Notes des comités parlementaires : La comparution du ministre Anandasangaree devant le Comité permanent sur la sécurité publique et nationale (SECU)
Budget principal des dépenses 2026-2027

Le 28 mai 2026

Table des matières

Vue d'ensemble

Note de présentation

Informations générales

Date : Jeudi 28 mai 2026
Heure : 15 h 30 à 16 h 30
Lieu : Salle 415, Édifice Wellington, 197 rue Sparks

Contexte

À la suite de son dépôt le 26 février 2026, le Budget principal des dépenses 2026-2027 a été renvoyé au SECU pour étude, qui à son tour vous a invité à comparaître. Des hauts fonctionnaires des ministères suivants se joindront à vous à la table :

  • Tricia Geddes, sous-ministre, Sécurité publique Canada
  • Bryan Larkin, sous-commissaire principal, Gendarmerie royale du Canada
  • Erin O'Gorman, présidente, Agence des services frontaliers du Canada
  • Talal Dakalbab, commissaire, Service correctionnel Canada
  • Nicole Giles, sous-directrice, Service canadien du renseignement de sécurité
  • Joanne Blanchard, présidente, Commission des libérations conditionnelles du Canada

Les membres du SECU aborderont probablement cette comparution comme une discussion générale sur votre mandat et vos priorités.

Le Parti conservateur du Canada (PCC) se concentrera probablement sur le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut, comme ses coûts et son utilisation, et il soulèvera probablement aussi des préoccupations continues liées à la sécurité communautaire, y compris l'extorsion. Vous pouvez également vous attendre à des questions, semblables à celles soulevées lors des comparutions précédentes, sur les préoccupations de sécurité nationale liées aux relations commerciales avec la Chine et l'Inde.

Le Bloc québécois (BQ) devrait demander une mise à jour sur les efforts de recrutement de l'ASFC et de la GRC jusqu'à présent, y compris sur la façon dont les recrues initiales ont été réparties entre les opérations. Le BQ peut également soulever des questions sur les réductions prévues dans le cadre de l'examen exhaustif des dépenses, en particulier celles qui touchent le Service correctionnel Canada, y compris les répercussions sur les bibliothèques et l'entente avec les cégeps.

Déroulement de la réunion

Au début de la réunion, vous serez invité à prononcer un mot d'ouverture d'environ cinq minutes sur le Budget principal des dépenses et sa pertinence pour les opérations du portefeuille de la Sécurité publique. Vous êtes invités à comparaître de 15 h 30 à 16 h 30.

Les fonctionnaires, y compris les dirigeants principaux des finances, resteront sur place pendant la deuxième heure de la réunion (de 16 h 30 à 17 h 30) pour répondre aux questions des membres du comité.

Mot d'ouverture

Notes d'allocution pour L'honorable Gary Anandasangaree
Ministre de la Sécurité publique

28 mai 2026

Ottawa (Ontario)

Je vous remercie de m'avoir invité aujourd'hui pour parler du Budget principal des dépenses 2026-2027 concernant le portefeuille de Sécurité publique.

Je tiens à souligner que nous nous réunissons sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin Anishnaabeg.

Le Budget principal des dépenses reflète les priorités de notre gouvernement visant à assurer la sécurité des collectivités, à lutter contre les menaces modernes à la sécurité nationale et l'ingérence étrangère, à renforcer nos frontières et à affirmer notre souveraineté économique.

Nous nous efforçons de bâtir des collectivités plus fortes, plus sûres et exemptes de violence. C'est pourquoi, en mars dernier, j'ai annoncé le renouvellement du Fonds pour bâtir des communautés sécuritaires. Grâce à un financement de plus de 150 millions de dollars, nous misons sur nos solides partenariats avec les municipalités et les communautés autochtones.

Nous soutenons le travail essentiel des organismes communautaires locaux qui travaillent jour après jour pour offrir aux jeunes les occasions dont ils ont besoin pour laisser derrière eux une vie de criminalité. Et les résultats sont clairs : les jeunes ont les outils dont ils ont besoin pour réussir, et nos communautés s'en portent mieux. Mais ce n'est qu'une partie de notre travail pour réduire la violence armée.

Nous continuons de renforcer nos partenariats stratégiques mondiaux, tout en veillant à ce que la police fédérale et les institutions de sécurité publique demeurent efficaces, responsables et financièrement responsables dans un environnement difficile et en constante évolution.

À l'échelle du portefeuille, les autorisations totales demandées dans le Budget principal des dépenses donneront lieu à des approbations de financement de 16,7 milliards de dollars pour le portefeuille de Sécurité publique pour l'exercice 2026-2027.

Permettez-moi de souligner quelques points saillants.

Pour Sécurité publique Canada, un total de 2,2 milliards de dollars est demandé dans le présent budget des dépenses, ce qui comprend une augmentation du financement du Programme des services de police des Premières Nations et des Inuits de 38,2 millions de dollars, ainsi qu'une augmentation de 37,8 millions de dollars pour le Programme des installations de police des Premières Nations et des Inuit.

Ces programmes sont essentiels à la réconciliation et à l'amélioration de la sécurité des communautés autochtones.

Notre gouvernement continue d'investir dans des services de police communautaires adaptés à la culture qui sont conçus et régis en partenariat avec les communautés des Premières Nations et des Inuits.

Le financement soutient à la fois les services de police autogérés et les ententes tripartites, et met l'accent sur le recrutement et le maintien en poste des agents, la formation, l'équipement et la confiance de la communauté.

Nous avons la responsabilité de concentrer les ressources sur les résultats essentiels en matière de sécurité publique.

C'est pourquoi nous veillons à ce que les dépenses soient ciblées là où elles ont le plus d'impact, en particulier dans les services de première ligne et les zones à haut risque.

Le budget des dépenses de l'Agence des services frontaliers du Canada comprend des fonds pour respecter l'engagement de notre gouvernement d'embaucher 1 000 nouveaux agents de l'ASFC, de renforcer la frontière du Canada, d'améliorer l'intégrité de la frontière et d'appuyer le Projet des postes frontaliers terrestres.

De même, le financement de la Gendarmerie royale du Canada permettra d'augmenter l'effectif de la police fédérale de la GRC de 1 000 nouveaux membres spécialisés. Le financement total demandé est de 6,3 milliards de dollars, dont 263,9 millions de dollars serviront à renforcer la capacité pour le mandat fédéral et 173,3 millions de dollars à financer les programmes de services de police contractuels.

Pour Service correctionnel Canada, le financement total demandé est de 4 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 138 millions de dollars, principalement liée aux dépenses de fonctionnement et à la rémunération en raison des augmentations prévues par les conventions collectives.

Pour le Service canadien du renseignement de sécurité, le financement total demandé est de 1 milliard de dollars, ce qui représente une augmentation de 32,7 millions de dollars par rapport à l'année précédente.

Toutes ces initiatives visent à améliorer la sécurité des collectivités partout au pays, de nos frontières et sont en phase avec nos alliés mondiaux.

Encore une fois, à l'échelle du portefeuille, ces augmentations de financement sont compensées par un examen complet des dépenses visant à recentrer et à rationaliser les coûts, assurant ainsi une affectation responsable et efficace des fonds publics.

Je me réjouis à l'idée de continuer à travailler conjointement avec les États-Unis et nos partenaires nationaux pour assurer la sécurité et l'intégrité des frontières tout en renforçant notre autonomie stratégique et économique.

Nous continuerons d'améliorer notre capacité à détecter les menaces à la sécurité nationale et à y répondre, ainsi que la capacité des organismes d'application de la loi à lutter contre la criminalité et à protéger nos collectivités.

Je suis fier de m'efforcer de remplir ces fonctions et de travailler à vos côtés pour assurer la sécurité des Canadiens et des Canadiennes. Merci.

Questions et réponses

Messages clés

Sécurité publique Canada (SP)

Sécurité publique Canada priorités

Nous agissons rapidement en ce qui concerne la législation clé qui assure la sécurité des Canadiens.

  • Le projet de loi C-8 améliorera notre résilience aux cybermenaces dans quatre secteurs : les finances, les télécommunications, l'énergie et les transports.
  • Le projet de loi C-22 s'attaquera au crime organisé, au terrorisme et à l'ingérence étrangère en fournissant aux organismes d'application de la loi des outils leur permettant d' accéder légalement à des renseignements et à des données de base.

Le gouvernement investit dans le Nord, notamment en renforçant sa présence dans les collectivités du Nord.

  • À mesure que le Canada augmente ses investissements dans l'Arctique, la communauté de la sécurité nationale progresse au même rythme et intensifie le recrutement dans les régions du Nord et de l'Arctique.
  • La Gendarmerie royale du Canada (GRC), l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) renforcent leurs partenariats avec les collectivités autochtones pour renforcer leur sécurité, leur résilience et leur prospérité.

Retirer les armes de nos rues les empêche de tomber entre de mauvaises mains.

  • Le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut, d'une valeur de 248,6 millions de dollars, devrait permettre de retirer environ 152 000 armes à feu prohibées de la circulation.
  • En date du 10 mai, plus de 126 000 armes à feu prohibées ont été déclarées ou réclamées.

Sécurité publique progresse vers ses économies ciblées pouvant atteindre 15 % sur trois ans.

  • Sécurité publique réduit ses effectifs de 375 postes.
  • Pour ce faire, 649 employés ont reçu des lettres indiquant que leur poste était touché.
    • Des réductions ont déjà été réalisées grâce à des départs volontaires, y compris ceux qui sont incités à prendre une retraite anticipée.
  • Les services essentiels et le soutien aux collectivités seront maintenus.

Avec nos partenaires, nous veillons à ce que les matchs de la Coupe du monde de la FIFA organisés au Canada soient sécuritaires pour tous les participants.

  • En avril, le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 145 millions de dollars pour soutenir les opérations de sécurité renforcées liées à l'organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 à Toronto et à Vancouver.
  • Cet investissement s'ajoute aux 220 millions de dollars déjà engagés envers les villes hôtes canadiennes et à 100 millions de dollars prévus dans le budget de 2025 pour les partenaires fédéraux.
  • La coordination générale, la planification et la prestation de la sécurité relèvent des organes directeurs de la FIFA et de la police locale compétente.

Le Canada prend des mesures pour dissiper les craintes relatives à la cybersécurité entourant les véhicules électriques chinois.

  • Tous les véhicules sur les routes canadiennes doivent respecter les normes réglementaires strictes du Canada.
  • Des mesures de protection solides sont déjà en place, et nous déployons des mesures supplémentaires pour atténuer davantage ces risques.

Nous avons renforcé la capacité du Canada à détecter, à perturber et à prévenir l'extorsion partout au pays.

  • Le Parlement est saisi de plusieurs projets de loi qui fournissent des outils supplémentaires pour résoudre ces problèmes.
  • Le budget de 2025 a annoncé 1,7 milliard de dollars pour renforcer la capacité d'enquête de la GRC.
  • Nous unissons tous les ordres de gouvernement et les dirigeants communautaires pour protéger les entreprises locales et les résidents.

Nous agissons rapidement pour mettre en œuvre la Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d'influence étrangère.

  • Trois éléments clés sont nécessaires pour que la Loi entre en vigueur :
    • Nomination d'un commissaire à la transparence en matière d'influence étrangère (Anton Boegman nommé) ;
    • Règlements ; et
    • Solution de TI sécurisée pour soutenir le registre.
Gendarmerie royale du Canada (GRC)

Aperçu général

Faits saillants du budget 2025
  • La GRC a reçu environ 2,1 GM$.
  • Enveloppe de 1,8 G$ sur quatre ans pour embaucher 1 000 nouveaux membres de la GRC et bonifier l'Indemnité de recrutement des cadets.
  • Enveloppe de 183,9 M$ sur six ans : Modernisation de la flotte aérienne (pour soutenir la phase 1 des services de police contractuels de la Stratégie de renouvellement et de la modernisation de la flotte aérienne de la GRC (sur 15 ans).
Faits saillantsNote de bas de page 1
  • 19 067 agents de la GRC
  • 11 333 fonctionnaires
  • 2 384 membres civils
  • Plus de 700 détachements au Canada
  • 12 000 véhicules routiers en service, 1 700 véhicules hors route, 334 navires, 30 aéronefs
Police fédérale
  • La Police fédérale applique les lois fédérales, protège les frontières, mène des activités policières internationales et veille à la sécurité des événements majeurs, des représentants d'État, des dignitaires et des missions étrangères.
  • Elle prévient et détecte les crimes graves et le crime organisé, la criminalité financière, la cybercriminalité et les activités criminelles liées à la sécurité nationale et mène des enquêtes sur ces crimes.
Services nationaux spécialisés
  • Fournissent des services essentiels de soutien opérationnel de première ligne à la GRC, aux partenaires canadiens d'application de la loi et à certaines organisations étrangères.
  • Englobent le Programme canadien des armes à feu, le Collège canadien de police, le Service canadien de renseignements criminels, les Services des sciences judiciaires et de l'identité, les Opérations et renseignements spécialisés et les Opérations techniques.
Services de police autochtones, municipaux, provinciaux et territoriaux
  • Administration générale de la justice, maintien de la paix, services de police communautaires et prévention du crime.
  • Prestation de services de police à huit provinces (à l'exclusion du Québec et de l'Ontario) et à trois territoires.
  • Services de police pour environ 550 collectivités autochtones.

