Programme PréCrimAdo

Aperçu

Groupe d'âge : Adolescence (12-17)

Genre : Mixte (femme et homme)

Population desservie : Familles

Sujet : Comportements agressifs/violents; Comportements antisociaux/deviants

Milieu : Zone rurale/éloignée; Zone urbaine; Installation des services sociaux

Location : Québec

Nombre d’études canadiennes complétées d’évaluation des résultats : 1

Continuum d'intervention : Prévention du crime secondaire

Brève description

Le programme PréCrimAdo (Prévenir la criminalisation chez les adolescents à haut risque par l’application de l’approche de médiation en centre jeunesse) vise à prévenir la criminalisation des jeunes ayant fait l’objet d’un signalement retenu en vertu de l'article 38(f) (troubles de comportement) de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) (Québec).

Le programme PréCrimAdo est fondé sur une approche axée sur la médiation. L’approche axée sur la médiation n’est pas exactement un programme, mais exige plutôt l’application d’un processus de médiation structuré qui permet aux membres de la famille de regarder sous un nouveau jour leur situation et de travailler en vue d’éliminer les éléments et les facteurs de risque qui compromettent la sécurité et le développement des jeunes.

Objectifs

Les objectifs principaux du programme PréCrimAdo sont les suivants :

  • mobiliser les membres de la famille dans le cadre d’un processus de résolution de problèmes et améliorer le fonctionnement familial et le sentiment de compétence;
  • réduire les problèmes comportementaux des jeunes;
  • mobiliser les parties qui ont un rôle à jouer touchant les mesures de protection.

Clientèle

La clientèle appropriée du programme PréCrimAdo englobe les jeunes âgés de 12 à 15 ans ayant fait l’objet d’un signalement retenus en vertu de l’article 38(f) (troubles de comportement) de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) de Québec, et qui connaissent des problèmes dans la relation parent-adolescent.

Composantes clés

Le programme PréCrimAdo concerne la mise en œuvre du processus de médiation dans trois centres jeunesse du Québec afin de s’attaquer efficacement aux facteurs de risque susceptibles de mener les jeunes à commettre des infractions criminelles.

Grâce aux séances de médiation, les médiateurs poussent les jeunes et leurs parents à réfléchir à leurs besoins respectifs et à mettre en place des mesures correctives négociées. Le fondement de l’approche de médiation consiste à tenir compte des besoins de chaque membre de la famille, ce qui permet de cibler l’intervention sur les enjeux personnels et familiaux les plus importants.

Le processus de négociation inclut non seulement les membres de la famille, mais aussi d’autres partenaires (écoles, centres de services communautaires locaux, organisations communautaires, etc.) avec qui la coopération est importante afin d’aider les jeunes.

Information sur la mise en oeuvre

Certains des éléments essentiels pour la mise en œuvre de ce programme ou de cette initiative comprennent :

  • Exigences organisationnelles : le programme PréCrimAdo a été mis à l’essai auprès d’une catégorie de jeunes précise – ceux qui ont été référés aux centres de jeunesse du Québec au titre de la Loi sur la protection de la jeunesse. Les centres de jeunesse ont été établis au titre de la Loi sur les services de santé et les services sociaux afin de fournir des services psychosociaux et de réhabilitation et d’intégration sociale conformément à la Loi sur la protection de la jeunesse, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et la Loi sur les services de santé et les services sociaux au sujet du placement des enfants et des jeunes.
  • Partenariats : les organisations doivent travailler en collaboration avec les écoles, les centres de services communautaires locaux, les organisations communautaires, etc.
  • Formation et assistance technique : les personnes qui participent à l’animation des séances de médiation (travailleurs sociaux, superviseurs cliniques, animateurs) doivent avoir suivi une formation.
  • Outils d'évaluation des risques : Information limitée sur ce sujet.
  • Documents et ressources : Information limitée sur ce sujet.

