 % de ceux qui avaient consommé du cannabis dans les douze mois ayant précédé l’enquête, ont déclaré avoir eu des interactions avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquêteNote de bas de page46. Vous trouverez ci-dessous les analyses touchant les consommateurs de cannabis à des fins non médicales qui ont eu des interactions avec la police relativement à leur possession de cannabis à des fins non médicales. Ces analyses tiennent compte uniquement des renseignements démographiques fournis durant l’ECC de 2017Note de bas de page47.

Le tableau 13 en annexe contient l’ensemble des résultats qui suivent.

Sexe

Parmi les répondants qui ont indiqué avoir eu des interactions avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales, une proportion plus élevée d’hommes ont dit avoir eu ce genre d’interactions au cours des douze mois ayant précédé l’enquête (85 %).

Âge

Les résultats indiquent que les consommateurs de cannabis âgés de 25 à 34 ans (30 %), de 16 à 19 ans (29 %) et de 20 à 24 ans (25 %) sont ceux qui ont le plus souvent déclaré avoir eu des contacts avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicalesNote de bas de page48. Aucun répondant de plus de 55 ans n’a déclaré avoir eu des contacts avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales.

Région

Parmi les consommateurs de cannabis qui avaient eu des contacts avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales, plus du tiers vivaient en Ontario (39 %), suivis de 36 % dans l’Ouest canadienNote de bas de page48, 18 % au Québec et 7 % dans la région de l’AtlantiqueNote de bas de page48.

Type de consommateur

Pour ce qui est des caractéristiques des consommateurs (peu fréquents, occasionnels et fréquents), parmi ceux qui ont déclaré avoir eu des interactions avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales, la majorité (71 %) étaient des consommateurs fréquents.

Prix du cannabis et quantité consommée Note de bas de page49

L’obtention de solides estimations du prix du cannabis et de la quantité de cannabis consommée au Canada avant la légalisation aidera les décideurs d’au moins deux façons. D’une part, l’estimation du prix du cannabis à partir de diverses sources permettra de mieux établir et corriger le prix du cannabis légal. Un prix trop bas pourrait rendre le produit attrayant et accessible pour les jeunes, tandis qu’un prix trop élevé contribuera à l’épanouissement du marché noir et à la participation du crime organisé à l’industrie du cannabis. D’autre part, l’estimation de la quantité de cannabis consommée éclairera la politique relative aux habitudes de consommation auxquelles on peut s’attendre pour le cannabis légal.

Résultats

En moyenne, les répondants qui ont indiqué avoir consommé du cannabis dans les douze mois ayant précédé l’enquête avaient généralement dépensé 75,79 $ par mois pour du cannabis à des fins non médicalesNote de bas de page50. Pour leur part, les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis au cours des trente jours ayant précédé l’enquête avaient dépensé en moyenne 89,88 $ pour du cannabis à des fins non médicales pendant la même périodeNote de bas de page51.

Ceux qui ont indiqué avoir consommé des fleurs/feuilles séchées au cours des trente jours ayant précédé l’enquêteNote de bas de page52, avaient généralement acheté ou reçu en moyenne 12,57 grammes de fleurs/feuilles séchées de cannabis à des fins non médicales chaque fois qu’ils avaient effectué une transactionNote de bas de page53. Par ailleurs, les répondants avaient dépensé en moyenne 78,64 $ par transactionNote de bas de page54, et on estime à 11,40 $Note de bas de page55 le prix moyen payé par les consommateurs pour chaque gramme de fleurs/feuilles séchées de cannabis dans le cadre d’une transaction normaleNote de bas de page56. Or, cette estimation de prix est beaucoup plus élevée que les constatations antérieures. En effet, une étude réalisée récemment par le directeur parlementaire du budget (DPB, 2016) estimait le prix du cannabis illicite à entre 8,32 $ et 9,36 $ en 2015‑2016, le point milieu se situant à 8,84 $ le gramme. Pour leur part, Boucher, Lawrence et Maslov (2013) ont observé au Canada un prix moyen du cannabis légèrement plus bas, soit de 7,54 $, en 2011‑2012, tandis que Ouellet et al. (2016) ont conclu que le prix s’établissait à 7,69 $ le gramme pour le cannabis dont la qualité perçue était élevée, à 7,26 $ le gramme pour le cannabis dont la qualité perçue était faible, et à 7,14 $ le gramme pour le cannabis dont la qualité perçue était moyenne. Les prix moyens plus bas présentés dans Boucher et al. (2013) et Ouellet et al. (2016) sont basés sur les données autodéclarées téléchargées à partir du site priceofweed.com. Enfin, dans le but de recueillir des informations sur les prix du cannabis au Canada au début 2018, Statistique Canada a lancé sa propre initiative participative et ainsi estimé le prix du cannabis à 6,78 $ pour le premier trimestre de 2018 (Statistique Canada, 2018).

Un très petit nombre d’études ou d’enquêtes ont recueilli des données sur le volume ou la quantité de cannabis qui est consommée par les consommateurs. Selon l’ECC de 2017, qui représente l’une des rares tentatives de le faire, les répondants avaient généralement consommé en moyenne 0,90 gramme de fleurs/feuilles séchées de cannabis à des fins non médicales par jourNote de bas de page57.

Les tableaux 14 et 15 en annexe renferment l’ensemble des résultats qui suivent, y compris les résultats des tests de la valeur de F.

Les hommes payent le cannabis à des fins non médicales moins cher le gramme et en consomment une plus grande quantité que les femmes

Parmi toutes les variables démographiques et socioéconomiques mesurées dans l’enquête, seul le sexe du répondant était fortement associé au prix payé pour du cannabis à des fins non médicales et à la quantité quotidienne moyenne de cannabis consommée. Les hommes tendaient à payer le cannabis à des fins non médicales moins cher le gramme (10,01 $) et à en consommer une plus grande quantité chaque jour (0,98 gramme) que les femmes (14,11 $ et 0,79 gramme).

Les répondants du Québec et du Canada atlantique payent le cannabis moins cher le gramme

En moyenne, les répondants du Québec (8,11 $) et du Canada atlantique (9,78 $) payaient le cannabis considérablement moins cher le gramme que les répondants de l’Ouest canadien (12,08 $) ou de l’Ontario (12,48 $).

Les consommateurs fréquents payent souvent le cannabis moins cher et en consomment plus en moyenneNote de bas de page58

Les résultats de l’ECC de 2017 montrent une relation importante entre la fréquence de la consommation de cannabis et la quantité consommée chaque jour. En effet, les consommateurs fréquents consommaient 1,55 gramme de fleurs/feuilles séchées de cannabis par jour en moyenne et payaient 8,77 $ le gramme de cannabis, comparativement à 0,68 gramme et 12,15 $ pour les consommateurs occasionnels, et à 0,49 gramme et 21,89 $ pour les consommateurs peu fréquents.

Il y avait généralement une corrélation positive modérée et statistiquement significative entre le nombre de fois par jour où du cannabis était consommé et la quantité de cannabis consommée chaque jour. Ainsi, la quantité de cannabis consommée augmentait avec le nombre de fois où du cannabis était consommé.

L’âge de début de la consommation influe sur la quantité de cannabis consommée

L’un des principaux objectifs de la législation entourant la consommation de cannabis à des fins récréatives consiste à restreindre l’accès des enfants et des jeunes au cannabis. L’analyse des données actuelles laisse entrevoir une corrélation importante entre l’âge où les répondants avaient consommé pour la première fois du cannabisNote de bas de page59 et la quantité de cannabis qu’ils avaient consommée chaque jour. En effet, les résultats montrent que plus jeune était l’âge où une personne avait consommé pour la première fois du cannabis (c.‑à‑d. l’âge de début de la consommation), plus élevée était la quantité de cannabis qu’elle était susceptible de dire avoir consommée chaque jour.

La corrélation entre l’âge de début de la consommation de cannabis et le prix du cannabis payé par les consommateurs n’était pas statistiquement significative.

Certains signes d’une consommation problématique de cannabis influent sur la quantité de cannabis consommée

Une multitude de documents se sont penchés sur la question de la consommation problématique de substances telles que le tabac, les drogues et l’alcool. Cependant, très peu d’études ont examiné l’association entre la consommation problématique et la quantité de cannabis qui est consommée, fort probablement à cause de la difficulté à mesurer les volumes de cannabis consommés. Asbridge et al. (2014) ont avancé que l’existence d’un lien du genre est effectivement possible, mais que la détection d’une consommation problématique représente en soi une tâche ardue. Temple et al. (2011) ont d’ailleurs appuyé ce dernier argument, en ce sens qu’étant donné les diverses limites de la documentation – notamment l’absence de mesure de la quantité de cannabis consommée –, il est impossible de comprendre pleinement les expériences problématiques vécues par les consommateurs de cannabis.