Recrutement

Embauche de 1 000 membres supplémentaires
  • La GRC embauchera 1 000 membres supplémentaires, dont 350 membres réguliers au cours de la première année, afin de renforcer sa capacité de lutte contre le crime organisé, la cybercriminalité, la criminalité financière et les menaces à la sécurité nationale.
  • Les efforts de recrutement cibleront des compétences spécialisées et des agents expérimentés et comporteront un processus d'intégration progressive des nouvelles recrues alignée sur les capacités de formation et de vérification de sécurité.
  • Le recrutement est une priorité absolue pour la GRC, et des mesures sont en cours afin de donner suite aux recommandations du vérificateur général et du Conseil consultatif de gestion.
  • La Stratégie nationale de recrutement (2026-2030), publiée en mars, vise à moderniser et à accroître les efforts d'embauche.
  • Une Stratégie de recrutement des Premières Nations, des Inuits et des Métis et un Plan d'action connexe ont été élaborés afin de renforcer un recrutement culturellement adapté pour toutes les catégories d'employés.
  • L'augmentation de la diversité parmi les cadets, notamment des Autochtones, des candidats bilingues et d'autres groupes sous-représentés, est au cœur de la mission de la GRC.
  • Pour accélérer l'arrivée des recrues à la Division Dépôt, les enquêtes de sécurité sont désormais effectuées plus tôt dans le processus. Chaque candidat bénéficie également d'un accompagnement personnalisé afin d'améliorer son expérience et de résoudre rapidement tout enjeu.
  • Les efforts visant à réduire la durée du processus de traitement des candidatures se poursuivent :
    • 43 % des candidatures admises à la Division Dépôt ont été traitées en moins d'un an;
    • objectif : ramener le délai de traitement à six mois d'ici 2028-2029.
  • L'Indemnité de recrutement des cadets est passée de 525 $ par semaine à 1 000 $ par semaine (depuis le 1er avril 2026), ce qui permettra d'être plus concurrentiel par rapport à d'autres services de police et de retenir les cadets tout au long de leur formation.
  • On prévoit augmenter le nombre de cadets formés chaque année.
  • Projet Tunique rouge — Simplification du processus de recrutement en Colombie-Britannique et au Yukon afin que toutes les candidatures provenant de ces régions soient traitées directement au sein de la division.

Réussites opérationnelles

Protection de la frontière
  • Des hélicoptères Black Hawk, des systèmes d'aéronefs télépilotés tactiques, des drones, des systèmes de surveillance anti-drones (mobiles et fixes — véhicules, radars/caméras, capacités de détection) et des systèmes de surveillance mobiles (remorques, radars, caméras thermiques haute performance) ont été acquis et déployés afin de renforcer la surveillance à la frontière.
  • En ce qui concerne les centres des opérations sur l'intégrité des frontières, deux centres de communication opérationnelle existants ont été modernisés afin de renforcer le commandement et le contrôle des opérations frontalières à l'échelle du Canada, notamment grâce à des serveurs pour les stations de surveillance et à l'ajout de personnel pour assurer une surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Lutte contre le crime organisé transnational
Criminalité et financement illicite
  • Participation à une nouvelle Cellule de coordination des opérations et de renseignement réunissant des organismes nationaux clés et des partenaires d'application de la loi afin d'améliorer l'échange d'information et la coordination dans la lutte contre le crime organisé transnational.
  • Mise sur pied d'une force de frappe conjointe nord-américaine, avec des équipes intégrées de lutte contre les synthétiques, et présence accrue de celles-ci aux États-Unis et au Mexique.
  • Prise de mesures d'application de la loi ciblées et efficaces contre le fentanyl, en collaboration avec des partenaires fédéraux (ASFC et services de police partenaires). Par exemple, la GRC a collaboré avec le Federal Bureau of Investigation (FBI) des États-Unis dans le cadre de l'opération Giant Slalom, qui ciblait une organisation internationale de trafic de drogues supposément dirigée par le Canadien Ryan Wedding. Cette opération a permis de saisir d'importantes quantités de substances illégales.
  • Lancement d'un Partenariat intégré sur le renseignement en matière de blanchiment d'argent (PIRBA) avec les grandes banques afin d'accroître l'échange d'information sur le blanchiment d'argent et le crime organisé.
Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)

Priorités de l'ASFC

1 000 nouveaux agents de l'ASFC
  • Le budget de 2025 a alloué 669 millions de dollars sur cinq ans et 198,3 millions de dollars à titre permanent pour renforcer les opérations de l'ASFC.
  • En date du 8 mai 2026, plus de 100 nouveaux agents de l'ASFC avaient été embauchés, sur les 1 000 prévus. Ceci comprend 76 agents des services frontaliers (dont les trois premières équipes de maîtres-chiens détecteurs de fentanyl), 21 agents des échanges commerciaux, 3 agents de recours, 4 chimistes et 2 ingénieurs en technologies de détection.
  • 200 agents suivront une formation au centre de formation de Rigaud, d'ici juillet 2026.
  • Plus de 400 nouveaux agents devraient être en poste d'ici la fin du présent exercice financier. L'ASFC est en voie d'atteindre son objectif de 1 000 nouveaux agents d'ici la fin de l'exercice financier 2028-2029.
Renvois
  • L'ASFC a renvoyé plus de 23 000 personnes interdites de territoire en 2025, un record dans l'histoire de l'agence, grâce à un financement supplémentaire de 55,5 millions de dollars dans le cadre du Plan frontalier.
  • Environ 440 personnes interdites de territoire sont renvoyées chaque semaine, y compris celles impliquées dans des affaires d'extorsion.
  • Plus de 550 agents de l'ASFC se consacrent aux enquêtes en matière d'immigration et aux renvois. L'ASFC dispose également d'une ligne d'alerte, la « Ligne de surveillance frontalière », permettant au public de signaler les infractions à la loi sur l'immigration.
Examen exhaustif des dépenses (EED)
  • Le budget de l'ASFC a été réduit de 2 %, soit environ 52 millions de dollars.
  • L'ASFC réduit ses effectifs de 348 employés (18 cadres et 330 non-cadres), uniquement à l'administration centrale.
  • Pour ce faire, environ 700 employés relevant de l'administration centrale ont reçu des lettres les informant que leur poste était concerné.
  • Ces ajustements d'effectifs n'auront aucune incidence sur les opérations de première ligne de l'ASFC.
Enjeux spécifiques à l'ASFC
  • Depuis la panne majeure survenue l'automne dernier, l'ASFC et Services partagés Canada ont rédigé un rapport et mettent en œuvre un plan d'action.
  • En cas de panne, l'ASFC veille à ce qu'un nombre suffisant de voies d'inspection principales reste ouvert, tout en maintenant ses opérations normales, et collabore avec ses partenaires commerciaux et les parties prenantes pour faciliter la circulation des marchandises.
  • Les normes de sûreté et de sécurité sont respectées en tout temps.

Questions d'actualité – Questions attendues

Notes du Comité – Gestion de l'immigration et des frontières

Q1 – En ce qui concerne les personnes liées au régime iranien qui entrent au Canada, quels sont les mesures et protocoles de contrôle en place pour protéger le Canada
Avant d'entrer au Canada
  • Les ressortissants étrangers doivent présenter une demande de visa avant de se rendre au Canada.
  • Les demandes de visa sont évaluées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et, au cours du processus d'évaluation, les personnes sont soumises à un contrôle par IRCC.
  • Si des préoccupations en matière d'interdiction de territoire sont soulevées, le dossier est renvoyé pour un contrôle de sécurité complet à l'Agence des services frontaliers du Canada (CBSA) et au Service canadien du renseignement de sécurité(SCRS).
  • Pour les personnes qui pourraient être interdites de territoire, l'ASFC fournit une recommandation d'admissibilité défavorable à IRCC, qui prend la décision finale sur la délivrance d'un visa.
  • L'ASFC effectue des évaluations des risques avant les arrivées afin de repérer les personnes à risque élevé et collabore avec les agents à l'étranger pour s'assurer que les personnes interdites de territoire ne montent pas à bord d'avions à destination du Canada.
  • Lorsqu'un étranger arrive à un point d'entrée, les agents procèdent à une évaluation de l'admissibilité en fonction de tous les renseignements pertinents disponibles.
  • Si la personne est jugée interdite de territoire, elle peut :
    • Retirer leur demande d'entrée au Canada ;
    • Être déclaré interdit de territoire et faire l'objet d'une mesure de renvoi par un fonctionnaire délégué de l'ASFC pour certains types d'allégations ; ou,
    • Faire en sorte que leur cas soit renvoyé pour enquête devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) pour des allégations plus graves et complexes.
Étrangers au Canada qui pourraient être interdits de territoire
  • Si l'ASFC apprend qu'un étranger au Canada pourrait être interdit de territoire, une enquête est menée.
  • Si les craintes sont fondées, l'ASFC signalera l'interdiction de territoire de la personne.
  • Selon l'allégation d'interdiction de territoire, l'ASFC peut avoir le pouvoir de prendre des mesures de renvoi, tandis que les allégations plus graves ou complexes seront renvoyées à la CISR pour enquête.
  • Si la CISR détermine qu'une personne est interdite de territoire, une mesure de renvoi est prise.
  • L'ASFC s'efforce de renvoyer la personne interdite de territoire dès que possible, une fois que tous les recours légaux susceptibles d'empêcher le renvoi ont été épuisés et que tous les obstacles au renvoi, tels que l'obtention de documents de voyage, ont été résolus.
  • Dans le cadre de la désignation du régime iranien :
    • Plus de 17 800 demandes de visa examinées par IRCC ;
    • 239 visas annulés par IRCC ;
    • 176 enquêtes lancées par l'ASFC ;
    • L'ASFC a identifié 34 personnes qui seraient des cadres supérieurs du régime et a envoyé ces cas à la CISR pour audience et décision ;
    • 8 personnes ont quitté le Canada.
  • Depuis l'inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste le 19 juin 2024, l'ASFC a identifié 37 membres présumés.
    • 7 ont quitté le Canada avant de faire l'objet d'une enquête ;
    • 23 sont en préparation pour une audience devant la CISR ;
    • 7 sont devant la CISR pour une audience.
Q2 – Pourquoi le gouvernement n'expulse-t-il pas les non-citoyens reconnus coupables de crimes graves
  • Plus de 23 000 personnes interdites de territoire ont été renvoyées en 2025, y compris plus de 1 100 personnes (environ 5 %) interdites de territoire pour des motifs graves, comme des membres de régimes désignés, des personnes coupables de crimes de guerre, de grande criminalité, de risques pour la sécurité nationale et de terrorisme.
  • Le Plan frontalier prévoyait de nouveaux fonds pour aider l'ASFC à augmenter sa capacité à atteindre 20 000 renvois pour les exercices 2025-26 et 2026-27.
  • L'ASFC a dépassé son objectif de 2025-26 en effectuant plus de 22 000 renvois ; le plus élevé des cinq dernières années.
  • Environ 440 personnes interdites de territoire sont renvoyées du Canada chaque semaine.
Q3 – Pourquoi les juges peuvent-ils imposer des peines plus légères qui permettent effectivement à ces personnes d'éviter l'expulsion
  • Les procédures pénales ont préséance sur les questions d'immigration et le renvoi ne peut avoir lieu avant que la personne n'ait fini de purger sa peine.
  • Les étapes du processus de renvoi peuvent être effectuées en même temps que celles d'une personne qui purge sa peine, de sorte que le renvoi puisse avoir lieu une fois qu'une peine criminelle a été purgée.
  • Une fois qu'un étranger a épuisé tous les recours légaux susceptibles de surseoir au renvoi ou y a renoncé, et que tous les obstacles au renvoi (comme l'obtention de documents de voyage) ont été résolus, l'ASFC finalisera les dispositions de renvoi dès que possible.
  • La Cour suprême du Canada a été claire : les conséquences indirectes en matière d'immigration, comme la possibilité d'expulsion, sont des facteurs pertinents dont les juges peuvent tenir compte lorsqu'ils déterminent une peine.
  • La Cour a souligné que les juges ne devraient pas imposer des peines clémentes uniquement pour éviter l'expulsion, mais qu'ils peuvent considérer ces conséquences comme faisant partie d'une peine individualisée et juste.
Si on vous demande si le fait de présenter une demande d'asile permettra à une personne ayant des antécédents criminels de rester au Canada :
  • Le fait de présenter une demande d'asile ne dispense pas les personnes interdites de territoire pour motifs graves de faire l'objet d'une mesure d'exécution de la loi en matière d'immigration.
  • En vertu de la législation sur l'immigration, une personne est inadmissible à présenter une demande si elle a été interdite de territoire pour raison de sécurité, pour atteinte aux droits humains ou internationaux, pour grande criminalité ou pour criminalité organisée.
  • En date du 4 mai, nombre de personnes interdites de territoire pour motif grave :
    • 1 700 sont dans l'inventaire des renvois en cours ;
    • 970 sont dans l'inventaire des personnes recherchées, pour un total de 2 670 cas exécutables ;
    • 3 148 se trouvent dans l'inventaire des renvois impossibles, ce qui comprend des personnes qui ne peuvent pas être renvoyées à l'heure actuelle. Il s'agit notamment des appels en instance devant la Cour fédérale, des accusations criminelles ou des examens des risques avant renvoi et des peines d'emprisonnement.
Tableau 1 : Inventaires des renvois
Inventaires des renvois Priorité 1
Interdiction de territoire pour motifs graves
Retrait impossible 3,148
Recherché 970
Renvoi en cours 1,700
Total 5,818