Reconnaissance internationale

Les systèmes de classification les plus reconnus des programmes en prévention du crime fondés sur des données probantes ont classifié ce programme ou cette initiative de la façon suivante (en anglais seulement) :

  • Blueprint for Healthy Youth Development: Ne s'applique pas.
  • Crime Solutions/OJJDP Model Programs Guide: Ne s'applique pas.
  • SAMHSA's National Registry of Evidence-based Programs and Practices: Ne s'applique pas.
  • Coalition for Evidence-Based Policy: Ne s'applique pas.

Rassembler les connaissances canadiennes

Sites de mise en oeuvre au Canada

Dans le cadre de la Stratégie nationale pour la prévention du crime, Sécurité publique Canada a versé un financement au Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire pour mettre en œuvre le programme PréCrimAdo dans trois centres de jeunes du Québec : Québec, Chaudière-Appalaches et Montérégie de 2008 à 2011.

Principales conclusions des études canadiennes d'évaluation des résultats

Dans le cadre de son financement avec Sécurité publique Canada, l’Université Laval (Drapeau et coll.) a complété une étude d’évaluation des résultatsFootnote1 du programme PréCrimAdo de 2008 à 2013. Une conception quasi expérimentale avec groupe témoin non équivalent a été privilégiée. La conception d'évaluation comportait trois temps de mesure. Les deux premiers temps de mesure (prétest/post-test, P1 et P2) ont été réalisés auprès des parents et des jeunes. Le troisième temps de mesure (T3) a été réalisé directement à l'aide de la banque de données informatisées des centres jeunesse, sans faire appel aux parents ou aux adolescents.

Les résultats de cette évaluation ont montré ce qui suit :

  • comparés aux autres groupes, les jeunes exposés à la médiation à l'étape de l'application des mesures signalent une diminution significativement plus importante de leur niveau de conflit avec leur(s) parent(s) (réduction de 12 à 14 % c. 8 à 9 % pour les autres groupes);
  • les parents du groupe de médiation signalent une amélioration significativement plus importante du fonctionnement général de leur famille (amélioration de 18 % c. 7 à 11 % pour les autres groupes);
  • les analyses montrent que l’approche de médiation n'affecte pas directement la trajectoire des jeunes suivis dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA).

Pour plus de détails, consulter la publication du Centre national de prévention du crime (2014).

 

Information sur les coûts

L’introduction des pratiques de médiation du programme PréCrimAdo aurait été associée à une réduction d’environ 521 438 $ (CAD) des coûts annuels des services aux jeunes suivis en troubles de comportement pour un centre jeunesse moyen durant la période 2011-2012 (Drapeau et coll., 2013).

Références

Drapeau S., Lessard G. et Turcotte D. (2013). Programme PréCrimAdo — L’épreuve des faits. Rapport final présenté au Centre national de prévention du crime, fonds d’action en prévention du crime. Centre de recherche sur l’adaptation des jeunes et des familles à risque (JEFAR), Université de Laval. Rapport d’évaluation final. Présenté au Centre national de prévention du crime, Sécurité publique Canada. Disponible en ligne à : http://www.fss.ulaval.ca/cms_recherche/upload/jefar/fichiers/precrimado_rapport_final.pdf

Centre national de prévention du crime. (2014). Programme PréCrimeAdo. Sommaire d’évaluation. Ottawa (Ontario) : Sécurité publique Canada. Disponible en ligne à : http://www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/2014-es-39/index-fr.aspx    

Pour plus de renseignements sur ce programme, communiquer avec :

Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire
2915 avenue Bourg-Royal
Québec, Québec G1C 3S2
Téléphone : 418-661-6951
Courriel : communication.cj03@ssss.gouv.qc.ca
Site Web: http://www.centrejeunessedequebec.qc.ca/Pages/default.aspx


Date d'inscription - 2018-03-08

  1. 1

    Sécurité publique Canada a également financé une étude d’évaluation des processus du programme. Pour plus de détails, communiquer avec la Division de la recherche, Sécurité publique Canada.

Date de modification :