Une analyse des données de l’ECC de 2017 laisse entrevoir une association linéaire statistiquement significative entre certains signes d’une consommation problématique de cannabis à des fins non médicales, et la quantité de cannabis consommée chaque jour. Par exemple, la quantité moyenne de cannabis consommée chaque jour augmentait avec le nombre de jours où les consommateurs avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinéeNote de bas de page60. La distribution proportionnelle de la variable donnée a été abordée plus tôt dans le rapport.

Les répondants qui ont déclaré n’avoir commencé aucune de leurs journées en consommant du cannabis en matinée au cours des trente jours ayant précédé l’enquête, avaient consommé en moyenne 0,68 gramme de cannabis par jour, tandis que ceux qui ont déclaré avoir commencé une journée en consommant du cannabis en matinée en avaient consommé 1,11 gramme par jour (graphique 10). La quantité moyenne de cannabis consommée quotidiennement était presque doublée (2,22 grammes par jour) chez ceux qui avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée de 5 à 6 jours par semaine, et plus que doublée (2,65 grammes par jour) chez ceux qui avaient commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée tous les jours.

Par ailleurs, le nombre d’heures par jour où les consommateurs de cannabis ont déclaré avoir été « défoncés »Note de bas de page61 était associé à la consommation quotidienne moyenne de cannabis. En effet, ceux qui ont déclaré avoir été « défoncés » moins de 1 heure par jour avaient consommé en moyenne 0,94 gramme de cannabis à des fins non médicales par jour, comparativement à une consommation quotidienne moyenne beaucoup plus élevée (1,37 gramme par jour) chez ceux qui ont dit avoir été « défoncés » 5 ou 6 heures par jour, et plus que doublée (2,47 grammes par jour) chez ceux qui ont dit avoir été « défoncés » 7 heures ou plus par jour.

Il n’y avait aucune association statistiquement significative entre les signes susmentionnés d’une consommation problématique de cannabis, et le prix moyen que les consommateurs ont déclaré avoir payé pour du cannabis.

Graphique 10 : Signes d’une consommation problématique de cannabis et consommation quotidienne moyenne

Graphique 10 : Signes d’une consommation problématique de cannabis et consommation quotidienne moyenne
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Le graphique 10 montre deux diagrammes à barres côte à côte, qui décrivent la relation entre les signes d’une consommation problématique de cannabis et la consommation quotidienne moyenne de cannabis à des fins non médicales. Le diagramme de gauche présente la relation entre le nombre d’heures « défoncés » par jour et la quantité moyenne de cannabis consommée chaque jour. De haut en bas, la ventilation est la suivante : les répondants ayant passé 7 heures ou plus « défoncés » par jour avaient consommé en moyenne 2,47 grammes de cannabis par jour; les répondants ayant passé 5 ou 6 heures « défoncés » par jour avaient consommé en moyenne 1,37 gramme de cannabis par jour; les répondants ayant passé 3 ou 4 heures « défoncés » par jour avaient consommé en moyenne 1,3 gramme de cannabis par jour; les répondants ayant passé 1 ou 2 heures « défoncés » par jour avaient consommé en moyenne 0,8 gramme de cannabis par jour; et les répondants ayant passé moins de 1 heure « défoncés » par jour avaient consommé en moyenne 0,94 gramme de cannabis par jour.

Le diagramme de droite présente la relation entre le nombre de journées que les répondants ont commencées en consommant du cannabis en matinée et la quantité moyenne de cannabis consommée chaque jour. De haut en bas, la ventilation est la suivante : les répondants ayant commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée tous les jours avaient consommé en moyenne 2,65 grammes de cannabis par jour; les répondants ayant commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée 5 ou 6 jours par semaine avaient consommé en moyenne 2,22 grammes de cannabis par jour; les répondants ayant commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée 3 ou 4 jours par semaine avaient consommé en moyenne 2,03 grammes de cannabis par jour; les répondants ayant commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée 1 ou 2 jours par semaine avaient consommé en moyenne 1,55 gramme de cannabis par jour; les répondants ayant commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée de 2 à 3 jours par mois avaient consommé en moyenne 1,5 gramme de cannabis par jour; les répondants ayant commencé leur journée en consommant du cannabis en matinée 1 jour par mois ou moins avaient consommé en moyenne 1,11 gramme de cannabis par jour; et les répondants n’ayant commencé aucune journée en consommant du cannabis en matinée avaient consommé en moyenne 0,68 gramme de cannabis par jour.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

La source d’approvisionnement en cannabis est liée à la quantité quotidienne de cannabis consommée

Le nombre et le type de sources auprès desquelles les consommateurs avaient obtenu leur cannabis à des fins non médicalesNote de bas de page62, de même que la question de savoir s’ils l’avaient acheté ou si la substance leur avait été donnée, influent tous sur la consommation quotidienne moyenne. Les répondants qui ont déclaré avoir cultivé leur propre cannabis avaient consommé en moyenne 0,94 gramme de cannabis à des fins non médicales par jour. Quant aux autres sources d’approvisionnement en cannabis, le nombre de sources différentes avait tendance à influer sur la quantité de cannabis consommée. En effet, les consommateurs de cannabis qui se l’étaient procuré auprès d’une seule source avaient consommé la plus faible quantité quotidienne moyenne de cannabis de tous les répondants (0,74 gramme/jour). Il est intéressant de noter que la consommation quotidienne moyenne avait tendance à augmenter avec le nombre de sources d’approvisionnement en cannabis. Par exemple, les consommateurs de cannabis qui comptaient deux ou trois sources d’approvisionnement en cannabis en avaient consommé presque un gramme (0,99) chaque jour, alors que ceux qui comptaient quatre ou cinq sources et six sources ou plus en avaient consommé beaucoup plus (1,35 et 1,62 gramme par jour respectivement).

La source elle-même d’approvisionnement en cannabis à des fins non médicales influe énormément sur la quantité quotidienne moyenne de cannabis qui est consomméeNote de bas de page63. Les consommateurs de cannabis qui se l’étaient procuré principalement en cultivant leur propre cannabis tendaient à être de loin les plus grands consommateurs de la substance, leur consommation quotidienne s’établissant en moyenne à 2,79 grammes par jour. Le deuxième rang était occupé par ceux qui s’étaient procuré leur cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (1,33 g/jour), suivis de ceux qui l’avaient obtenu auprès d’un producteur autorisé de Santé Canada par la poste (1,08 g/jour), auprès d’une connaissance (0,91 g/jour) ou pour qui il avait été cultivé (0,89 g/jour). Les deux groupes qui avaient consommé les plus faibles quantités quotidiennes moyennes de cannabis sont ceux qui s’étaient procuré du cannabis auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (0,79 g/jour) et lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (0,61 g/jour); cette constatation reflète probablement la culture d’usage occasionnel et de circulation de joints de cannabis dans un groupe d’amis lors d’événements ou de fêtes.

Ceux qui avaient acheté du cannabis à des fins non médicales ou qui avaient fait un échange pour l’avoir tendaient à consommer plus du double de la quantité quotidienne moyenne, par rapport à ceux à qui le cannabis avait été donné (1,16 contre 0,54 g/jour).

Les répondants qui avaient acheté ou reçu du cannabis plus fréquemment, ont aussi fait état de quantités moyennes plus élevées de cannabis consommées chaque jour. Ainsi, les répondants qui avaient acheté ou reçu des fleurs/feuilles séchées de cannabis un jour par mois ont indiqué avoir consommé 0,64 gramme de fleurs/feuilles séchées de cannabis par jour. En comparaison, la quantité moyenne de cannabis consommée chaque jour était plus que doublée (1,99 g/jour) chez les répondants qui avaient acheté ou reçu du cannabis 1 ou 2 jours par semaine; plus que quadruplée (2,52 g/jour) chez ceux qui avaient acheté ou reçu du cannabis de 5 à 6 jours par semaine; et plus que sextuplée (3,93 g/jour) chez ceux qui avaient acheté ou reçu des fleurs/feuilles séchées de cannabis tous les jours.

Il y avait une association statistiquement significative entre le prix payé pour obtenir du cannabis à des fins non médicales et la source d’approvisionnement. Les consommateurs pour qui le cannabis à des fins non médicales avait été cultivé (14,08 $ le gramme), qui se l’étaient procuré auprès d’une connaissance (13,37 $ le gramme), qui l’avaient obtenu lorsqu’il était partagé dans un groupe d’amis (13,31 $ le gramme) et qui avaient cultivé leur propre cannabis (10,75 $ le gramme), avaient payé le prix moyen le plus élevé pour du cannabis. En comparaison, les répondants qui s’étaient procuré du cannabis auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire (9,69 $ le gramme), auprès d’un membre de la famille ou d’un ami (9,66 $ le gramme) et auprès d’un producteur autorisé de Santé Canada par la poste (8,24 $), avaient payé leur cannabis moins cher en moyenne.