Notes de comité – Projet de loi C-22

Q4 – Une norme de « motifs raisonnables de soupçonner » pour les ordonnances de renseignements sur les abonnés est-elle conforme aux mesures de protection de la vie privée prévues dans l'arrêt Spencer et la Charte
  • Notre gouvernement est déterminé à lutter contre les crimes graves et le crime organisé.
  • Il s'agit notamment de fournir aux organismes d'application de la loi et aux services de renseignement nationaux de nouveaux outils pour faciliter l'échange national et transnational de renseignements et de données afin de faire progresser les enquêtes dans un monde numérique et mondialisé où les crimes transcendent les frontières nationales.
  • Dans l'affaire R. c. Spencer (2014), la Cour suprême du Canada a statué que les utilisateurs d'Internet ont une attente raisonnable en matière de vie privée à l'égard de leur identité lorsqu'elle est liée à une activité en ligne anonyme.
  • Par conséquent, la Cour a statué que la police a besoin d'un certain type d'autorisation légale (p. ex. une autorité législative ou une autorisation judiciaire préalable) pour obtenir des renseignements sur les abonnés dans certains contextes.
  • Comme il n'existe aucun outil précis pour obtenir des renseignements sur les abonnés, la police a dû utiliser le seul outil disponible – l'ordonnance générale de communication fondée sur la norme des motifs raisonnables de croire.
  • Ces modifications proposent la création d'une nouvelle ordonnance de communication propre aux renseignements sur les abonnés. Il est soigneusement conçu pour équilibrer les intérêts en matière de vie privée des personnes touchées par la divulgation de renseignements sur les abonnés, tout en répondant à la nécessité de veiller à ce que les organismes d'application de la loi disposent des outils appropriés pour remplir leur mandat.
  • La police ne pourra utiliser ce nouvel outil pour obtenir des renseignements sur les abonnés, tels qu'ils sont définis, qu'à la condition d'avoir convaincu le juge qu'il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu'une infraction a été ou sera commise, que la personne a en sa possession ou en a le contrôle et que ces renseignements contribueront à l'enquête sur l'infraction.
  • La nouvelle ordonnance de communication visant à obtenir des renseignements sur les abonnés ne serait ni la première ni la seule à être rendue selon la norme des soupçons raisonnables. Le Code criminel contient actuellement d'autres ordonnances de communication et mandats pour des types précis de données qui sont obtenues selon la norme des soupçons raisonnables. Par exemple, la police peut obtenir une ordonnance de communication pour obtenir des données de transmission (article 487.016), qui peut fournir l'historique des appels d'une personne, selon cette norme.
  • Le projet de loi établirait la norme juridique la plus protectrice de la vie privée pour l'accès aux renseignements sur les abonnés parmi les principaux partenaires internationaux du Canada aux vues similaires.
  • Par exemple :
    • Les pratiques varient considérablement d'un pays à l'autre, mais aucun des partenaires canadiens du Groupe des cinq n'a besoin d'une autorisation judiciaire pour obtenir des renseignements sur les abonnés.
    • Dans les pays dotés de systèmes inquisitoires, comme la France et l'Espagne, les autorités de poursuite peuvent émettre elles-mêmes des ordonnances de production sans contrôle judiciaire.
    • D'autres démocraties comme l'Allemagne et la Finlande permettent également aux organismes d'application de la loi d'accéder aux informations sur les abonnés sans autorisation judiciaire préalable.
Q5 – Quelle surveillance s'applique aux arrêtés ministériels, et pourquoi un contrôle judiciaire n'était-il pas nécessaire
  • L'examen par un juge de la Cour fédérale n'a pas été inclus parce que les arrêtés ministériels n'autorisent pas l'accès à l'information. Afin d'assurer une surveillance rigoureuse, le commissaire au renseignement, qui doit être un ancien juge d'une cour supérieure, doit examiner et approuver au préalable les MO avant qu'ils ne soient délivrés par le ministre de la Sécurité publique aux PSE.
  • Le commissaire – qui est indépendant et un organisme de surveillance quasi judiciaire – assurera un niveau essentiel de responsabilisation et de transparence en veillant à ce que la décision du ministre d'émettre un MO soit raisonnable.
  • Le commissaire doit également fournir une copie de sa décision à l'Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, qui, à sa discrétion et conformément à son mandat, pourra examiner l'utilisation du régime du CM.
  • De plus, afin d'améliorer la transparence et de renforcer la responsabilisation, le ministre de la Sécurité publique doit publier un rapport annuel sur les activités entreprises en vertu de la Loi visant à appuyer l'accès autorisé à l'information au cours de l'année civile précédente, y compris sur la publication des MO.
  • Nous sommes convaincus que cette proposition établit un juste équilibre entre le soutien à des enquêtes efficaces et le droit à la vie privée.
Q6 – Pourquoi le projet de loi C-22 n'énonce-t-il pas maintenant des paramètres et des définitions essentiels ? afin que les parlementaires puissent évaluer le projet de loi et en débattre de manière significative
  • Le gouvernement ne demande pas au Parlement de simplement « nous faire confiance ». Le projet de loi C-22 a laissé certains détails techniques et opérationnels à régler par voie réglementaire afin qu'ils puissent être élaborés en collaboration et, avec l'aide d'experts et d'intervenants, dans le cadre d'un processus réglementaire transparent.
  • Une approche réglementaire exige que des consultations aient lieu et permet d'adapter les exigences aux réalités opérationnelles du monde réel et de les mettre à jour à mesure que les technologies évoluent sans attendre la réouverture de la Loi.
  • Il convient également de noter que tous les règlements pris en vertu du projet de loi C-22 seraient soumis à l'examen du Comité mixte permanent d'examen de la réglementation (CMPER), qui s'assurera qu'ils restent dans les limites du pouvoir accordé par le Parlement, respectent les normes constitutionnelles et juridiques et sont correctement rédigés et appliqués.
  • Le CMPER fournit une solide assurance que les règlements ne peuvent pas élargir progressivement la portée de la loi au-delà de ce que le Parlement avait prévu.
  • La loi ferait également l'objet d'un examen parlementaire complet après trois ans, ce qui garantirait que le Parlement conserve la capacité de réévaluer les pouvoirs accordés, l'efficacité des mesures de protection et les répercussions pratiques au fil du temps.
Q7 – Les entreprises technologiques vont-elles ajouter des « portes dérobées » à leurs systèmes, ce qui pourrait créer de graves vulnérabilités
  • Le gouvernement du Canada n'appuie pas la création de ce que nous considérons comme une « porte dérobée » ou l'affaiblissement des protections électroniques, et la SAAIA n'exige pas.
  • En fait, les paragraphes 5(5) et 7(5) prévoient des mesures de protection explicites qui garantiraient que le gouvernement ne peut pas obliger les fournisseurs de services électromédicaux à se conformer à des exigences réglementaires ou à des modes opératoires qui créeraient des vulnérabilités systémiques ou empêcheraient leur résolution.
  • Cela signifie que, si un fournisseur de services électroniques devait évaluer qu'il ne peut pas se conformer à une exigence sans introduire une vulnérabilité systémique dans ses protections électroniques, ce qui comprend le chiffrement, il n'aurait pas à s'y conformer.
  • Une protection similaire a été mise en œuvre en Australie.
  • De plus, tant lors de l'élaboration des règlements que de la publication des arrêtés ministériels, le gouvernement du Canada sera tenu par la loi de consulter le PSU concerné et de tenir compte de l'incidence potentielle sur la cybersécurité et la protection de la vie privée.
Q8 – Pourquoi le gouvernement fédéral n'indemnise-t-il pas tous les PSE auxquels il impose cette loi
  • Le projet de loi C-22 contient deux dispositions relatives aux coûts.
  • Comme je l'ai fait remarquer lors de ma comparution devant le SECU sur le projet de loi, dans le cas des coûts courants d'un ESP liés à un arrêté ministériel spécifique – c'est-à-dire une situation unique nécessitant une solution ciblée – le ministre de la Sécurité publique peut verser une indemnisation d'un montant qu'il juge approprié.
  • Deuxièmement, indépendamment de la rémunération fédérale, il est possible de créer un système de frais normalisé pour les organismes d'application de la loi et le SCRS afin de payer les PSE pour les services opérationnels qui sont fixés à l'échelle nationale.
  • Je suis d'avis que les entreprises canadiennes ont la responsabilité de contribuer à la sécurité des Canadiens. La mise en place et le maintien des mécanismes nécessaires pour fournir des renseignements aux organismes d'application de la loi et au SCRS dans le cadre de leurs enquêtes licites ne devraient pas se faire au détriment des deniers fédéraux.