La fréquence de la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou au travail, ou pendant qu’on y est, influe sur la quantité de cannabis consommée

La consommation quotidienne moyenne de cannabis à des fins non médicales avait tendance à augmenter avec la fréquence à laquelle les répondants consommaient du cannabis pour être « défoncés » avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail, ou pendant qu’ils y étaientNote de bas de page64. Ceux qui avaient consommé du cannabis fréquemment (2,08 grammes par jour) ou à l’occasion (1,68 gramme par jour) avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé des quantités moyennes beaucoup plus élevées de cannabis par jour que ceux qui ont dit n’avoir jamais consommé de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, ou ceux qui ont indiqué l’avoir fait peu fréquemment (0,53 et 0,86 gramme par jour, respectivement; graphique 11).

Le scénario était semblable chez ceux qui avaient consommé du cannabis pour être « défoncés » avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient. Comme dans le cas de ceux qui avaient consommé du cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement ou pendant qu’ils y étaient, les répondants qui en avaient consommé fréquemment (2,37 grammes par jour) ou à l’occasion (1,74 gramme par jour) avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé des quantités moyennes beaucoup plus élevées de cannabis par jour que ceux qui ont dit n’en avoir jamais consommé avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, ou ceux qui ont dit l’avoir fait peu fréquemment (0,72 et 1,10 gramme par jour, respectivement).

Il n’y avait aucune association statistiquement significative entre le prix payé pour du cannabis à des fins non médicales et la fréquence de la consommation des répondants avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail, ou pendant qu’ils y étaient.

Graphique 11 : Consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail, ou pendant qu’on y est, et consommation quotidienne moyenne

Graphique 11 : Consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail, ou pendant qu’on y est, et consommation quotidienne moyenne
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Le graphique 11 est un diagramme à barres qui décrit la relation entre la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail ou pendant qu’on y est, et la quantité moyenne de cannabis consommée chaque jour. L’axe des Y représente la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou au travail ou pendant qu’on y est, tandis que l’axe des X représente la quantité moyenne de cannabis consommée chaque jour. Les barres de différentes couleurs représentent soit la consommation de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’on y est, soit la consommation de cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’on y est.

À partir du haut, les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis fréquemment avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 2,37 grammes de cannabis par jour; et les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis fréquemment avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 2,08 grammes de cannabis par jour. Les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 1,74 gramme de cannabis par jour; et les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis à l’occasion avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 1,68 gramme de cannabis par jour. Les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis peu fréquemment avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 1,1 gramme de cannabis par jour; et les répondants qui ont dit avoir consommé du cannabis peu fréquemment avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 0,86 gramme de cannabis par jour. Enfin, les répondants qui ont dit ne pas avoir consommé de cannabis avant de se rendre au travail ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 0,72 gramme de cannabis par jour; et les répondants qui ont dit ne pas avoir consommé de cannabis avant de se rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant qu’ils y étaient, avaient consommé en moyenne 0,53 gramme de cannabis par jour.

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017

Conclusion

Nous avons insisté, tout au long de notre rapport, sur l’importance de comprendre les comportements et les croyances des consommateurs de cannabis du point de vue de la sécurité publique. En effet, il est important de comprendre les perceptions et les comportements actuels des consommateurs de cannabis, de même que les changements de comportement et d’opinion qui pourraient survenir après la légalisation, car cela contribuera à l’élaboration de politiques et de programmes de sécurité publique, et notamment à la réalisation d’activités d’éducation et de prévention du crime. Les initiatives susmentionnées nous permettront de nous assurer de maintenir les principaux objectifs en matière de politique de la légalisation, qu’il s’agisse de réduire la participation du crime organisé à l’industrie du cannabis ou de garder le cannabis hors de la portée des enfants et des jeunes.

Des données et des recherches continues seront nécessaires pour poursuivre le suivi de la consommation de cannabis et des autres mesures de la sécurité publique après la légalisation. Sécurité publique Canada continuera de travailler avec ses partenaires fédéraux afin de soutenir la collecte de données appropriées qui examinent les habitudes de conduite après la consommation de cannabis, l’interaction avec les agents d’application de la loi pour possession de cannabis, les sources d’approvisionnement en cannabis, les méthodes de consommation, le prix du cannabis ainsi que les nouveaux domaines d’intérêt dans la foulée de la légalisation.

Méthodologie et limites

L’ECC a été conçue par des partenaires du gouvernement fédéral et des spécialistes externes dans le but de recueillir des renseignements détaillés que les enquêtes antérieures n’avaient pas collectés au sujet de la consommation de cannabis au Canada. Plusieurs concepts y sont mesurés pour la première fois au Canada, notamment les méthodes de consommation du cannabis, la quantité de cannabis consommée, les contacts avec la police liés au cannabis ou les sources auprès desquelles les consommateurs se sont procuré leur cannabis. L’enquête a recueilli des données durant la période allant du 13 mars 2017 au 24 mai 2017. Au total, 9 215 répondants âgés de 16 ans et plus dans l’ensemble des provinces et territoires ont répondu au questionnaire en ligne. L’échantillon comportait les réponses de 2 650 personnes qui ont dit avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête, soit à des fins médicales ou non médicales.

L’échantillon de l’ECC a été sélectionné au moyen d’une stratégie d’échantillonnage en deux étapes. À la première étape, les répondants ont été recrutés aléatoirement au téléphone. Si la personne donnait les réponses recherchées à une série de questions de présélection, on lui envoyait le lien vers un questionnaire en ligne. À la deuxième étape, on posait aux répondants des questions plus précises, par exemple s’ils avaient consommé du cannabis à des fins médicales ou non médicales au cours des douze mois ayant précédé l’enquête. Si la réponse était positive, on les encourageait à répondre à une liste distincte de questions visant à recueillir des détails sur leurs habitudes de consommation de cannabis.

Durant la procédure d’échantillonnage, des quotas ont été définis et respectés concernant certaines sous-populations (comme les personnes ayant consommé du cannabis dans les douze mois ayant précédé l’enquête), le but étant de garantir la pertinence statistique des résultats et le caractère représentatif de l’échantillon de population dont ils étaient dérivés. Les conclusions de l’enquête et les résultats communiqués dans le présent rapport ont été ventilés par région, par groupe d’âge et par sexe. Les pourcentages présentés dans le texte sont pondérés, et il est impossible de les reproduire en divisant les chiffres bruts inscrits dans les tableaux en annexe par le nombre total de répondants. Des chiffres non pondérés (bruts) sont présentés dans les tableaux à la fin de chaque section du document.

Nous avons examiné les coefficients de variation (CV) pour toutes les estimations de paramètres à une variable et à deux variables présentées dans le document. Un CV est une mesure de la variabilité d’échantillonnage ou de la précision d’une estimation dans un échantillon donné; si un certain degré de variabilité est toujours à prévoir, une trop grande variabilité pourrait nuire à la fiabilité des estimations (p. ex., des moyennes, des proportions et des coefficients de régression). Le tableau ci-dessous résume les règles qui ont été appliquées aux CV calculés pour les estimations obtenues à partir de l’échantillon actuel, à savoir les seuils à partir desquels les données étaient considérées comme assez fiables ou trop peu fiables pour être incluses dans le rapport :

Coefficients de variation (CV)
Étendue du CV

Stabilité de l’estimation

0 – 16,5

Acceptable; l’estimation est stable.

16,6 – 33,3

Marginale; l’estimation a une certaine variabilité d’échantillonnage et devrait être interprétée avec prudence.

>33,3

Inacceptable; l’estimation est instable et devrait être supprimée.

*CV= (erreur-type / coefficient) * 100, où le coefficient est soit le coefficient de régression, soit l’estimation de la proportion.

Il convient de faire preuve de prudence dans l’interprétation des résultats, car la pondération appliquée aux conclusions ne vient pas corriger tout biais de participation qui pourrait avoir été introduit dans l’échantillon en conséquence du fait que les répondants potentiels connaissaient le sujet de l’enquête (à savoir le cannabis). Autrement dit, un biais de participation pourrait être présent puisque les répondants potentiels étaient mis au courant du sujet de l’enquête avant d’accepter d’y participer. Il se pourrait donc que les personnes qui consommaient du cannabis aient été plus susceptibles de remplir un questionnaire sur le cannabis que celles qui n’en consommaient pas. Ce biais ainsi que d’autres différences méthodologiques aident à expliquer les différences dans les estimations de la prévalence de la consommation de cannabis, entre cette enquête et d’autres enquêtes auprès de la population générale telles que l’Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues. Les conclusions présentées ici peuvent s’appliquer à la population canadienne générale si l’on se base sur le sexe, la région et le groupe d’âge, à l’exception des conclusions qui reposent sur des données non pondérées.

Références

Allen, M. (2018). Statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada, 2017. Statistique Canada, no 85-002-X au catalogue. Repéré à https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2018001/article/54974-fra.htm le 4 octobre 2018.

Asbridge, M., Duff, C., Marsh, D. C. et Erickson, P. G. (2014). Problems with the Identification of ‘Problematic' Cannabis Use: Examining the Issues of Frequency, Quantity, and Drug Use Environment. European Addiction Research, 20, 254‑267.

Boucher, A., Lawrence, A. et Maslov, A. (2013). The price of marijuana in Canada: Preliminary discussion of using price data for operational and policy purposes. Ottawa, Ontario : Sécurité publique Canada.

Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances. (2018). Sommaire des réglementations provinciales et territoriales sur le cannabis (au 6 septembre 2018). Repéré à http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/CCSA-Canadian-Provincial-Territorial-Cannabis-Regulations-Summary-2018-en.pdf le 18 septembre 2018.

Directeur parlementaire du budget. (1er novembre 2016). Légalisation du cannabis : considérations financières. Repéré à https://www.pbo-dpb.gc.ca/fr/blog/news/Legalized_Cannabis.

EKOS Research Associates Inc. (2017). Recherche sur l’opinion publique au sujet de la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue. Repéré à http://epe.lac-bac.gc.ca/100/200/301/pwgsc-tpsgc/por-ef/public_safety_canada/2018/019-17-f/index.html le 18 septembre 2018.

Maslov, A., Lawrence, A. et Ferguson, F. (2016). Paramètres de rendement pour le cannabis aux fins d’élaboration de politiques : Que devons-nous mesurer? Ottawa, Ontario : Sécurité publique Canada.

McLellan, A. A., Ware, M. A., Boyd, S., Chow, G., Jesso, M., Kendall, P., Souccar, R., von Tigerstrom, B. et Zahn, C. (2016). Un cadre pour la légalisation et la réglementation du cannabis au Canada : le rapport final du Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis. Ottawa, Ontario : Santé Canada.

Ouellet, M., Macdonald, M., Bouchard, M., Morselli, C. et Frank, R. (2017). Le prix du cannabis au Canada. Ottawa, Ontario : Sécurité publique Canada.

Perreault, S. (2016). La conduite avec facultés affaiblies au Canada, 2015. Rapport Juristat 85‑002-X. Ottawa, Ontario : Statistique Canada.

Statistique Canada. (2018). Disponibilité des données de StatsCannabis : prix du cannabis déclarés par les répondants, mars 2018. No 11-001-X au catalogue. Repéré à https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/180413/dq180413c-fra.htm le 25 juillet 2018.

Temple, E. C., Brown, R. F. et Hine, D. W. (2011). The ‘grass ceiling’: limitations in the literature hinder our understanding of cannabis use and its consequences. Addiction, 106, 238‑244.

Annexe A

Tableau 1 : Les méthodes de consommation du cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres

Caractéristiques démographiques et autres

Méthode de consommation – fumé
n =2 257*

χ2

P

n*

%

Sexe

Homme

1 360

95,7

7,003

0,000

Femme

886

91,4

Âge

16 à 19 ans

239

97,3

30,476

0,000

20 à 24 ans

477

97,9

25 à 34 ans

737

93,4

35 à 44 ans

380

93,6

45 à 54 ans

238

96,5

55 ans et plus

186

87,9

Région

Ouest

587

91,6

16,158

0,001

Ontario

556

93,9

Québec

589

97,9

Atlantique

525

94,4

Type de consommateur

Peu fréquent

885

90,1

44,706

0,000

Occasionnel

551

94,0

Fréquent

821

98,7

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

138

94,1

5,433

0,143

À l’occasion

59

100

Fréquemment

54

100

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

253

93,8

7,080

0,069

À l’occasion

113

99,8

Fréquemment

136

96,7

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 2 : Les méthodes de consommation du cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres

Caractéristiques démographiques et autres

Méthode de consommation -
mangé dans un produit alimentaire

n =789*

χ2

P

n*

%

Sexe

Homme

474

33,3

0,095

0,757

Femme

311

34,3

Âge

16 à 19 ans

93

39,1

36,526

0,000

20 à 24 ans

206

44,9

25 à 34 ans

256

35,6

35 à 44 ans

119

31,8

45 à 54 ans

62

25,9

55 ans et plus

53

25,6

Région

Ouest

256

38,3

70,789

0,000

Ontario

229

37,7

Québec

121

17,8

Atlantique

183

33,0

Type de consommateur

Peu fréquent

230

25,7

75,508

0,000

Occasionnel

200

35,9

Fréquent

359

42,6

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

61

44,5

15,323

0,002

À l’occasion

34

56,5

Fréquemment

22

39,5

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

96

32,1

19,156

0,000

À l’occasion

47

43,4

Fréquemment

66

45,4

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 3 : Les méthodes de consommation du cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres
Caractéristiques démographiques et autres

Méthode de consommation -
bu

n =102*

χ2

P

n*

%

Sexe

Homme

69

4,5

2,636

0,104

Femme

33

4,1

Âge

16 à 19 ans

--

--

--

--

20 à 24 ans

--

--

25 à 34 ans

--

--

35 à 44 ans

--

--

45 à 54 ans

--

--

55 ans et plus

--

--

Région

Ouest

35

5,2

8,294

0,040

Ontario

31

4,8

Québec

16

2,0

Atlantique

20

3,7

Type de consommateur

Peu fréquent

--

--

--

--

Occasionnel

--

--

Fréquent

--

--

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

9

6,7

21,079

0,000

À l’occasion

7

12,7

Fréquemment

6

12,9

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

15

4,7

41,900

0,000

À l’occasion

10

9,4

Fréquemment

19

12,9

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.
-- signifie que nous avons supprimé les données compte tenu de la petite taille d’échantillon et de la variabilité d’échantillonnage élevée associée aux estimations.

 

Tableau 4 : Les méthodes de consommation du cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres
Caractéristiques démographiques et autres

Méthode de consommation -
vaporisateur

n =338*

χ2

P

n*

%

Sexe

Homme

237

17,0

17,013

0,000

Femme

101

11,0

Âge

16 à 19 ans

25

10,1

17,484

0,004

20 à 24 ans

87

17,8

25 à 34 ans

128

18,0

35 à 44 ans

43

11,2

45 à 54 ans

31

13,4

55 ans et plus

24

12,3

Région

Ouest

111

17,0

50,999

0,000

Ontario

102

16,6

Québec

33

4,5

Atlantique

92

15,8

Type de consommateur

Peu fréquent

56

5,9

118,441

0,000

Occasionnel

84

14,3

Fréquent

198

25,3

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

19

13,4

12,939

0,005

À l’occasion

14

22,2

Fréquemment

10

19,3

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

44

14,4

53,514

0,000

À l’occasion

27

21,3

`

Fréquemment

45

34,1

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 5 : Les méthodes de consommation du cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres
Caractéristiques démographiques et autres

Méthode de consommation -
vaporisateur stylo ou cigarette électronique

n =477*

χ2

P

n*

%

Sexe

Homme

314

22,5

9,012

0,003

Femme

162

17,4

Âge

16 à 19 ans

63

26,5

31,474

0,000

20 à 24 ans

129

28,0

25 à 34 ans

153

21,5

35 à 44 ans

70

17,2

45 à 54 ans

35

16,4

55 ans et plus

27

13,6

Région

Ouest

161

24,3

47,862

0,000

Ontario

140

22,3

Québec

66

9,2

Atlantique

110

19,3

Type de consommateur

Peu fréquent

103

10,9

116,326

0,000

Occasionnel

115

21,0

Fréquent

259

31,8

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

40

28,6

27,835

0,000

À l’occasion

25

42,5

Fréquemment

16

32,8

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

54

17,0

18,970

0,000

À l’occasion

33

28,4

Fréquemment

44

32,9

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 6 : Les méthodes de consommation du cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres
Caractéristiques démographiques et autres

Méthode de consommation -
inhalé

n =300*

χ2

P

n*

%

Sexe

Homme

210

12,9

15,743

0,000

Femme

88

8,1

Âge

16 à 19 ans

--

--

--

--

20 à 24 ans

--

--

25 à 34 ans

--

--

35 à 44 ans

--

--

45 à 54 ans

--

--

55 ans et plus

--

--

Région

Ouest

109

15,3

39,906

0,000

Ontario

59

8,9

Québec

42

6,2

Atlantique

90

14,8

Type de consommateur

Peu fréquent

26

2,4

235,736

0,000

Occasionnel

54

8,2

Fréquent

220

23,8

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

27

18,2

42,723

0,000

À l’occasion

20

34,4

Fréquemment

19

35,0

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

45

14,5

138,370

0,000

À l’occasion

28

22,1

Fréquemment

57

37,5

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.
-- signifie que nous avons supprimé les données compte tenu de la petite taille d’échantillon et de la variabilité d’échantillonnage élevée associée aux estimations.