Notes du Comité – Sécurité communautaire

Q9 – L'extorsion a atteint des niveaux records, mettant en danger les collectivités et les résidents. Quelles mesures sont prises
  • La protection du Canada et des Canadiens contre la menace créée par les groupes du crime organisé, y compris l'extorsion, demeure une priorité absolue pour notre gouvernement et nous sommes pleinement déterminés à perturber et à démanteler agressivement ces groupes à l'échelle nationale.
  • Dans le cadre de cet effort, nous avons coorganisé des sommets sur la lutte contre l'extorsion à Surrey, en Colombie-Britannique, et dans la région de Peel, réunissant des dirigeants fédéraux, provinciaux et municipaux et des organismes d'application de la loi afin de renforcer la coordination et de faire progresser l'action intégrée.
  • Poursuivant sur cette lancée, le gouvernement prend des mesures concrètes pour mieux outiller les services de police compétents afin qu'ils puissent lutter contre le crime organisé et l'extorsion, notamment :
  • Augmenter les ressources du CANAFE et renforcer la collecte et l'échange de renseignements financiers afin de fournir aux organismes d'application de la loi des renseignements plus opportuns et plus exploitables pour identifier les réseaux, soutenir les enquêtes et tenir les auteurs responsables de leurs actes.
  • Investir 4 millions de dollars chacun sur quatre ans en Colombie-Britannique et en Ontario dans le cadre du Plan pour la frontière du Canada afin d'établir des équipes régionales intégrées de lutte antidrogue, qui ciblent les réseaux criminels organisés et transfrontaliers au cœur de leurs activités.
  • Fournir des fonds en Colombie-Britannique pour soutenir les victimes et renforcer les initiatives de prévention communautaires, tout en appuyant le groupe de travail sur l'extorsion de la région de Peel afin d'améliorer la coordination de l'application de la loi et de l'aide aux victimes.
  • La GRC appuie les services de police locaux dans le cadre de son rôle national en coordonnant une intervention harmonieuse en cas d'extorsion, en échangeant des renseignements et en fournissant des outils spécialisés et une expertise par l'entremise de son équipe nationale de coordination et de soutien.
  • Ces efforts seront appuyés par l'engagement d'embaucher 1 000 membres supplémentaires de la GRC afin d'accroître la capacité des services de police fédéraux partout au Canada, notamment pour lutter contre le crime organisé, les crimes financiers contribuant à l'extorsion et les préoccupations en matière de sécurité communautaire.
  • L'Agence des services frontaliers du Canada contribue en veillant à ce que les autorités de l'immigration renvoient les étrangers jugés interdits de territoire au Canada, ce qui contribue à perturber les activités criminelles liées à l'extorsion.
  • D'un point de vue législatif, les projets de loi C-12, C-22 et C-14 renforcent le cadre du Canada pour dissuader de manière agressive le crime organisé et cibler les extorqueurs en renforçant les contrôles aux frontières et en matière d'immigration, en modernisant les pouvoirs d'enquête et en durcissant les conditions de mise en liberté sous caution et de détermination de la peine pour les infractions graves d'extorsion.
  • De plus, le projet de loi C-29, la Loi sur l'Agence contre les crimes financiers, a été déposé au Parlement le 27 avril afin d'établir une nouvelle Agence contre les crimes financiers qui sera le principal organisme d'application de la loi du Canada contre les crimes financiers graves et complexes et contribuera à faire en sorte que les criminels soient tenus responsables.
Q10 – Que fait le gouvernement pour financer adéquatement les services de police autochtones, compte tenu des risques croissants pour la sécurité causés par un sous-investissement de longue date
  • Le gouvernement du Canada travaille avec les collectivités des Premières Nations et des Inuits, ainsi qu'avec les provinces et les territoires, pour promouvoir une vision des services de police et de la sécurité communautaire autochtones qui est ancrée dans la dignité, la sensibilisation culturelle et l'autodétermination.
Investissements dans le budget de 2024
  • Le budget de 2024 prévoyait 267,5 millions de dollars sur cinq ans, et 92,5 millions de dollars par année par la suite, pour le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuits ; et 200 millions de dollars sur cinq ans pour réparer, rénover et remplacer les installations policières dans les collectivités des Premières Nations et des Inuits. Cela s'ajoute aux investissements de 540,3 millions de dollars sur cinq ans prévus dans le budget de 2021 et de 126,8 millions de dollars par année par la suite.
  • Ces investissements aident à stabiliser le financement des services de police des Premières Nations et des Inuits, dont les coûts sont partagés selon un ratio fédéral de 52 % et 48 % de gouvernements provinciaux et territoriaux.
Dépenses de programme pour 2025-2026
  • Au cours de l'exercice 2025-26, nous avons de nouveau travaillé activement avec les provinces et les territoires pour harmoniser le partage des coûts requis et exécuter efficacement le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuits (PSPPNI) et le Programme des installations de services de police des Premières Nations et des Inuit (PISPPNI).
  • PSPPNI – En tirant parti des investissements du budget de 2024, ces efforts ont permis d'obtenir un niveau de soutien fédéral sans précédent – environ 392 millions de dollars – en 2025-26, ce qui a entraîné l'affectation complète du budget annuel disponible du programme.
  • PISPPNI – Bien que les engagements provinciaux en matière de partage des coûts retardés aient fait en sorte que 50 millions de dollars d'investissements du budget de 2024 pour le Service de police du Nunavik n'ont pas été dépensés comme prévu en 2025-26, Sécurité publique Canada a néanmoins fourni 21,4 millions de dollars en dépenses fédérales à frais partagés au cours du dernier exercice, ce qui représente plus de 67 % du budget de programme non budgétaire de 2024.
  • Nous travaillons avec la province de Québec pour commencer les projets d'infrastructure prévus pour le Service de police du Nunavik dès que possible au cours de l'exercice 2026-27. Tout financement du PISPPNI qui n'a pas été dépensé comme prévu en 2025-26 sera proposé pour un report à un exercice ultérieur.
Rapport du DPB
  • Nous avons pris note des rapports publiés par le directeur parlementaire du budget en novembre 2025 et février 2026. La Sécurité publique Canada utilise maintenant ces résultats pour orienter sa planification financière, en collaboration avec ses partenaires provinciaux.
Q11 – Le gouvernement s'engagera-t-il aujourd'hui à abroger les projets de loi C-5 et C-75 afin de rétablir des peines d'emprisonnement significatives pour les délinquants dangereux et de mettre fin au système de capture et de remise en liberté
  • L'abrogation de l'ancien projet de loi C-75 annulerait plusieurs changements importants apportés au Code criminel, au-delà des dispositions relatives à la mise en liberté sous caution. Il s'agit notamment de limiter les enquêtes préliminaires aux infractions punissables d'une peine maximale de 14 ans d'emprisonnement (auparavant disponible pour toutes les infractions punissables par mise en accusation) et de renforcer les protections pour les victimes de violence conjugale (p. ex. renversement du fardeau de la preuve pour les personnes accusées de VPI qui ont déjà été condamnées pour VPI, peines maximales plus élevées lorsque le délinquant a déjà été condamné pour VPI), entre autres.
  • Avec le projet de loi C-14, Loi sur la réforme du cautionnement et de la détermination de la peine, et le projet de loi C-16, Loi sur la protection des victimes, le gouvernement prend des mesures concrètes pour renforcer la responsabilisation, renforcer la sécurité publique et veiller à ce que le système de justice protège mieux les victimes et les collectivités.
    • Ces deux projets de loi proposent un recalibrage de certaines des réformes qui ont été adoptées par l'ancien projet de loi C-5.
    • Plus précisément, le projet de loi C-14 préciserait que le principe de retenue a été imposé par la Cour suprême du Canada comme l'exige la Charte et a été codifié dans l'ancien projet de loi C-75. Pour ce faire, il préciserait que le principe de retenue n'impose pas la mise en liberté et ordonnerait à la police et aux tribunaux de l'appliquer (p. ex. en ordonnant aux tribunaux de ne pas accorder la priorité à la mise en liberté lorsqu'un renversement du fardeau de la preuve s'applique).
    • Le projet de loi C-14 rétablirait également la restriction des ordonnances de sursis pour agression sexuelle lorsque la Couronne procède par voie de mise en accusation qui a été abrogée par l'ancien projet de loi C-5 et introduirait de nouvelles restrictions pour toutes les infractions sexuelles contre les enfants.
    • Le projet de loi C-16 renforcerait les peines minimales obligatoires (PMO) prévues dans le Code criminel en veillant à ce que les PMO qui ont été invalidées par les tribunaux, mais qui sont toujours en vigueur, redeviennent exécutoires et soient protégées contre les contestations futures en vertu de la Charte. Cela rétablirait la clarté et l'uniformité dans la détermination de la peine et garantirait que les infractions graves soient assorties de peines proportionnelles à leur gravité.
Q12 – Quelles mesures le gouvernement du Canada prend-il pour lutter contre la haine et mieux protéger les collectivités
  • Le gouvernement du Canada prend des mesures concrètes pour lutter contre toutes les formes de haine afin de mieux protéger les collectivités et d'assurer leur sécurité.
  • En 2024, le gouvernement du Canada a lancé le Plan d'action canadien de lutte contre la haine, investissant 273,6 millions de dollars sur six ans. La Stratégie soutient la sensibilisation communautaire et la réforme de l'application de la loi, s'attaque à la hausse des crimes haineux, renforce la sécurité communautaire, lutte contre la radicalisation et accroît le soutien aux victimes.
  • Grâce au financement de la Stratégie, Sécurité publique Canada fait progresser les efforts de prévention et de protection des collectivités par l'entremise de la Fonds pour la résilience communautaire (FRC) et de la Programme pour la sécurité communautaire du Canada (PSCC).
  • De plus, un financement a été accordé à Sécurité publique Canada pour améliorer l'accès des services de police provinciaux et municipaux à la formation sur les crimes haineux dans le but de s'assurer que les agents d'application de la loi sont équipés pour traiter les crimes haineux de manière efficace et sensible.
  • Pour renforcer davantage les efforts visant à protéger les collectivités, la mise à jour économique du printemps 2026 propose 75 millions de dollars sur cinq ans pour le PSCC. Cela fournira un financement supplémentaire pour les mesures de sécurité et favorisera des collectivités plus sûres et plus inclusives. Cette somme s'ajoute aux 10 millions de dollars annoncés en mars 2026 pour aider les communautés juives à répondre à leurs besoins urgents en matière de sécurité.
  • Le gouvernement du Canada propose également des mesures législatives pour lutter contre la haine :
    • Le projet de loi C-9, la Loi visant à combattre la haine, vise à lutter contre les crimes haineux, l'intimidation, l'obstruction, l'affichage de certains symboles haineux ou terroristes, et la définition de la haine afin de clarifier ce qui constitue un crime haineux ou un discours haineux.
    • Le projet de loi C-22, la Loi sur l'accès légal, en mars 2026, renforcerait le Code criminel et fournirait aux organismes d'application de la loi et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) les outils nécessaires pour perturber la criminalité, enquêter sur les menaces graves et protéger les collectivités.
  • La Gendarmerie royale du Canada continue de collaborer avec les services de police de tout le pays afin de mettre en commun les pratiques exemplaires et de concevoir de nouveaux outils pour répondre aux crimes haineux.

Notes du Comité – Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut

Q13 – Combien d'armes à feu seront retirées dans le cadre du Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut
  • L'adhésion au programme a été constante. En date du 10 mai, plus de 126 000 armes à feu ont été déclarées ou réclamées dans le cadre du Programme par des entreprises et des particuliers. De ce nombre, plus de 12 000 ont déjà été éliminés – au cours de la phase initiale du Programme pour les entreprises et d'un projet pilote du Programme pour les particuliers.
  • L'enveloppe budgétaire totale du programme est de 742,5 millions de dollars, ce qui comprend les coûts fixes tels que la conception du programme et la conception, le développement et la maintenance du portail Web. Il comprend également les coûts qui dépendront de l'adhésion au Programme, y compris l'indemnisation des entreprises et des particuliers – pour laquelle nous avons mis de côté jusqu'à 248,6 millions de dollars. Ce montant devrait soutenir la collecte d'environ 152 000 ASF au total ; toutefois, le nombre réel d'armes à feu recueillies dans le cadre du Programme variera en fonction des taux de participation et sera déclaré une fois le Programme terminé. Tout financement excédentaire sera retourné au cadre financier.
  • Le programme pour les particuliers a été lancé à l'échelle nationale avec une période de déclaration du 19 janvier au 31 mars 2026. La deuxième phase du programme a ouvert ses portes le 23 avril 2026. Les activités de collecte pour les entreprises et les particuliers sont en cours et se poursuivront jusqu'à l'automne 2026, se terminant avant la fin de la période d'amnistie, après quoi le nombre final d'armes à feu recueillies et éliminées dans le cadre du Programme sera déclaré.
Q14 – Comment les montants d'indemnisation pour les armes à feu prohibées ont-ils été déterminés
  • Les montants de l'indemnisation ont été déterminés à la suite de recherches approfondies, y compris une consultation avec l'Association de l'industrie canadienne des munitions et armes de sport (ACSA), un examen des prix des fabricants, des concessionnaires canadiens, des prix des détaillants, des prix des détaillants étrangers, des guides de prix et des listes d'enchères. Dans la mesure du possible, la priorité a été accordée aux prix des fabricants et aux prix de détail canadiens.
Q15 – Comment le gouvernement comblera-t-il les lacunes dans les administrations où les forces de l'ordre locales ne participent pas
  • Le programme pour les particuliers a été lancé à l'échelle nationale avec une période de déclaration du 19 janvier au 31 mars 2026. La deuxième phase du programme a ouvert ses portes le 23 avril 2026. Les activités de collecte pour les entreprises et les particuliers sont en cours et se poursuivront jusqu'à l'automne 2026, après quoi le nombre final d'armes à feu recueillies et éliminées dans le cadre du Programme sera déclaré.
  • La participation des gouvernements provinciaux et territoriaux ou des services de police locaux n'est pas une exigence pour la collecte d'armes à feu dans le cadre de ce programme. Les armes à feu seront recueillies par la GRC, les unités mobiles de collecte du secteur privé ou les services de police locaux participants, selon l'administration.
  • Bien que certains services de police choisissent de ne pas participer directement à l'administration de la collecte pour l'indemnisation des armes à feu de style arme d'assaut, cela n'a pas d'incidence sur le rôle de tous les services de police dans l'application de la loi sur la possession d'armes à feu prohibées

Notes du Comité – Sécurité nationale

Q16 – En ce qui concerne la Chine et l'Inde, comment le gouvernement protège-t-il la sécurité nationale du Canada tout en poursuivant son objectif plus large de renforcer la sécurité économique du Canada
  • Bien que le gouvernement cherche à diversifier les échanges commerciaux et à attirer des investissements supplémentaires, y compris de la part de partenaires non traditionnels, les garde-fous en matière de sécurité économique demeurent importants.
  • Par exemple, dans le cadre de la responsabilité du gouvernement fédéral, un processus d'examen de la sécurité nationale a été mis en place pour les grands projets en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada.
  • Les investissements du gouvernement dans la capacité et l'autonomie nationales font tous partie de cette approche globale.
  • Les mesures de protection comprennent le contrôle des investissements étrangers en vertu de la Loi sur Investissement Canada.
  • De plus, le gouvernement parraine également une loi sur la cybersécurité qui est actuellement étudiée par le Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
  • D'autres travaux sont en cours sur la protection des infrastructures essentielles et sur les mesures de sécurité économique supplémentaires qui pourraient être nécessaires.
  • Le gouvernement s'appuie sur un certain nombre d'outils pour atténuer les risques dans des secteurs particuliers, comme les transports, les ressources naturelles, les finances et les télécommunications.
Q17 – Que fait le portefeuille de la Sécurité publique pour soutenir la région de l'Arctique et répondre aux menaces et aux risques qui pèsent sur la souveraineté du Canada dans l'Arctique
  • Le portefeuille de la Sécurité publique participe activement dans la région, en collaboration avec les partenaires territoriaux et les collectivités autochtones, afin de contrer les menaces à la sécurité publique et économique des Canadiens et des entreprises dans l'Arctique.
  • Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) entretient des relations significatives dans l'Arctique canadien avec les gouvernements territoriaux, les organisations inuites, les dirigeants locaux et le secteur privé, fournissant ainsi des renseignements précieux.
  • Le recrutement dans les régions du Nord et de l'Arctique demeure un objectif clé de mon portefeuille, et je m'engage à accroître notre présence dans nos collectivités du Nord, en déployant des troupes sur le terrain là où c'est nécessaire pour faire progresser l'approche collective du Canada visant à protéger nos collectivités et nos frontières contre de graves menaces nationales et étrangères.
  • Le recrutement prévu de 1 000 nouveaux agents de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et de 1 000 membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) renforcera la sécurité nationale, l'intégrité des frontières et la sécurité publique, tout en reflétant la diversité culturelle, démographique et géographique du Canada, y compris dans l'Arctique.
  • Alors que le gouvernement du Canada intensifie ses investissements dans l'Arctique, la communauté de la sécurité nationale intensifiera également ses efforts. Et pas seulement sur la sécurité économique.
  • Cela signifie que la GRC, l'ASFC et le SCRS s'appuieront sur leurs partenariats avec les collectivités autochtones pour renforcer leur sécurité, leur résilience et leur prospérité face aux menaces croissantes, en mettant l'accent sur la sécurité des collectivités.
  • Le portefeuille de la Sécurité publique (SP) collabore également avec d'autres ministères fédéraux, des partenaires clés et d'autres ordres de gouvernement pour atténuer les risques pour les collectivités du Nord, y compris l'importation de substances illégales par les aéroports régionaux et le courrier.
Q18 – La Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d'influence étrangère a reçu la sanction royale en juin 2024, mais ses principales dispositions ne sont pas en vigueur. Pourquoi
  • Trois éléments clés sont nécessaires pour que la Loi entre en vigueur :
    • Nomination d'un commissaire à la transparence en matière d'influence étrangère (Anton Boegman nommé) ;
    • Élaboration de règlements qui établissent les exigences détaillées en matière d'inscription, d'exemptions et de conformité ; et
  • élaboration d'une solution de TI sécurisée pour soutenir le registre.
  • Des travaux sont en cours pour embaucher le personnel nécessaire au fonctionnement du Bureau, à la mise en place du site Web de la commissaire et à l'obtention de locaux à bureaux.
  • Des efforts similaires pour mettre en œuvre des lois comparables dans les pays alliés ont pris plus de deux ans.