 

Tableau 7 : Les sources d’approvisionnement en cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres
Caractéristi-ques démographi-ques et autres

Source d’approvisionnement en cannabis

Je cultive mon propre cannabis
n = 21*

Cultivé pour moi
n = 35*

Partagé dans un groupe d’amis
n = 586*

Membre de ma famille ou ami
n = 568*

Connais-sance
n = 514*

Revendeur ou dispen-saire
n = 425*

Produc-teur autorisé de Santé Canada par la poste
n = 45*

χ2

P

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

   

Sexe

   Homme

15

0,9

22

1,6

350

25,6

287

22,3

321

24,6

283

22,8

26

1,9

29,914

0,000

   Femme

6

0,9

13

1,9

236

24,2

275

33,0

191

21,1

140

15,2

18

2,8

Âge

   16 à 19 ans

2

0,5

4

2,1

85

35,9

42

20,9

29

11,5

64

26,9

3

1,4

132,491

0,000

   20 à 24 ans

5

1,4

5

0,9

147

31,1

97

22,3

82

15,6

118

26,6

6

1,6

   25 à 34 ans

7

1,1

12

1,6

184

25,1

200

27,0

168

21,6

132

21,3

13

1,6

   35 à 44 ans

2

0,4

5

1,1

94

25,0

96

24,9

102

26,5

63

18,6

11

3,6

   45 à 54 ans

4

1,1

1

0,5

40

17,5

72

30,5

78

31,9

31

13,4

8

4,2

   55 ans et plus

1

0,7

8

3,8

36

17,3

61

33,4

55

30,2

17

11,6

4

1,9

Région

Atlantique

5

1,1

9

2,1

126

24,8

152

30,9

118

23,6

82

15,1

10

2,1

74,116

0,000

Québec

6

1,0

11

3,0

177

29,5

105

17,7

173

34,5

82

13,3

4

0,6

Ontario

5

0,9

9

1,7

135

24,1

143

28,1

100

19,7

128

22,0

13

2,5

Ouest

5

0,8

6

1,0

148

23,5

168

29,5

123

20,9

133

21,2

18

3,0

Type de consommateur

Peu fréquent

5

0,5

7

0,9

396

40,3

259

30,2

147

16,9

72

9,0

12

1,6

409,603

0,000

Occasionnel

5

0,5

10

1,7

121

20,1

148

29,8

152

28,8

88

16,5

11

2,2

Fréquent

11

1,8

18

2,8

69

8,6

161

20,2

215

27,1

265

35,7

22

3,3

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

χ2

P

Journées commencées en consommant du cannabis à des fins non médicales en matinée (30 jours)

Aucune

5

0,3

21

2,4

217

20,5

254

28,0

230

24,7

18

20,7

3

2,5

107,617

0,000

1 jour

3

3,0

2

1,6

14

13,7

25

20,0

28

26,6

2

32,7

0

2,5

De 2 à 3 jours

3

2,5

2

1,3

17

10,9

34

24,6

42

28,9

3

29,2

1

2,3

1 ou 2 jours par semaine

2

2,8

1

0,2

11

11,9

19

19,3

41

22,8

4

38,6

1

4,2

3 ou 4 jours par semaine

2

2,4

1

1,4

5

7,4

7

12,4

27

25,7

3

44,6

0

6,0

De 5 à 6 jours par semaine

1

1,2

0

0,3

2

5,8

4

24,2

11

20,3

1

47,6

0

0,9

Tous les jours

2

2,1

3

3,5

13

8,5

20

15,1

44

29,5

5

37,8

0

3,4

Heures « défoncé » ou « high » au cours d’une journée normale de consommation de cannabis à des fins non médicales (30 jours)

Moins de 1 heure

4

2,2

9

3,0

65

21,1

67

24,1

79

28,0

45

17,4

7

4,2

78,931

0,000

1 ou 2 heures

5

0,5

12

2,3

121

17,3

153

26,6

165

27,0

129

23,2

10

1,9

3 ou 4 heures

3

0,8

7

1,9

67

15,9

95

24,8

98

23,8

113

30,1

9

2,5

5 ou 6 heures

1

1,1

2

0,9

16

11,1

35

26,5

23

16,3

46

39,3

6

4,7

7 heures ou plus

5

3,7

0

0,0

--

--

13

10,6

26

28,0

42

45,2

4

2,8

L’avez-vous acheté [le cannabis] ou vous a-t-il été donné?

Je l’ai acheté/j’ai fait un échange pour l’avoir

--

--

21

1,8

--

--

300

26,8

394

35,3

390

36,1

--

--

212,322

0,000

On me l’a donné

--

--

14

4,0

--

--

266

63,4

119

26,1

24

6,5

--

--

Au cours des douze derniers mois, avez-vous vendu/revendu ou échangé avec d’autres personnes le cannabis que vous avez obtenu?

Oui

9

3,0

6

1,8

35

12,9

56

23,2

65

24,4

86

33,0

3

0,3

72,129

0,000

Non

12

0,7

29

1,7

551

26,4

512

27,2

449

23,0

339

18,0

42

0,6

Au cours des douze derniers mois, avez-vous partagé ou donné le cannabis que vous avez obtenu à des fins non médicales en faisant circuler un joint/une pipe à eau/une pipe dans un groupe?

Oui

17

1,3

24

1,6

324

22,4

365

26,2

329

22,4

324

23,8

27

2,0

53,890

0,000

Non

4

0,3

11

1,9

262

28,7

203

27,7

185

24,2

101

13,4

18

2,7

 

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

χ2

P

Au cours des douze derniers mois, avez-vous partagé ou donné le cannabis que vous avez obtenu à des fins non médicales, en excluant le partage pendant la consommation (c.-à-d. en faisant circuler un joint/une pipe à eau/une pipe dans un groupe)?

Oui

12

1,6

17

2,4

118

16,3

180

23,5

192

26,0

202

27,7

17

2,1

98,023

0,000

Non

9

0,6

18

1,4

468

29,1

388

28,4

322

21,7

223

15,7

28

2,4

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

1

0,3

0

0

58

42,8

22

18,0

20

12,6

35

26,3

0

0

75,669

0,000

À l’occasion

0

0

0

0

8

16,3

12

23,0

12

17,2

22

38,5

2

3,9

Fréquemment

0

0

0

0

7

11,7

12

27,4

5

8,6

39

52,3

0

0

Ne l’ai pas fait dans les douze derniers mois

1

0,5

3

1,1

114

37,2

83

30,0

41

13,3

47

16,3

1

0,1

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

4

1,1

5

1,9

66

19,7

53

22,0

65

24,5

66

27,0

8

3,3

105,161

0,000

À l’occasion

1

1,2

0

0

16

14,4

18

15,8

31

23,0

40

42,6

3

3,0

Fréquemment

4

3,2

2

0,6

12

8,1

25

17,8

39

30,7

45

36,9

2

2,2

Ne l’ai pas fait dans les douze derniers mois

12

0,7

28

1,9

503

27,6

472

28,8

379

22,4

274

15,9

32

2,1

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.
-- signifie que nous avons supprimé les données compte tenu de la petite taille d’échantillon et de la variabilité d’échantillonnage élevée associée aux estimations.

 

Tableau 8 : Les opinions sur la conduite avec facultés affaiblies par le cannabis, selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

La consommation de cannabis à des fins non médicales nuit-elle à la capacité de conduire un véhicule? (oui)
n = 6 753*

n*

%

χ2

P

Sexe

Homme

3 340

80,4

46,092

0,000

Femme

3 395

85,0

Âge

16 à 19 ans

378

68,5

329,371

0,000

20 à 24 ans

675

69,2

25 à 34 ans

1 506

73,7

35 à 44 ans

1 376

82,7

45 à 54 ans

1 273

88,4

55 ans et plus

1 545

89,1

Région

Ouest

1 708

80,4

35,814

0,000

Ontario

1 565

82,6

Québec

1 942

87,0

Atlantique

1 538

79,4

Type de consommateur

Peu fréquent

663

74,8

383,740

0,000

Occasionnel

269

49,6

Fréquent

221

30,9

Conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis

Oui

269

22,0

349,703

0,000

Non

325

64,4

Cela dépend

342

56,0

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 9 : Le fait d’avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

Avez-vous conduit un véhicule motorisé dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales? (oui)
n = 979*

n*

%

χ2

P

Sexe

Homme

665

44,6

47,652

0,000

Femme

309

31,1

Âge

16 à 19 ans

71

27,8

31,581

0,000

20 à 24 ans

215

43,1

25 à 34 ans

351

45,2

35 à 44 ans

174

42,7

45 à 54 ans

104

37,5

55 ans et plus

64

30,4

Région

Ouest

300

45,8

23,211

0,000

Ontario

212

34,1

Québec

222

36,0

Atlantique

245

41,9

Type de consommateur

Peu fréquent

206

20,7

322,937

0,000

Occasionnel

247

41,9

Fréquent

526

60,0

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 10 : Le fait d’avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool, selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

Avez-vous conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales en combinaison avec l’alcool? (oui)
n = 150*

n*

%

χ2

P

Sexe

Homme

110

16,2

2,948

0,086

Femme

38

12,9

Âge

16 à 19 ans

9

11,4

5,817

0,324

20 à 24 ans

34

14,6

25 à 34 ans

53

15,0

35 à 44 ans

25

14,5

45 à 54 ans

13

11,5

55 ans et plus

16

22,5

Région

Ouest

42

13,8

4,671

0,198

Ontario

28

14,3

Québec

44

20,0

Atlantique

36

16,3

Type de consommateur

Peu fréquent

59

29,6

35,871

0,000

Occasionnel

27

11,5

Fréquent

64

10,8

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 11 : Le fait d’avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec une autre drogue, selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

Avez-vous conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales en combinaison avec une autre drogue? (oui)
n =71 *

n*

%

χ2

P

Sexe

Homme

56

9,2

3,971

0,044

Femme

15

5,3

Âge

16 à 19 ans

6

5,7

3,842

0,572

20 à 24 ans

15

7,6

25 à 34 ans

21

6,4

35 à 44 ans

14

8,4

45 à 54 ans

7

6,8

55 ans et plus

8

13,0

Région

Ouest

21

7,4

5,245

1,55

Ontario

15

7,5

Québec

23

10,8

Atlantique

12

5,3

Type de consommateur

Peu fréquent

20

10,1

2,348

0,309

Occasionnel

16

8,2

Fréquent

35

6,8

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 12 : Le fait d’avoir pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis dans les deux heures précédant la conduite, selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

Avez-vous pris place dans un véhicule conduit par une personne qui avait consommé du cannabis à des fins non médicales dans les deux heures précédant la conduite? (oui)
n = 3 739*

n*

%

χ2

P

Sexe

Homme

2 125

44,4

91,526

0,000

Femme

1 593

33,6

Âge

16 à 19 ans

227

40,9

449,252

0,000

20 à 24 ans

567

55,6

25 à 34 ans

1 191

57,6

35 à 44 ans

738

44,0

45 à 54 ans

501

33,2

55 ans et plus

515

27,7

Région

Ouest

1 008

44,1

64,555

0,000

Ontario

792

36,8

Québec

940

33,7

Atlantique

999

46,7

Type de consommateur

Peu fréquent

600

65,4

194,503

0,000

Occasionnel

467

81,8

Fréquent

767

91,7

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.

 

Tableau 13 : Les contacts avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales, selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

Contacts avec la police pour possession de cannabis à des fins non médicales (oui)
n = 55*

n*

%

Sexe

Homme

44

84,7

Femme

--

--

Âge

16 à 19 ans

16

28,8

20 à 24 ans

17

24,8

25 à 34 ans

15

30,4

35 à 44 ans

--

--

45 à 54 ans

--

--

55 ans et plus

--

--

Région

Ouest

16

36,0

Ontario

14

39,1

Québec

14

18,0

Atlantique

11

6,9

Type de consommateur

Peu fréquent

--

--

Occasionnel

--

--

Fréquent

40

71,2

Source : Enquête canadienne sur le cannabis de 2017
*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les pourcentages représentent des données pondérées.
-- signifie que nous avons supprimé les données compte tenu de la petite taille d’échantillon et de la variabilité d’échantillonnage élevée associée aux estimations.

 

Tableau 14 : Le prix par gramme de cannabis à des fins non médicales, selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

n*

Prix moyen/g (pondéré)

Variable à tester (F) (non pondérée)

Signification (non pondérée)

Sexe

Homme

797

10,01

8,796

0,003

Femme

421

14,11

Âge

16 à 19 ans

128

9,20

0,268

0,931

20 à 24 ans

278

9,98

25 à 34 ans

405

12,68

35 à 44 ans

215

10,33

45 à 54 ans

117

12,00

55 ans et plus

82

13,20

Région

Ouest

319

12,08

2,657

0,047

Ontario

313

12,48

Québec

287

8,11

Atlantique

306

9,78

Fréquence de la consommation (12 mois)

Peu fréquemment

141

21,89

14,807

0,000

À l’occasion

385

12,15

Fréquemment

699

8,77

Journées commencées en consommant du cannabis à des fins non médicales en matinée (30 jours)

Aucune

691

13,09

0,921

0,479

1 jour

95

9,08

De 2 à 3 jours

135

10,80

1 ou 2 jours par semaine

103

9,64

3 ou 4 jours par semaine

56

8,25

De 5 à 6 jours par semaine

23

7,77

Tous les jours

122

7,92

Heures « défoncé » ou « high » au cours d’une journée normale de consommation de cannabis à des fins non médicales (30 jours)

Moins de 1 heure

191

12,55

1,411

0,228

1 ou 2 heures

477

13,33

3 ou 4 heures

343

9,42

5 ou 6 heures

115

9,20

7 heures ou plus

99

8,16

Nombre de personnes/sources différentes auprès desquelles vous avez obtenu du cannabis à des fins non médicales (12 mois)

J’ai cultivé tout le cannabis que j’ai consommé

16

7,61

1,014

0,399

1 source/personne

483

12,71

2 ou 3 sources/personnes

558

11,04

4 ou 5 sources/personnes

81

8,74

6 sources/personnes ou plus

87

8,43

Source d’approvisionnement en cannabis à des fins non médicales

Je cultive mon propre cannabis

14

10,75

2,706

0,009

Il a été cultivé pour moi

19

14,08

Il a été partagé dans un groupe d’amis

180

13,31

Auprès d’un membre de ma famille ou d’un ami

247

9,66

Auprès d’une connaissance

321

13,37

Auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire

340

9,69

Auprès d’un producteur autorisé de Santé Canada par la poste

31

8,24

Autre

4

63,82

L’avez-vous acheté [le cannabis à des fins non médicales] ou vous a-t-il été donné?

Je l’ai acheté/j’ai fait un échange pour l’avoir

836

9,30

26,737

0,000

On me l’a donné

83

27,83

Fréquence de l’achat/réception de fleurs/feuilles séchées de cannabis à des fins non médicales (30 jours)

1 jour par mois

601

12,82

0,918

0,468

2 à 3 jours par mois

375

10,30

1 ou 2 jours par semaine

155

8,99

3 ou 4 jours par semaine

25

9,02

5 à 6 jours par semaine

24

6,78

Tous les jours

45

9,94

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

84

9,62

2,290

0,079

À l’occasion

48

8,36

Fréquemment

49

7,80

Ne l’ai pas fait dans les douze derniers mois

108

11,12

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

162

11,03

1,828

0,140

À l’occasion

99

7,63

Fréquemment

116

14,56

Ne l’ai pas fait dans les douze derniers mois

848

11,45

*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les moyennes représentent des données pondérées.