Questions supplémentaires ajoutées le 27 mai 2026

Notes du Comité – Ebola

Q19 – Quelles mesures sont en place pour prévenir l'importation d'Ebola au Canada, et comment votre portefeuille assure-t-il une réponse plus rapide que dans le cas de la COVID-19 afin de protéger la santé et la sécurité des Canadiens
  • Le gouvernement du Canada a annoncé des mesures décisives pour réduire le risque d'entrée et de propagation du virus au Canada en introduisant des mesures frontalières temporaires, notamment des restrictions de voyage pour les résidents des pays à haut risque et de nouvelles règles de dépistage et de quarantaine pour toute personne qui s'est récemment rendue dans ces pays. L'Agence des services frontaliers du Canada appuiera les mesures proposées en refusant l'embarquement à ceux qui ne sont plus autorisés à se rendre au Canada et en prenant des mesures de contrôle supplémentaires pour tout passager ayant un lien avec la région touchée.
  • À la frontière, des questions de contrôle spécifiques ont été ajoutées aux bornes d'inspection primaire dans les aéroports internationaux canadiens et l'Agence continue de travailler en étroite collaboration avec l'Agence de la santé publique du Canada sur le contrôle et l'aiguillage des passagers.

Notes du Comité - FIFA

Q20 – Alors que la prochaine Coupe du monde de la FIFA devrait attirer un afflux important de visiteurs internationaux, quelles mesures sont prises pour aider à contenir la propagation des maladies infectieuses et à protéger les Canadiens
  • Mon ministère poursuit son étroite collaboration avec les responsables américains afin d'assurer une approche commune de la gestion de tous les aspects du tournoi, y compris en ce qui concerne le virus Ebola.
  • La FIFA Amérique du Nord est et reste coopérative, veillant à ce que des mesures telles que l'isolement des équipes (comme pour l'équipe de la République démocratique du Congo en Belgique) soient appliquées avant l'arrivée des équipes en Amérique du Nord.

Notes du Comité – Protocole d'entente entre Sécurité publique Canada et la Chine

Q21 – Pourquoi la GRC a-t-elle choisi de conclure un protocole d'entente sur la sécurité publique avec la Chine ? Veuillez fournir tous les détails sur son contenu et ses objectifs
  • Le protocole d'entente (PE) récemment signé entre la GRC et le ministère de la Sécurité publique de la République populaire de Chine est un protocole d'entente renouvelé sur la sécurité publique, signé à l'origine en 2010. C'est un symbole de la coopération renouvelée en matière de lutte contre la criminalité en tant que partenaires policiers, y compris les crimes graves et organisés transnationaux, les crimes financiers et économiques, la traite, la cybercriminalité et l'exploitation des enfants.
  • L'accord décrit des formes précises de collaboration mutuelle, notamment l'échange de renseignements, l'aide aux enquêtes, la mise en commun des pratiques exemplaires propres à l'expertise technique et à la formation, et la coordination avec d'autres organismes nationaux d'application de la loi, au besoin.
  • Les PE ne sont pas contraignants et ne remplacent pas les ententes existantes en matière d'application de la loi, y compris l'échange de renseignements au cas par cas, les cadres législatifs nationaux ou les conventions internationales.
Si l'on insiste sur la date à laquelle les dispositions du protocole d'entente seront rendues publiques :
  • Le contenu du protocole d'entente est assujetti à des dispositions de confidentialité mutuelle et ne peut être divulgué sans le consentement du partenaire, ce qui est typique des accords internationaux d'application de la loi.

Questions urgentes du portefeuille et assurance de la qualité

Gendarmerie royale du Canada (GRC)

Notes du Comité — Recrutement

Q1 – Compte tenu des défis actuels en matière de recrutement, comment la GRC recrutera-t-elle 1 000 membres supplémentaires pour la Police fédérale
  • L'ajout de 1 000 nouveaux membres représente une augmentation importante des effectifs de la GRC. Cet investissement visera à lutter contre les crimes financiers et à accroître la capacité d'enquête pour contrer les menaces criminelles les plus graves, notamment le crime organisé, la cybercriminalité et les menaces à la sécurité nationale.
  • Les nouveaux employés seront recrutés au moyen de stratégies ciblées axées sur les compétences spécialisées requises pour faire partie de la Police fédérale. L'approche comprendra également l'attraction d'agents expérimentés.
  • Un plan de mise en œuvre progressive est en cours d'élaboration pour harmoniser les capacités de recrutement, de formation et d'habilitation de sécurité afin de favoriser l'intégration rapide des nouveaux membres du personnel.
  • Au cours de la première année, 350 membres réguliers seront intégrés à l'échelle nationale et se concentreront sur la lutte contre le crime organisé et les menaces à la sécurité nationale.
Si l'on insiste sur les répercussions pour le personnel de première ligne dans les provinces et les territoires :
  • Cela n'aura pas d'incidence sur les efforts continus de recrutement de la GRC ni sur son engagement à embaucher et à former davantage d'agents pour répondre aux besoins de l'organisme.
  • L'objectif est de former davantage de membres réguliers et de les intégrer au personnel de première ligne le plus rapidement possible. 
Q2 – Le taux de recrutement, les postes vacants et la planification des effectifs de la GRC ont été désignés comme des enjeux dans le rapport du vérificateur général. Q3 – Que faites-vous pour combler les lacunes relevées
  • La GRC accepte les conclusions et les recommandations du vérificateur général, et des efforts importants sont déjà déployés pour donner suite aux enjeux recensés.
  • La GRC a publié une Stratégie nationale de recrutement en mars 2026, appuyée par un plan d'action clair visant à respecter ses engagements.
  • En 2026-2027, la GRC prévoit former davantage de troupes, avec pour objectif de diplômer un total de 1 600 cadets.
  • La GRC a déjà réduit les délais de traitement des candidatures et entend poursuivre ses efforts en ce sens. D'ici 2028-2029, la GRC réduira à six mois le délai moyen de traitement des candidatures.
  • La GRC suit de près ses progrès, notamment en ce qui a trait aux délais de traitement des candidatures, au nombre de candidats envoyés suivre la formation à la Division Dépôt, le nombre de cadets diplômés de la Division Dépôt et le déploiement des nouveaux cadets dans des divisions et territoires de compétence de la GRC.
  • La GRC élabore un modèle d'effectif fondé sur les données afin de cerner les besoins par division, fonction et spécialisation, et de tenir compte de l'attrition. Une telle approche fondée sur des données probantes servira à déterminer les mesures nécessaires afin de combler les lacunes liées aux capacités existantes et pour remédier aux pénuries de capacités actuelles et faciliter la planification.

Notes du Comité — Inde

Q3 – Quelles mesures la GRC a-t-elle prises en réponse aux allégations concernant des agents du gouvernement de l'Inde ayant des liens avec des réseaux criminels au Canada
  • La GRC prend au sérieux toutes les allégations d'intimidation, de harcèlement ou de ciblage de personnes au Canada.
  • Toute implication d'un gouvernement étranger — directement ou par des factions interposées criminelles — dans le ciblage de personnes ou de communautés au Canada est inacceptable.
  • La GRC continue de collaborer avec des partenaires nationaux et internationaux pour détecter, dissuader et contrecarrer toute forme d'ingérence d'acteurs étrangers au Canada.

Notes du Comité — Armes à feu

Q4 – Monsieur le Ministre, pourquoi le gouvernement va-t-il de l'avant avec le rachat des armes à feu de style arme d'assaut
  • Le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut répond à une priorité de sécurité publique établie par le gouvernement du Canada et dirigée par la Sécurité publique Canada.
  • La GRC s'engage à appuyer Sécurité publique Canada dans la mise en œuvre de cette initiative.
Si l'on insiste :
  • Cela comprend la contribution à la collecte sécuritaire des armes à feu prohibées dans les administrations signataires d'entente sur les services de police contractuels de la GRC, la facilitation des activités de collecte dans d'autres administrations sur demande et lorsque possible, ainsi que l'appui à la conformité après la période d'amnistie.

Notes du Comité — Questions émergentes

Q5 — La GRC est-elle préoccupée par l'ingérence étrangère dans le contexte des mouvements sécessionnistes au Canada
  • La sécurité nationale est une responsabilité fondamentale de la GRC, qui participe activement aux enquêtes sur toutes les allégations d'ingérence étrangère.
  • La GRC prend très au sérieux tout cas d'ingérence étrangère, quelle qu'en soit l'origine, y compris toute tentative d'ingérence dans les processus démocratiques du Canada.
  • En ce qui concerne la protection des institutions démocratiques du Canada contre l'ingérence étrangère, la GRC constitue un élément essentiel d'un effort pangouvernemental visant à faire en sorte que tous les outils à sa disposition sont utilisés.
Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)