 

Tableau 15 : La quantité de cannabis à des fins non médicales consommée (en grammes), selon certaines caractéristiques démographiques et autres variables
Caractéristiques démographiques et autres variables

n*

Quantité consommée (g) (pondérée)

Variable à tester (F) (non pondérée)

Signification (non pondérée)

Sexe

Homme

1 256

0,98

8,918

0,003

Femme

816

0,79

Âge

16 à 19 ans

226

1,04

1,626

0,150

20 à 24 ans

432

1,07

25 à 34 ans

677

0,87

35 à 44 ans

349

0,91

45 à 54 ans

212

0,79

55 ans et plus

186

0,78

Région

Ouest

559

0,92

1,726

0,160

Ontario

520

0,93

Québec

521

0,73

Atlantique

482

1,07

Fréquence de la consommation (12 mois)

Peu fréquemment

825

0,49

74,201

0,000

À l’occasion

524

0,68

Fréquemment

733

1,55

Combien de journées avez-vous commencées en consommant du cannabis à des fins non médicales en matinée? (30 jours)

Aucune

885

0,68

29,745

0,000

1 jour

103

1,11

De 2 à 3 jours

135

1,50

1 ou 2 jours par semaine

100

1,55

3 ou 4 jours par semaine

58

2,03

De 5 à 6 jours par semaine

23

2,22

Tous les jours

119

2,65

Heures « défoncé » ou « high » au cours d’une journée normale de consommation de cannabis à des fins non médicales (30 jours)

Moins de 1 heure

257

0,94

26,013

0,000

1 ou 2 heures

574

0,80

3 ou 4 heures

372

1,30

5 ou 6 heures

120

1,37

7 heures ou plus

100

2,47

Nombre de personnes/sources différentes auprès desquelles vous avez obtenu du cannabis à des fins non médicales (12 mois)

J’ai cultivé tout le cannabis que j’ai consommé

50

0,94

10,110

0,000

1 source/personne

1 017

0,74

2 ou 3 sources/personnes

827

0,99

4 ou 5 sources/personnes

91

1,35

6 sources/personnes ou plus

97

1,62

Source d’approvisionnement en cannabis à des fins non médicales

Je cultive mon propre cannabis

20

2,79

6,775

0,000

Il a été cultivé pour moi

29

0,89

Il a été partagé dans un groupe d’amis

529

0,61

Auprès d’un membre de ma famille ou d’un ami

491

0,79

Auprès d’une connaissance

435

0,91

Auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire

380

1,33

Auprès d’un producteur autorisé de Santé Canada par la poste

40

1,08

Autre

8

0,62

L’avez-vous acheté [le cannabis à des fins non médicales] ou vous a-t-il été donné?

Je l’ai acheté/j’ai fait un échange pour l’avoir

975

1,16

37,138

0,000

On me l’a donné

348

0,54

Fréquence de l’achat/réception de fleurs/feuilles séchées de cannabis à des fins non médicales (30 jours)

1 jour par mois

747

0,64

42,002

0,000

2 à 3 jours par mois

379

1,42

1 ou 2 jours par semaine

148

1,99

3 ou 4 jours par semaine

24

2,33

5 à 6 jours par semaine

20

2,52

Tous les jours

46

3,93

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

127

0,86

25,197

0,000

À l’occasion

53

1,68

Fréquemment

47

2,08

Ne l’ai pas fait dans les douze derniers mois

288

0,53

Fréquence de la consommation pour être « défoncé » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez (12 mois)

Peu fréquemment

226

1,10

38,376

0,000

À l’occasion

96

1,74

Fréquemment

122

2,37

Ne l’ai pas fait dans les douze derniers mois

1 638

0,72

*Les tailles d’échantillon renvoient à des données non pondérées, tandis que les moyennes représentent des données pondérées.

Notes

  1. 1

    Source : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/enquete-canadienne-tabac-alcool-et-drogues/2015-tableaux-supplementaires.html#a11 (repéré le 13 septembre 2018).

  2. 2

    Ces objectifs ont été établis en vue de :
    * protéger les jeunes Canadiens et Canadiennes en gardant le cannabis hors de la portée des enfants et des jeunes;
    * enlever les profits des mains de criminels, en particulier du crime organisé;
    * réduire les fardeaux sur la police et le système de justice associés aux infractions de simple possession de cannabis;
    * empêcher les Canadiens et les Canadiennes d’entrer dans le système de justice pénale et d’avoir un dossier criminel en raison d’infractions de simple possession de cannabis;
    * protéger la santé et la sécurité publiques en renforçant, le cas échéant, les lois et les mesures d’exécution de la loi qui dissuadent ou punissent les infractions plus graves liées au cannabis, en particulier la vente et la distribution aux enfants et aux jeunes, la vente en dehors du cadre réglementaire et la conduite d’un véhicule à moteur sous l’influence du cannabis;
    * s’assurer que les Canadiens et les Canadiennes sont bien informés à l’aide de campagnes de santé publique soutenues et appropriées et, en ce qui concerne les jeunes en particulier, s’assurer qu’ils comprennent les risques;
    * établir et exécuter un système strict de production, de distribution et de vente, en adoptant une approche axée sur la santé publique, comportant une réglementation de la qualité et de la sécurité (p. ex. un emballage protège-enfant, des étiquettes de mise en garde), une limitation de l’accès et l’application des taxes, ainsi que des programmes de soutien au traitement de la toxicomanie, un soutien en santé mentale et des programmes éducatifs;
    * donner accès à du cannabis de qualité certifiée à des fins médicales conformément à la politique fédérale et aux décisions des tribunaux;
    * effectuer une collecte continue de données, y compris la collecte de données de référence, en vue de surveiller les répercussions du nouveau cadre.

  3. 3

    La différence peut aussi s’expliquer en partie par le fait que l’ECTAD a été effectuée au téléphone, tandis que le questionnaire de l’ECC a été rempli en ligne. Si l’on se fie à la théorie de la désirabilité sociale, les personnes interrogées en personne ou au téléphone pourraient hésiter davantage que les gens interrogés en ligne à admettre un comportement indésirable sur le plan social, comme la consommation de cannabis.

  4. 4

    Si les répondants indiquaient qu’ils avaient consommé du cannabis à des fins médicales, ils étaient invités à remplir une autre série de questions au sujet de leurs croyances et de leurs comportements liés à la consommation de cannabis à des fins médicales. Or, comme nous l’avons noté, nos analyses ne portent que sur les questions touchant la consommation de cannabis à des fins non médicales.

  5. 5

    Le lecteur est invité à communiquer avec les auteurs pour obtenir les données, s’il souhaite reproduire les pourcentages pondérés présentés dans le rapport.

  6. 6

    https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/drogues-medicaments/cannabis/effets-sante/effets.html

  7. 7

    Pour chacune des méthodes de consommation examinées dans l’ECC (fumer, manger, boire, vaporiser avec un vaporisateur, vaporiser avec un vaporisateur stylo ou une cigarette électronique et inhaler), la question suivante était posée aux consommateurs de cannabis : Au cours des douze derniers mois, avez-vous utilisé les méthodes suivantes pour consommer du cannabis à des fins non médicales?

  8. 8

    Les répondants pouvaient sélectionner plus d’une option quant à la manière dont ils avaient consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête.

  9. 9

    L’inhalation est la vaporisation instantanée d’un concentré de cannabis, une fois qu’il est appliqué à une surface chaude et inhalé.

  10. 10

    En raison du coefficient de variation élevé, nous avons supprimé la ventilation par groupe d’âge des résultats relatifs à la proportion de répondants ayant bu du cannabis.

  11. 11

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  12. 12

    Étant donné le coefficient de variation élevé, nous avons supprimé les résultats relatifs à l’inhalation de cannabis pour tous les autres groupes d’âge.

  13. 13

    Interpréter avec prudence étant donné la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  14. 14

    Interpréter avec prudence étant donné la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  15. 15

    Par souci de simplicité du langage, les termes consommateur peu fréquent, consommateur occasionnel et consommateur fréquent seront utilisés pour désigner les consommateurs de cannabis selon la fréquence de leur consommation. Pour être plus précis, les consommateurs peu fréquents ont déclaré avoir consommé du cannabis de moins d’une fois par mois à 1 jour par mois; les consommateurs occasionnels, de 2 ou 3 jours par mois à 1 ou 2 jours par semaine; et les consommateurs fréquents, 3 ou 4 jours par semaine, de 5 à 6 jours par semaine ou tous les jours.

  16. 16

    Ces questions ont été posées uniquement aux étudiants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête.

  17. 17

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  18. 18

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  19. 19

    Il y avait aussi la source Autre, que nous n’avons toutefois pas incluse dans l’analyse en raison des valeurs de dénombrement très faibles (0,6 % des répondants) et de son caractère vague.

  20. 20

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  21. 21

    Contrairement à l’Enquête nationale sur le cannabis, aucune réponse multiple n’était permise dans l’ECC à la question touchant les sources d’approvisionnement en cannabis. Par conséquent, les résultats des deux enquêtes ne peuvent pas être comparés directement.

  22. 22

    Source : https://www150.statcan.gc.ca/n1/en/daily-quotidien/180418/dq180418b-fra.pdf?st=YQve-nhO

  23. 23

    Interpréter avec prudence étant donné la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  24. 24

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  25. 25

    Les questions suivantes ont été posées uniquement aux répondants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis dans les trente jours ayant précédé l’enquête : 1) Au cours des trente derniers jours, combien de journées avez-vous commencées en consommant du cannabis à des fins non médicales en matinée? 2) Au cours des trente derniers jours, durant combien d’heures avez-vous été « défoncé » ou « high » au cours d’une journée normale où vous avez consommé du cannabis à des fins non médicales?

  26. 26

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  27. 27

    Valeurs de dénombrement très faibles. Interpréter avec prudence.

  28. 28

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  29. 29

    Cette question a été montrée uniquement aux répondants qui ont répondu à la question précédente que leur source habituelle était l’une des suivantes : Il a été cultivé pour moi; Auprès d’un membre de la famille ou d’un ami; Auprès d’une connaissance; ou Auprès d’un revendeur ou d’un dispensaire.

  30. 30

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : L’avez-vous acheté [le cannabis] ou vous a-t-il été donné?

  31. 31

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Au cours des douze derniers mois, avez-vous vendu/revendu ou échangé avec d’autres personnes le cannabis que vous avez obtenu?

  32. 32

    Interpréter avec prudence étant donné la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  33. 33

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Au cours des douze derniers mois, avez-vous partagé ou donné le cannabis que vous avez obtenu à des fins non médicales en faisant circuler un joint/une pipe à eau/une pipe dans un groupe?

  34. 34

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Au cours des douze derniers mois, avez-vous partagé ou donné le cannabis que vous avez obtenu à des fins non médicales, en excluant le partage pendant la consommation (c. à d. en faisant circuler un joint/une pipe à eau/une pipe dans un groupe)?

  35. 35

    Ces questions ont été posées uniquement aux étudiants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des douze mois ayant précédé l’enquête : 1) Au cours des douze derniers mois, à quelle fréquence avez-vous consommé du cannabis à des fins non médicales pour être « défoncé » ou « high » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez? 2) Au cours des douze derniers mois, à quelle fréquence avez-vous consommé du cannabis à des fins non médicales pour être « high » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez? Les répondants qui l’avaient fait peu fréquemment ont déclaré avoir consommé du cannabis de moins d’une fois par mois à 1 jour par mois; ceux qui l’avaient fait à l’occasion, de 2 ou 3 jours par mois à 1 ou 2 jours par semaine; et ceux qui l’avaient fait fréquemment, 3 ou 4 jours par semaine, de 5 à 6 jours par semaine ou tous les jours.

  36. 36

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  37. 37

    Les questions exactes de l’ECC concernant les croyances relatives à la CFAD étaient les suivantes : Selon vous, la consommation de cannabis à des fins non médicales nuit-elle à la capacité de conduire un véhicule? Et Selon vous, après combien de temps est-il sécuritaire pour une personne de conduire un véhicule après avoir consommé du cannabis à des fins non médicales?

  38. 38

    Il n’y avait aucune autre différence importante entre les croyances entourant la CFAD et le fait d’avoir conduit un véhicule dans les deux heures suivant la consommation de cannabis en combinaison avec l’alcool, et la consommation de cannabis en combinaison avec une autre drogue.

  39. 39

    Ces résultats sont beaucoup plus élevés que ceux déclarés dans l’Enquête nationale sur le cannabis de 2018 (3e trimestre), dans laquelle 14 % des consommateurs de cannabis ayant un permis de conduire valide ont dit avoir conduit dans les deux heures suivant la consommation. Par ailleurs, une étude menée auprès de la population canadienne au sujet de la CFAD (EKOS, 2017) a permis de constater que parmi les répondants qui avaient consommé du cannabis dans les douze mois ayant précédé l’étude, 28 % ont dit avoir conduit un véhicule pendant que leurs facultés étaient affaiblies.

  40. 40

    Il y avait des résultats non statistiques pour le sexe, l’âge et la région des consommateurs qui avaient conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales en combinaison avec l’alcool.

  41. 41

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  42. 42

    Il y avait des résultats non statistiques pour l’âge, la région et le type des consommateurs qui avaient conduit dans les deux heures suivant la consommation de cannabis à des fins non médicales en combinaison avec une autre drogue.

  43. 43

    Aucune définition du terme « autre drogue » n’a été fournie aux répondants.

  44. 44

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  45. 45

    Ces résultats se fondent sur les données autodéclarées provenant de 2 132 répondants.

  46. 46

    La question exacte dans l’ECC de 2017 était la suivante : Au cours des douze derniers mois, avez-vous eu personnellement une interaction avec un agent d’application de la loi concernant votre possession personnelle de cannabis à des fins non médicales?

  47. 47

    Il est à noter que seuls les répondants qui ont dit avoir eu une interaction avec un agent d’application de la loi sont pris en compte dans cette analyse.

  48. 48

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  49. 49

    Interpréter avec prudence étant donné la petite taille d’échantillon et la variabilité d’échantillonnage modérée associée aux estimations.

  50. 50

    Les résultats présentés dans cette section du document ne sont pas pondérés parce que la pondération visait à représenter les consommateurs de cannabis en fonction de leur âge, de leur région et de leur sexe. Par conséquent, les quantités et les prix moyens donnés représentent les réponses réelles au questionnaire.

  51. 51

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Combien d’argent dépensez-vous généralement pour vous procurer du cannabis à des fins non médicales chaque mois?

  52. 52

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Combien d’argent avez-vous dépensé pour acheter du cannabis à des fins non médicales au cours des trente derniers jours?

  53. 53

    La question portant sur le prix du cannabis a été posée uniquement pour les trente jours ayant précédé l’enquête, et non les douze mois comme la majorité des autres questions.

  54. 54

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Généralement, quelle quantité de cannabis sous la forme suivante : fleurs/feuilles séchées (fumées ou vaporisées) avez-vous achetée ou reçue chaque fois à des fins non médicales? (unités : g)

  55. 55

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Combien avez-vous payé pour obtenir cette quantité?

  56. 56

    Nous avons exclus de l’analyse les transactions qui affichaient 0,00 $ comme prix payé pour des fleurs/feuilles séchées de cannabis, car nous estimons que le prix moyen du cannabis devrait refléter les échanges monétaires et non les cas où le cannabis a été donné.

  57. 57

    Nous avons calculé une nouvelle variable mesurant le prix par gramme de fleurs/feuilles séchées de cannabis, en divisant le prix total que les consommateurs avaient payé au cours de la transaction par la quantité de cannabis qu’ils avaient achetée (en grammes). Le chiffre qui en a résulté correspond donc au prix par gramme de fleurs/feuilles séchées de cannabis et sera utilisé dans le reste du rapport.

  58. 58

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Durant les jours où vous avez consommé : fleurs/feuilles séchées (fumées ou vaporisées), [q]uelle quantité avez-vous consommée dans une journée? (unités : g)

  59. 59

    Les consommateurs peu fréquents ont déclaré avoir consommé du cannabis de moins d’une fois par mois à 1 jour par mois; les consommateurs occasionnels, de 2 ou 3 jours par mois à 1 ou 2 jours par semaine; et les consommateurs fréquents, 3 ou 4 jours par semaine, de 5 à 6 jours par semaine ou tous les jours.

  60. 60

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Quel âge aviez-vous lorsque vous avez consommé pour la première fois du cannabis à des fins non médicales? (unités : ans)

  61. 61

    On a posé aux consommateurs de cannabis les questions suivantes : 1) Au cours des trente derniers jours, combien de journées avez-vous commencées en consommant du cannabis à des fins non médicales en matinée? 2) Au cours des trente derniers jours, durant combien d’heures avez-vous été « défoncé » ou « high » au cours d’une journée normale où vous avez consommé du cannabis à des fins non médicales?

  62. 62

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Au cours des trente derniers jours, durant combien d’heures avez-vous été « défoncé » ou « high » au cours d’une journée normale où vous avez consommé du cannabis à des fins non médicales?

  63. 63

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Au cours des douze derniers mois, auprès de combien de personnes/sources différentes avez-vous obtenu du cannabis à des fins non médicales?

  64. 64

    On a posé aux consommateurs de cannabis la question suivante : Au cours des douze derniers mois, auprès de qui vous êtes-vous généralement procuré le cannabis que vous avez consommé à des fins non médicales?

  65. 65

    On a posé aux consommateurs de cannabis les questions suivantes : 1) Au cours des douze derniers mois, à quelle fréquence avez-vous consommé du cannabis à des fins non médicales pour être « défoncé » ou « high » avant de vous rendre dans un établissement d’enseignement secondaire, collégial ou universitaire ou pendant que vous y étiez? 2) Au cours des douze derniers mois, à quelle fréquence avez-vous consommé du cannabis à des fins non médicales pour être « high » avant de vous rendre au travail ou pendant que vous y étiez? Les répondants qui l’avaient fait peu fréquemment ont déclaré avoir consommé du cannabis de moins d’une fois par mois à 1 jour par mois; ceux qui l’avaient fait à l’occasion, de 2 ou 3 jours par mois à 1 ou 2 jours par semaine; et ceux qui l’avaient fait fréquemment, 3 ou 4 jours par semaine, de 5 à 6 jours par semaine ou tous les jours.

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