Notes du comité – ASFC

Q1 - Que fait l'ASFC pour expulser les membres du régime iranien?
  • L'ASFC enquête sur les Iraniens qui se trouvent au Canada et qui étaient des hauts fonctionnaires du régime, et les amène devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR) pour qu'elle présente une cause contre eux.
  • Dans le cadre de la désignation du régime iranien :
    • Plus de 17 800 demandes de visa d'Iraniens ont été examinées par IRCC en vue d'une éventuelle interdiction de territoire;
    • 239 visas annulés par IRCC;
    • 176 enquêtes ouvertes par l'ASFC;
    • À la suite de ces enquêtes, l'ASFC a recensé 34 personnes qui seraient des hauts fonctionnaires du régime et a envoyé ces cas à la CISR pour audience et décision;
    • 8 personnes ont quitté le Canada.
  • Le report administratif de renvoi pour les renvois vers l'Iran ne s'applique pas aux personnes jugées irrecevables en tant que hauts responsables du régime iranien.
  • Le renvoi peut avoir lieu parce que ces fonctionnaires sont interdits de territoire en raison de violations des droits humains ou internationaux.
  • La Ligne de surveillance frontalière de l'ASFC est à la disposition des organisations et du public pour soumettre des conseils sur les membres présumés du régime.
  • L'ASFC a reçu environ 450 dénonciations depuis la désignation initiale du régime iranien en novembre 2022.
Q2 - Que fait l'ASFC pour empêcher le CGRI de venir au Canada?
  • L'ASFC travaille avec diligence pour empêcher toutes les personnes interdites de territoire de se rendre au Canada ou d'y entrer, et fait appliquer les mesures d'immigration appropriées à l'égard des personnes interdites de territoire lorsqu'elles sont rencontrées.
  • IRCC est responsable de prendre des décisions sur les demandes de visa et d'immigration.
  • À l'appui de la prise de décisions, l'ASFC fournit à IRCC des recommandations de contrôle de sécurité sur la base d'un renvoi dans les cas impliquant des préoccupations d'admissibilité fondées sur la sécurité, des violations des droits de la personne internationaux ou des motifs de criminalité organisée.
  • Les membres du CGRI ne sont pas autorisés à se rendre au Canada en premier lieu.
  • L'ASFC est responsable de déterminer l'interdiction de territoire des personnes qui cherchent à entrer au Canada aux points d'entrée et mène des enquêtes sur l'immigration à l'égard des résidents permanents et des ressortissants étrangers au Canada qui pourraient être interdits de territoire.
  • Comme le CGRI est une organisation qui s'est engagée dans le terrorisme et qui est une entité terroriste inscrite en vertu du Code criminel, l'ASFC poursuit des allégations d'interdiction de territoire contre ses membres.
  • Les cas sont examinés et évalués au cas par cas, en fonction d'un certain nombre de facteurs pour déterminer si une personne est inadmissible en tant que membre d'une organisation.
Q3 - Combien de membres du CGRI l'ASFC a-t-elle renvoyés?
  • Le 19 juin 2024, le ministre de la Sécurité publique a inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des entités terroristes en vertu du Code criminel.
  • Le service militaire en Iran est obligatoire (conscription); pour certains, le service dans le Corps des Gardiens de la révolution islamique était obligatoire.
  • L'ASFC enquête sur des Iraniens qui sont au Canada et qui pourraient avoir été membres du CGRI.
  • Lorsque l'ASFC soupçonne qu'une personne était membre du CGRI, elle prépare un dossier et le présente à la CISR, le décideur.
  • Depuis l'inscription du CGRI, l'ASFC a identifié 37 membres présumés du CGRI :
    • 7 ont quitté le Canada avant de faire l'objet d'une audience de recevabilité;
    • 23 sont en préparation pour une audience de la CISR;
    • 7 sont avec la CISR pour une audience.
Q4 - Quel est le rôle de l'ASFC dans la lutte contre l'extorsion?
  • L'ASFC travaille avec des partenaires d'application de la loi par l'entremise de groupes de travail conjoints partout au pays, notamment :
    • le groupe de travail sur l'extorsion de la Colombie-Britannique dans la vallée du bas Fraser;
    • l'équipe d'intervention des forces de l'ordre de l'Alberta à Edmonton et à Calgary;
    • avec la police de Peel, en Ontario.
  • La police avise l'ASFC lorsqu'elle identifie une personne qui pourrait enfreindre la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR); l'ASFC mène ensuite des enquêtes qui peuvent mener à des mesures d'exécution de la loi en matière d'immigration, y compris le renvoi du Canada.
  • En date du 7 mai 2026, l'ASFC avait ouvert 446 enquêtes en matière d'immigration, 118 ordonnances de renvoi avaient été rendues pour divers motifs d'interdiction de territoire et 55 personnes avaient été renvoyées.
  • Ces cas sont portés à l'attention de l'Agence par l'entremise de nombreuses sources, notamment la collaboration avec les groupes de travail sur l'extorsion, les conseils des organismes partenaires et du public, et le travail d'enquête de l'ASFC.
Q5 - À la suite de la vérification du BVG des réformes du Programme des étudiants internationaux, quelles mesures l'ASFC prendra-t-elle pour suivre le départ des étudiants internationaux lorsque leur permis d'études expirera?
  • IRCC est responsable de la surveillance continue et de la conformité du Programme des étudiants étrangers et reste en contact avec les établissements d'enseignement désignés. Ces établissements sont tenus de signaler les étudiants non conformes à IRCC deux fois par année.
  • Conformément à la recommandation de la vérification, IRCC fournira à l'ASFC une liste des personnes qui ont un permis d'études expiré, qui n'ont pas demandé ou reçu de prolongation, qui ont demandé ou fait la transition vers la résidence permanente, ou qui ont autrement conservé un statut d'immigration valide.
Q6 - Que fait l'ASFC lorsqu'un demandeur arrive pour présenter une demande?
  • L'ASFC évalue l'identité, l'admissibilité et l'admissibilité du demandeur d'asile.
  • Les agents vérifient l'identité, examinent les données biométriques et les vérifications de la criminalité et procèdent à un entretien en personne.
  • Les agents doivent s'assurer que la personne n'est pas interdite de territoire pour des motifs tels que la sécurité nationale, la criminalité grave ou organisée et les violations des droits de la personne ou des droits internationaux.
  • Les agents déterminent également si la demande peut être renvoyée à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR).
  • L'ASFC n'évalue pas le bien-fondé de la crainte de persécution du demandeur.
  • La CISR est seule responsable de déterminer le bien-fondé des demandes d'asile, y compris la crédibilité.
  • Cette séparation des rôles est établie dans la législation.
Q7 - L'ASFC effectue-t-elle d'autres vérifications de sécurité pour les demandeurs d'asile?
  • L'ASFC est responsable du contrôle de sécurité des demandeurs d'asile.
  • Un contrôle de sécurité complet est effectué pour tous les demandeurs adultes, en partenariat avec des partenaires du renseignement.
  • Le filtrage évalue l'irrecevabilité pour des motifs tels que la sécurité nationale, les violations des droits humains ou internationaux et la criminalité grave ou organisée.
Q8 - Le Système de gestion des cotisations et des recettes (SGRA) impose-t-il un fardeau à l'industrie?
  • Non, mais la GCRA a apporté un certain nombre de changements au milieu des affaires (y compris les petites entreprises), comme la nécessité de créer un compte auprès de l'ASFC et la nécessité d'afficher une garantie financière.
  • Ces changements ont été adoptés en grande partie, plus de 250 000 entreprises utilisant la GCRA et plus de 99 % des marchandises dédouanées au Canada ayant une garantie financière.
  • Ces changements sont importants pour garantir la dette de la Couronne.
  • Pour les petites entreprises, qui ont toujours eu recours aux services d'un courtier en douane pour importer des marchandises, l'obligation de souscrire à un compte GCRA et d'obtenir une garantie financière a eu une incidence sur les entreprises.
  • Le service d'assistance GCRA continue d'aider les entreprises à établir leurs comptes et les entreprises qui importent de 1 à 10 produits par an ont adopté l'exigence de sécurité financière.
  • L'introduction du système GCRA n'a pas eu d'incidence négative sur les importations au Canada, comme en témoignent les volumes d'importations, et GCRA a perçu 41,7 milliards de dollars en droits et taxes au cours de l'exercice 2024-2025, soit près de 2 milliards de dollars de plus que les années précédentes.
  • Depuis décembre 2024, le système de GCRA dispose de systèmes à plus de 99 %, ce qui démontre l'importance de disposer de systèmes opérationnels pour gérer les volumes de commerce actuels.
Q9 - Qu'a fait l'ASFC au sujet des pannes de systèmes?
  • Nous reconnaissons les répercussions que subissent les voyageurs et les partenaires de la chaîne commerciale lorsque les systèmes de TI sont en panne.
  • Un rapport conjoint de l'ASFC et de SPC a cerné les principales causes et mesures pour mieux prévenir et atténuer les pannes.
  • L'ASFC a mobilisé les intervenants des secteurs du transport aérien, commercial et commercial pour les tenir au courant des progrès réalisés.
  • Pendant une panne, l'ASFC s'assure qu'un nombre adéquat de lignes d'inspection primaires sont ouvertes, tout en maintenant les opérations normales.
  • L'ASFC collabore avec des partenaires commerciaux et des intervenants pour faciliter la circulation des marchandises commerciales.
Q 10 - Comment l'ASFC recueille-t-elle les données du NIV? Quels problèmes l'Agence a-t-elle relevés?
  • L'ASFC recueille les données NIV à la frontière dans le cadre de son processus de déclaration d'exportation.
  • Les NIV sont déclarés par les exportateurs à la frontière.
  • Des vérifications internes ont montré que certains NIV sont réutilisés ou fabriqués pour cloner ou masquer des véhicules volés.
Q11 - Pourquoi l'ASFC a-t-elle conclu une entente avec CARFAX et Équité Association?
  • Dans le cadre du Plan d'action national de lutte contre le vol d'automobiles, l'ASFC a mis en place un processus d'échange de renseignements avec CARFAX et Équité, un organisme canadien sans but lucratif.
  • Ils travaillent directement avec les forces de l'ordre pour récupérer les véhicules volés et fournissent des témoignages d'experts, en veillant à ce que les données soient utilisées pour la récupération.
  • La majorité des concessionnaires automobiles payaient et utilisaient déjà des rapports complets sur les véhicules dans leurs activités quotidiennes avant que l'Agence ne commence à partager des informations. Les renseignements sur le NIV n'ont pas augmenté ces frais.
Q12 - Pourquoi ne pouvez-vous pas rendre publiques les données de NIV pour que tous y aient accès sur le Web?
  • Les données NIV sont des renseignements douaniers et la Loi sur les douanes contient des règles sur la façon dont les renseignements peuvent être partagés.
  • Les données NIV ne peuvent pas être mises à la disposition du public sur le web car elles ne sont pas entièrement vérifiées et leur divulgation pourrait être dommageable pour le public. Par exemple, cela pourrait entraîner la perte de la couverture d'assurance, des difficultés pour immatriculer un véhicule ou faciliter la fraude au NIV par les mauvais acteurs.
  • L'ASFC ne partage ces données qu'avec des groupes particuliers comme CARFAX Canada et Équité Association. Cela permet de mettre fin au vol de voiture tout en assurant la sécurité des renseignements personnels des Canadiens.
Q13 - Que fait l'ASFC au sujet de l'importation de marchandises produites par le travail forcé?
  • Les importateurs doivent s'assurer que les marchandises qu'ils importent au Canada ne sont pas directement ou indirectement produites par le travail forcé.
  • Le gouvernement du Canada s'attend à ce que les entreprises prennent toutes les mesures possibles pour s'assurer que leurs chaînes d'approvisionnement sont conformes aux lois canadiennes.
  • En ce qui concerne les allégations de travail forcé, comme il est indiqué dans le Mémorandum D9-1-6 de l'ASFC, les marchandises fabriquées ou produites en tout ou en partie par le travail forcé ne sont pas autorisées à entrer au Canada en vertu du numéro tarifaire 9897 du Tarif des douanes.
Q14 - Que pouvez-vous me dire au sujet de l'obligation de l'ASFC d'accommoder les ASF qui ne peuvent plus porter d'armes à feu?
  • L'ASFC a l'obligation d'accommoder les employés qui ne peuvent plus être entièrement armés.
  • En même temps, ils ont aussi le devoir de dépenser l'argent des contribuables judicieusement et de veiller à ce que les employés répondent aux exigences du travail.
  • Je sais que l'ASFC s'est engagée à travailler avec les employés qui ont besoin d'accommodements.
Le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS)

Notes de Comité - Iran et Gardiens de la révolution islamique

Q1- Comment le contexte de la menace a-t-il évolué depuis le début du conflit en Iran
  • Le SCRS estime toujours que les activités liées à la menace que mène l'Iran contre le Canada et ses alliés vont probablement se poursuivre en 2026.
  • À l'heure actuelle, le SCRS ne dispose d'aucune information laissant croire que des incidents liés à la menace au Canada ont un lien direct avec le conflit en Iran. Le SCRS continue d'exercer une surveillance et une vigilance accrues, mais, pour l'heure, le niveau de la menace terroriste au Canada demeure MODÉRÉ.
  • Le SCRS continue de surveiller le contexte de la menace avec une vigilance accrue.
  • Le SCRS travaille en étroite collaboration avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour assurer l'intégrité des frontières et des systèmes d'immigration. Il fournit notamment des informations liées à la sécurité nationale dans le cadre du processus de filtrage de sécurité complet. Ces informations permettent d'éclairer la prise de décisions en matière d'immigration.

Notes de Comité - Communautés juives et iraniennes

Q2 - Quelles sont les répercussions sur les communautés juives et iraniennes
  • Le SCRS a observé une augmentation des propos extrémistes violents inspirés par le conflit au Moyen-Orient, y compris au Canada.
  • Le SCRS comprend que les Canadiens et les Canadiennes s'inquiètent pour leur sécurité compte tenu de la montée de l'antisémitisme et de la hausse des crimes haineux.
  • Le SCRS travaille avec vigilance pour détecter et contrer les menaces potentielles. Il collabore également avec les communautés locales et continuera de leur fournir le plus d'informations possible sur les menaces, y compris sur les mesures qu'il prend.
  • Au cours de la dernière année, le SCRS s'est efforcé de contrer les activités des services de renseignement iraniens et de leurs intermédiaires qui ont pris pour cible des personnes qu'ils considéraient comme des menaces pour leur régime.
  • Le Centre intégré d'évaluation des menaces (CIEM) recommande toujours de ne pas hausser le niveau de la menace terroriste au Canada, qui demeure MODÉRÉ (c'est-à-dire qu'il existe une possibilité réaliste qu'un attentat soit commis au Canada au cours des six prochains mois), pour le moment. Il continuera d'évaluer le niveau de la menace terroriste au Canada à mesure que la situation évolue.
  • Les activités liées à la menace extrémiste violente dirigées par l'Iran ou ses intermédiaires sont surveillées de près et directement prises en compte pour déterminer le niveau de la menace terroriste au Canada. Le niveau de la menace terroriste au Canada est un outil que le gouvernement et les organismes d'application de la loi utilisent pour atténuer les risques et les vulnérabilités liés aux menaces terroristes.

Notes de Comité – Relations entre le Canada et les États-Unis

Q3 – En quoi le partenariat de sécurité entre le Canada et les États-Unis a-t-il changé
  • Le Canada accorde une grande importance à son partenariat avec les États­Unis, et nous croyons qu'il est dans l'intérêt stratégique des deux pays de poursuivre leur solide collaboration en matière de sécurité nationale.
  • Nous partageons divers intérêts qui persisteront, notamment la lutte contre le terrorisme, l'espionnage et l'ingérence étrangère.
  • Le Canada entretient depuis longtemps des relations solides et soutenues avec de nombreux services de renseignement américains. Même si nous sommes toujours au fait du contexte géopolitique, nous continuerons de collaborer et d'échanger des renseignements, s'il y a lieu, au moyen de notre cadre très intégré d'échange de renseignements.
  • L'interdépendance de nos appareils de sécurité nationaux nous permet de mieux assurer la sécurité de l'Amérique du Nord.

Notes de Comité - Arctique

Q4 – Que fait le SCRS pour assurer la sécurité de l'Arctique canadien
  • Les intérêts étrangers continuent de croître dans l'Arctique canadien en raison des nouveaux débouchés économiques et stratégiques que cette région offre, y compris :
    • l'ouverture de nouvelles routes commerciales;
    • l'abondance de minéraux critiques;
    • des possibilités de réaliser des recherches scientifiques précieuses.
  • La République populaire de Chine et la Russie, ainsi que bien d'autres pays, s'intéressent beaucoup au territoire arctique du Canada sur le plan du renseignement et aux entités qui cherchent à influencer cette région ou à en développer le potentiel économique et stratégique. L'accès aux ressources naturelles de la région (p. ex., le pétrole, le gaz et les minéraux) en fait partie.
  • Le SCRS protège les intérêts du Canada en matière de sécurité nationale dans la région et renforce la résilience du pays face à diverses menaces. Son mandat dans l'Arctique comprend, entre autres, les activités suivantes :
    • Enquêter sur les activités dans l'Arctique et le Nord qui sont soupçonnées de constituer une menace pour la sécurité du Canada.
    • Conseiller le gouvernement et les parties prenantes de la région sur ces menaces.
    • Collaborer avec les détenteurs de droits et les organisations autochtones, le secteur privé et le public, entre autres.
    • Recueillir des renseignements sur les activités et les acteurs régionaux et prendre les mesures d'atténuation nécessaires.
  • Le SCRS continue de collaborer avec les principaux partenaires au Canada (p. ex., les gouvernements territoriaux, les gouvernements et les organisations autochtones, l'industrie et les communautés).
  • Il communique régulièrement avec les titulaires de droits ancestraux et de droits dans l'Arctique pour apprendre de leurs observations et contribuer au renforcement de la résilience aux menaces.

Notes de Comité – Ingérence étrangère

Q5 – Avez-vous observé de nouvelles menaces liées à des activités d'espionnage, d'ingérence étrangère ou de répression transnationale émanant d'acteurs étrangers comme l'Inde et la Chine
  • Le SCRS continue de prendre au sérieux toutes les allégations d'ingérence étrangère et de répression transnationale. Il demeure à l'affût des menaces d'ingérence étrangère et d'espionnage, peu importe leur origine.
  • Les récents dialogues du Canada avec les pays en question donnent la possibilité au SCRS de trouver des solutions constructives aux enjeux de façon bilatérale, d'une manière qui permet d'offrir de meilleurs résultats en matière de sécurité nationale à la population canadienne.
  • Notes de Comité - Cotes de sécurité
Q6 - Que fait le SCRS en ce qui concerne le filtrage de sécurité
  • Le SCRS a deux rôles :
    • Donner des conseils à IRCC concernant les demandes d'immigration. L'ASFC et IRCC peuvent transmettre des demandes au SCRS, afin qu'il procède à des évaluations de sécurité approfondi dans le cadre des demandes d'immigration. Le SCRS examine toutes demandes d'asiles et de citoyenneté au Canada.
    • Donner des conseils aux administrateurs généraux d'autres ministères et organismes pour leur permettre de prendre des décisions concernant les cotes de sécurité.
  • Le SCRS fournit des évaluations de sécurité aux ministères et organismes fédéraux demandeurs qui parrainent l'octroi de cote de sécurité d'un employé ou d'une personne qui a besoin de recevoir des informations classifiées.
    • Dans le cas des membres des gouvernements provinciaux, c'est généralement le Bureau du Conseil privé qui parraine les demandes de cote de sécurité et qui, au bout du compte, les accorde.
    • Le SCRS soutient la collaboration du gouvernement du Canada avec les gouvernements provinciaux et territoriaux en matière de sécurité nationale.

Notes de Comité - Alberta Sovereignty Movement

Q7- Is CSIS monitoring the Alberta Sovereignty Movement
  • Le SCRS n'enquête pas sur les activités licites de promotion d'une cause, de protestation ou de manifestation d'un désaccord.
  • Le SCRS enquête sur toute situation où un État étranger chercherait à utiliser des moyens clandestins ou cachés pour diviser la population canadienne, amplifier des discours reflétant des positions qui peuvent être préjudiciables pour le Canada ou s'immiscer de façon trompeuse dans les processus politiques nationaux.
Service du correctionnel du Canada (SCC)

Notes du comité

Q1 – Pourquoi des personnes reconnues coupables de terrorisme et des délinquants posant un risque élevé sont-ils libérés d'office dans la collectivité?
  • Au cours de la dernière année, notre gouvernement a présenté plusieurs projets de loi visant à lutter contre la criminalité et à assurer la sécurité de nos collectivités.
  • La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) impose des conditions lorsqu'un délinquant est libéré d'office.
  • Dans certains cas, la CLCC peut imposer une condition obligeant un délinquant à résider dans un établissement résidentiel communautaire, ce qui constitue la forme de mise en liberté la plus restrictive.
  • Les risques que présentent les délinquants dans la collectivité sont gérés au moyen de stratégies de surveillance et de supervision rigoureuses.
  • Nous prenons très au sérieux notre mandat visant à protéger la sécurité de nos collectivités. Ainsi, lorsque le risque que présente un délinquant augmente ou qu'un changement survient dans son comportement ou dans le respect de ses conditions, le Service correctionnel du Canada (SCC) prend des mesures immédiates, ce qui peut inclure la suspension de sa mise en liberté et sa réincarcération.
Q2 – Quels programmes sont offerts aux délinquants radicalisés afin de prévenir la récidive?
  • La radicalisation n'est pas un phénomène nouveau dans le système correctionnel fédéral; le SCC gère depuis longtemps, et avec succès, des délinquants radicalisés.
  • Des plans de gestion de cas exhaustifs sont élaborés pour gérer les délinquants radicalisés, incluant des plans correctionnels détaillés qui sont adaptés au profil de risque et aux besoins de chaque délinquant.
  • Les programmes visent à cibler la violence et l'influence des fréquentations antisociales, qui sont des facteurs courants chez les délinquants radicalisés.
  • De plus, le SCC examine les interventions mises en œuvre dans d'autres administrations afin de s'assurer que les pratiques actuelles et exemplaires sont appliquées.
  • Le SCC partage et continuera de partager de l'information avec ses partenaires nationaux et étrangers, y compris au sein des communautés chargées de l'application de la loi et de la sécurité nationale, afin d'assurer la sécurité de la population canadienne.
Q3 – Les incidents, comme celui survenu récemment à l'Établissement de Springhill, sont très préoccupants. Que fait le SCC pour mieux protéger son personnel face à l'augmentation de la violence?
  • Les incidents d'agression contre le personnel sont pris très au sérieux par le SCC. En ce qui concerne l'incident survenu à l'Établissement de Springhill, des examens sont en cours et nous continuerons de travailler étroitement avec nos partenaires afin d'assurer la responsabilisation et de renforcer la prévention, dans la mesure du possible.
  • Nous reconnaissons la menace que présentent les objets interdits, y compris les drogues et les armes, introduits dans les établissements par des drones.
  • La mise à jour économique du printemps prévoit des investissements ciblés visant à renforcer la capacité du SCC à détecter et à perturber les activités de drones et à améliorer les technologies de sécurité dans ses établissements, ce qui constitue une étape importante pour protéger le personnel et assurer la sécurité des activités.
  • Pour soutenir les employés du SCC, nous devons faire plus qu'intervenir en cas d'incidents. Nous devons investir dans des milieux de travail plus sécuritaires, des outils modernes et de bons services de soutien en santé mentale.
  • Ensemble, nous demeurons déterminés à veiller à ce que les employés du SCC disposent des outils et des ressources dont ils ont besoin.
Q4 – À une époque marquée par une augmentation de la violence et des menaces dans nos pénitenciers, pourquoi le SCC réduit-il les effectifs de première ligne, y compris les unités de patrouille motorisée?
  • Avec l'arrivée de nouvelles technologies novatrices, le SCC s'engage à revoir ses normes de déploiement afin de s'assurer qu'elles reflètent les réalités opérationnelles d'aujourd'hui.
  • En continuant de déployer diverses technologies de sécurité dans le cadre de ses activités, le SCC peut intervenir plus efficacement face aux menaces potentielles, y compris celles liées aux drones.
  • Les postes d'agents correctionnels, y compris les postes de la patrouille motorisée, demeurent une composante importante de la sécurité.
  • Toutefois, grâce à l'amélioration des technologies de détection des objets interdits, ainsi qu'à la surveillance directe assurée par le personnel, le SCC continuera d'appuyer une réponse efficace aux menaces en adoptant une approche multidimensionnelle en matière de sécurité.
  • Cela comprend l'annonce faite dans la mise à jour économique du printemps, qui prévoit des investissements ciblés visant à renforcer la capacité du SCC à détecter et à perturber les activités liées aux drones et à améliorer les technologies de sécurité dans nos établissements, ce qui constitue une étape importante pour protéger le personnel et assurer la sécurité des activités.
Q5 – Pourquoi Darren Ray se trouve-t-il dans une unité à sécurité minimale sans clôture alors que la police de Durham affirme qu'il présente un risque trop élevé pour être dans la collectivité?
  • Bien que je ne puisse pas commenter des cas précis de délinquants, le SCC contribue à la sécurité des établissements et du public en veillant à ce que tous les détenus soient placés dans des établissements correspondant à leur cote de sécurité.
  • Les détenus se voient attribuer une cote de sécurité en fonction du degré de surveillance et de contrôle nécessaire au sein de l'établissement, du risque d'évasion ainsi que du risque pour la sécurité publique en cas d'évasion.
  • Tous les transfèrements de détenus vers un établissement à sécurité moindre n'ont lieu que lorsque le SCC a dûment pris en considération les risques que présente le détenu et les moyens de gérer optimalement ces risques.
  • Au cours des dernières années, le SCC a renforcé son évaluation des détenus qui demandent un transfèrement sollicité vers un établissement à sécurité minimale.
  • Un détenu peut en tout temps être transféré à nouveau vers un établissement dont le niveau de sécurité est supérieur si on le juge nécessaire pour assurer la sécurité du public ou de l'établissement.
Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC)

Notes du comité

Q1 - Pourquoi la Commission des libérations conditionnelles continue de libérer des criminels violents dans la communauté
  • La sécurité du public est toujours la considération primordiale dans toutes les décisions de la Commission des libérations conditionnelles du Canada.
  • La grande majorité des délinquants ne récidivent pas violemment lorsqu'ils sont en liberté conditionnelle.
  • En fait, au cours des cinq dernières années, 99,7 % des périodes de surveillance de semi-liberté de ressort fédéral et 99,3 % des périodes de surveillance de libération conditionnelle totale de ressort fédéral ont été complétées sans récidive violente. Ce taux de réussite est parmi les plus élevés au monde.
  • La libération conditionnelle aide les délinquants à se réintégrer progressivement et en toute sécurité dans la communauté, sous surveillance. Cela les aide également à accéder à des ressources communautaires.
  • Selon la loi, tous les délinquants, y compris ceux purgeant une peine à perpétuité, sont admissibles à différents types de libération conditionnelle durant leur peine, tels que les permissions de sortir avec ou sans escorte, la semi-liberté et la libération conditionnelle totale.
  • Les délinquants en liberté conditionnelle sont supervisés dans la communauté par le SCC et doivent respecter des conditions strictes.
  • Si un délinquant viole ses conditions de libération conditionnelle ou présente un risque accru pour la communauté, il peut être renvoyé en prison. De plus, si un délinquant ne respecte pas les conditions de sa permission de sortir sans escorte (PSSE), cette PSSE et toute future PSSE autorisée peuvent être annulées.
Q2 - Il y a eu récemment des cas où des délinquants en liberté conditionnelle ont commis un meurtre. Comment défendez-vous cela? N'est-ce pas la preuve que le système est défaillant et doit être réparé
  • Tout d'abord, je souhaite adresser mes plus sincères condoléances à la famille et aux amis des victimes de tels incidents tragiques.
  • Les infractions violentes commises par des personnes en liberté conditionnelle sont toujours choquantes, mais heureusement aussi extrêmement rares.
  • En fait, au cours des cinq dernières années, 99,7 % des périodes de surveillance de semi-liberté de ressort fédéral et 99,3 % des périodes de surveillance de libération conditionnelle totale de ressort fédéral ont été complétées sans récidive violente.
  • Cela dit, la prise de décision en matière de libération conditionnelle repose sur un cadre étayé empiriquement. Cependant, évaluer et prédire le comportement humain est à la fois complexe et difficile.
  • Les examens de libération conditionnelle impliquent une évaluation approfondie du risque menée par des commissaires de la Commission des libérations conditionnelles du Canada indépendants, qui reçoivent une formation approfondie.
  • La sécurité du public est toujours la considération primordiale dans toutes les décisions de la Commission des libérations conditionnelles du Canada, comme en témoignent les résultats de la Commission.
  • Lorsqu'elle prend des décisions, la Commission des libérations conditionnelles est tenue par la loi de rendre la décision la moins restrictive.
  • Dans le cas rare où un délinquant a récidivé violemment dans la communauté, la présidente de la CLCC et le commissaire du SCC peuvent convoquer un Comité d'enquête indépendant afin d'examiner et d'analyser minutieusement tous les faits entourant l'incident et formuler des recommandations.
Q3 - Les victimes nous ont dit qu'elles ont l'impression que leur voix n'est pas entendue dans le processus de libération conditionnelle. Comment réagissez-vous à cela
  • Le gouvernement reconnaît le rôle important que jouent les victimes dans le processus de libération conditionnelle et s'engage à respecter leurs droits.
  • Au cours de l'exercice financier 2024-2025, la CLCC a eu plus de 24 000 contacts avec les victimes et a appuyé la participation de plus de 1 000 victimes et de leurs personnes de soutien aux audiences.
  • Les commissaires de la Commission des libérations conditionnelles sont légalement tenus de prendre en compte toutes les informations pertinentes et disponibles, y compris les déclarations des victimes, lors de leurs décisions en matière de libération conditionnelle.
  • Les victimes peuvent assister aux audiences de la Commission des libérations conditionnelles et présenter une déclaration de la victime pour examen par les commissaires. Elles peuvent également demander que des conditions spéciales soient imposées à la libération conditionnelle d'un délinquant.
  • La Commission des libérations conditionnelles imposera toute condition à la libération du délinquant jugée raisonnable et nécessaire pour protéger la victime.
Q4 - Si un délinquant est considéré comme étant « à haut risque pour la sécurité publique » et se voit refuser une semi-liberté, comment la Commission peut-elle autoriser une permission de sortir sans escorte
  • Contrairement à la libération conditionnelle, une permission de sortir sans escorte (PSSE) est accordée pour un objectif spécifié. Par exemple, à des fins médicales, pour le contact familial ou le perfectionnement personnel (par exemple, dans le but de suivre un programme de traitement proposé uniquement en dehors de l'établissement).
  • Lorsqu'elle décide d'autoriser une PSSE, la CLCC prend en compte toutes les informations pertinentes et disponibles afin de déterminer si les critères de la loi sont remplis.
  • Cela inclut la prise en compte de la durée limitée de la PSSE, ainsi que le plan structuré pour le délinquant lorsqu'il est en PSSE, y compris les conditions de libération. Elle inclut également des évaluations statiques du risque qui ne prennent pas en compte les changements que le délinquant aurait pu apporter durant sa peine.
  • Une PSSE ne garantit pas de futures permissions de sortir ni de libération conditionnelle, et la Commission peut l'annuler à tout moment si les conditions changent, une violation survient ou de nouvelles informations apparaissent.
  • Dans tous les cas, la sécurité publique est la considération primordiale dans la prise de décision.

Aperçu du portefeuille et questions prévues par organisation

Sécurité publique Canada (SP)
Table 2: Prévisions ministérielles de SP (en dollars)
Dépenses budgétaires des crédits votés 2024-2025 2025-2026 2026-27
Dépenses réelles Budget principal des dépenses Autorisations à ce jour Budget principal des dépenses
1 – Dépenses de fonctionnement 266 253 175 346 711 518 357 802 956 265 778 295
5 – Subventions et contributions 1 046 877 971 1 787 484 190 1 822 728 626 1 958 506 033
Total des crédits votésNote de bas de page * 1 313 131 146 2 134 195 708 2 180 531 582 2 224 284 328
Total des postes législatifsNote de bas de page * 27 686 447 28 792 986 30 266 073 28 559 700
Total des dépenses budgétairesNote de bas de page * 1 340 817 593 2 162 988 694 2 210 797 655 2 252 844 028

Questions anticipées

Q1 - Quel financement est demandé dans le cadre du Budget principal des dépenses?
  • Le Budget principal des dépenses 2026-2027 prévoit des autorisations totales de 2 252,8 M$ pour Sécurité publique Canada (SP).
    • 265,8 M$ au crédit 1 – Dépenses de fonctionnement
    • 1 958,5 M$ au crédit 5 – Subventions et contributions, et
    • 28,6 M$ en postes législatifs.
Q2 – Comment les autorisations totales de Sécurité publique ont-elles évolué entre 2025-2026 et 2026-2027?
  • Dans l'ensemble, les crédits totaux du ministère de la Sécurité publique pour l'exercice 2026-2027 affichent une augmentation nette de 89,9 M$ ou 4,2 % par rapport au total du Budget principal des dépenses de l'année précédente.
    • Les autorisations au crédit 1 ont diminué, passant de 346,7 M$ à 265,8 M$ (diminution de 23,3 %)
    • Les autorisations au crédit 5 ont augmenté, passant de 1 787,5 M$ à 1 958,5 M$ (augmentation de 9,6 %)
    • Les autorisations des postes législatifs ont diminué, passant de 28,8 M$ à 28,6 M$ (diminution de 0,8 %)
Q3 – Quels sont les principaux facteurs expliquant l'augmentation des autorisations de Sécurité publique pour 2026–2027?
  • Les principaux facteurs contribuant aux changements des niveaux de financement sont les suivants:
    • Une augmentation de 490,9 M$ des autorisations au crédit 5 pour le Programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe (AAFCC)
    • Une augmentation de 38,2 M$ des autorisations au crédit 5 pour le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuits
    • Une augmentation de 37,8 M$ des autorisations au crédit 5 pour le Programme des installations de services de police des Premières Nations et des Inuits
  • Ces augmentations sont compensées par les diminutions suivantes:
    • Une diminution de 308,9 M$ pour le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut (59,9 M$ au crédit 1 et 249,0 M$ au crédit 5). Un report de fonds de 203,2 M$ provenant du financement de 2025-2026 a été approuvé et sera reflété dans le Budget supplémentaire des dépenses A 2026-2027.
    • Une diminution de 57,1 M$ en raison de l'échéance du financement pour la présidence canadienne du G7 en 2025 (4,3 M$ au crédit 1 et 52,8 M$ au crédit 5)
    • Une diminution de 54,4 M$ en raison de l'échéance du financement du Fonds pour bâtir des communautés sécuritaires (1,9 M$ au crédit 1 et 52,5 au crédit 5). Le renouvellement de ce programme sera reflété dans le Budget supplémentaire des dépenses A 2026-2027.
Q4 – Comment l'Examen exhaustif des dépenses, annoncée dans le Budget 2025, se reflète-t-elle dans le Budget principal des dépenses de 2026-2027?
  • Les mesures annoncées dans le cadre de l'Examen exhaustif des dépenses sont reflétées dans le présent Budget principal des dépenses et représentent une réduction de 15,3 M$ du financement (crédit 1 et postes législatifs), ce qui permet au ministère d'atteindre son objectif pour 2026-2027.
Q5 – Quel est l'élément le plus important de ce Budget principal des dépenses et quelles sont les utilisations prévues des fonds demandés?
  • L'élément le plus important est un montant de 1,1 milliard de dollars pour le Programme de contributions des Accords d'aide en cas de catastrophe (AAFCC). Ce montant représente une augmentation de 490,9 M$ du financement des contributions pour le programme des AAFCC par rapport à l'exercice précédent.
  • Sécurité publique consulte régulièrement les provinces et les territoires (P&T) afin de s'assurer que les niveaux de financement répondent aux exigences de décaissement prévues par la législation relative aux AAFCC et ajuste les niveaux de financement en conséquence.
  • La majeure partie du financement du Budget principal des dépenses (1,0 G$) provient d'un report de fonds de 2024-2025 à 2026-2027, les paiement finaux des décrets suivants ont été reportés à 2026-2027:
    • 410 M$ – Inondations de 2013 en Alberta (décret 162)
    • 159 M$ – Feux d'interface de 2017 en Colombie-Britannique (décret 211)
    • 60 M$ – Feux d'interface de 2018 en Colombie-Britannique (décret 219)
Q6 – Quel est l'état actuel du financement du Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut et comment ce financement soutiendra-t-il la mise en œuvre du programme?
  • Le programme a reçu 148,8 M$ dans le Budget principal des dépenses :
    • 55,2 M$ au crédit 1 – Dépenses de fonctionnement
    • 93,6 M$ au crédit 5 – Subventions et contributions
  • Une demande de report de fonds de 203,2 M$ a été approuvée et sera reflétée dans le Budget supplémentaire des dépenses A 2026-2027.
  • À ce moment, les autorisations totales du Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut augmenteront à 352,0 M$.
  • Ce financement permettra au programme de:
    • Compléter entièrement la phase destinée aux entreprises
    • Soutenir l'achèvement de la phase destinée aux particuliers, incluant la collecte et la destruction sécuritaire des armes à feu de style arme d'assaut appartenant à des particuliers.
Gendarmerie royale du Canada (GRC)
Tableau 3 : Budget des dépenses de la GRC (en dollars)
Dépenses budgétaires votées 2024-2025 2025-2026 2026-2027
Dépenses Budget principal des dépenses Budget des dépenses à ce jour Budget principal des dépenses
1 — Dépenses de fonctionnement 3 769 187 217 3 815 441 410 3 939 830 522 3 866 940 232
5 — Dépenses en capital 358 463 364 452 365 865 453 391 534 451 267 333
10 — Subventions et contributions 20 622 124 26 176 685 67 660 284 26 676 685
15 — Paiements relatifs aux prestations d'invalidité et de santé destinées aux membres de la GRC 947 245 331 1 060 656 391 1 129 325 344 1 159 839 174
Total des crédits votésNote de bas de page * 5 095 518 036 5 354 640 351 5 590 207 684 5 506 723 424
Total des crédits législatifsNote de bas de page * 648 853 855 721 777 327 728 915 781 779 997 567
Total du budgétaireNote de bas de page * 5 744 371 891 6 076 417 678 6 319 123 465 6 286 720 991

Questions anticipées

Q1 – Étant donné que 238,8 M$ (ou 263,9 M$ avec le régime d'avantages sociaux des employés) des autorisations du Budget principal des dépenses de la GRC servent à accroître le soutien et la capacité dans le cadre du mandat de la Police fédérale, le ministre peut-il expliquer quels résultats précis et quelles améliorations opérationnelles sont attendus de cet investissement?
  • Ce financement, sur quatre ans, permettra d'embaucher 1 000 membres supplémentaires au sein de la Police fédérale de la GRC. Cela comprendra l'ajout de 350 membres réguliers supplémentaires au cours de la première année de financement.
  • Cet investissement visera à lutter contre les crimes financiers et à accroître la capacité d'enquête pour contrer les menaces criminelles les plus graves, notamment le crime organisé, la cybercriminalité et les menaces à la sécurité nationale.
  • L'approche soutiendra un recrutement et une formation ciblés, axés sur les compétences spécialisées requises pour la Police fédérale.
  • Cet investissement permettra également d'augmenter l'Indemnité de recrutement des cadets, qui passera de 525 $ par semaine à 1 000 $ par semaine. Ce changement aide à compenser les coûts réels engagés par les candidats durant le processus de recrutement et de formation, tout en rendant l'accès à une carrière à la GRC plus accessible et plus attrayant.
Q2 – Monsieur le Ministre, le Budget principal des dépenses de 2026-2027 prévoit un financement supplémentaire de 36,2 M$ pour la GRC afin de renforcer l'intégrité des frontières du Canada. Pourriez-vous préciser comment ce financement sera réparti, quelles lacunes précises il vise à combler et quels résultats mesurables les Canadiens devraient en attendre?
  • L'Énoncé économique de l'automne 2024 a annoncé le nouveau Plan frontalier du Canada, appuyé par un investissement de 1,3 G$. De ce montant, la GRC a reçu 643,7 M$ (667,5 M$ en incluant les coûts de Services partagés Canada (SPC) et de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) sur six ans, à compter de l'exercice 2024-2025, ainsi que 82,4 M$ (ou 86 M$ en incluant les coûts de SPC et de SPAC) de façon permanente afin de renforcer la capacité d'application de la loi à la frontière.
  • La GRC affecte les 643,7 M$ à trois grands axes d'intervention :
    • le déploiement d'un nouveau groupe de travail sur le renseignement aérien;
    • le renforcement de la capacité d'enquête;
    • la mise sur pied d'une force de frappe conjointe nord-américaine.
  • Les investissements prévus dans le Plan frontalier du Canada s'appuient sur les mesures existantes de la GRC visant à accroître la capacité de patrouiller et de détecter les menaces criminelles graves, notamment la production de fentanyl et la migration illégale, et d'intervenir à cet égard.
  • Par exemple, ce financement a permis à la GRC ce qui suit :
    • le déploiement d'une force opérationnelle de renseignement à capacités multiples, intégrant des hélicoptères, des drones, des systèmes de surveillance mobiles et des technologies de lutte anti-drones, afin d'assurer une surveillance continue entre les points d'entrée et d'accélérer les délais d'intervention en cas d'incidents frontaliers;
    • l'établissement d'un partenariat en matière de renseignement sur le blanchiment d'argent afin d'accroître l'échange d'information sur le blanchiment d'argent et le crime organisé, réunissant les organismes d'application de la loi et les banques d'importance systémique intérieure nationale;
    • la mise sur pied d'une force de frappe conjointe nord-américaine pour lutter contre le trafic de substances illégales et les activités connexes du crime organisé, ainsi que de quatre équipes régionales intégrées de lutte contre les synthétiques à des endroits stratégiques du Canada pour mener des enquêtes sur les drogues illicites;
    • Participer à deux opérations nationales ciblées contre le fentanyl à ce jour, dirigées par la Réponse intégrée canadienne au crime organisé, lesquelles ont donné lieu à des saisies importantes de substances illégales ainsi qu'à plus de 8 000 arrestations et accusations.
Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)
Tableau 4 : Comparaison du budget principal des dépenses de 2025-2026 à 2026-2027 de l'ASFC (en millions de dollars)
Vote Budget principal des dépenses 2025-2026 Principales estimations 2026-2027 Variance Changement ( %)
1 – Dépenses de fonctionnement 2 538,4 2 494,8 (43,6) -1,8%
5 – Dépenses en capital 173,4 236,8 63,4 26,8%
Total des crédits votésNote de bas de page * 2 711,8 2 731,5 19,8 0,7%
Total des crédits législatifsNote de bas de page * 281,2 338,3 57,1 16,9%
Total des dépenses budgétairesNote de bas de page * 2 993,0 3 069,9 76,9 2,6%

Questions anticipées

Q1 - Quel sera le montant du financement que recevra l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) dans le Budget principal des dépenses de 2026-2027 ?

L'ASFC demande 3,07 milliards de dollars pour 2026-2027, ce qui représente une augmentation de 76,9 millions de dollars, soit 2,6 %, par rapport au Budget principal des dépenses de l'an dernier.

  • L'augmentation du budget principal de l'ASFC pour 2026-2027 est liée à :
    • Des investissements en capital pour des projets d'infrastructure, notamment les postes frontaliers terrestres et les installations d'inspection des conteneurs maritimes. L'objectif est de renforcer les capacités d'application de la loi, de moderniser les installations et de favoriser la circulation sécurisée des personnes et des marchandises.
    • Un financement supplémentaire pour respecter l'engagement d'embaucher 1 000 nouveaux agents de l'ASFC.
  • Ces augmentations de financement sont partiellement compensées par des réductions réalisées dans le cadre de l'Examen exhaustif des dépenses visant les fonctions administratives.
Q2 - Quel financement est prévu pour l'embauche de 1 000 nouveaux agents, et comment sera-t-il mis en œuvre ?

Le budget 2025 prévoit 669 millions de dollars sur cinq ans et 198,3 millions de dollars en cours pour renforcer les frontières du Canada.

  • En 2026-2027, l'ASFC recevra 77 millions de dollars par l'entremise du Budget principal des dépenses pour soutenir cette initiative.
  • Ce financement appuiera deux domaines :
    • Recrutement, formation et déploiement de 1 000 nouveaux agents de l'ASFC, ainsi qu'une allocation accrue pour tous les agents stagiaires des services frontaliers.
    • Investissement dans les infrastructures, notamment des rénovations du Collège de l'ASFC, deux nouvelles installations d'examen des conteneurs et des mises à niveau des systèmes informatiques.
Q3 - Quelles sont les économies réalisées par l'ASFC dans le cadre de l'Examen exhaustif des dépenses (EED) du gouvernement du Canada inclus dans Budget principal des dépenses 2026-2027?
  • Les estimations principales de l'ASFC pour 2026-2027 incluent 44,1 millions de dollars d'économies, plus 7,9 millions de dollars d'ajustements au régime d'avantages sociaux des employés, pour un total de 52 millions de dollars dans le cadre de l'Examen global des dépenses.
  • Les économies de l'ASFC se concentreront sur la réduction des charges administratives, la rationalisation des processus opérationnels internes et l'utilisation des données pour gérer l'effectif de manière plus efficace.
  • L'ASFC est en voie pour de réaliser les propositions d'économies tout en faisant progresser la stratégie du Canada visant à renforcer la capacité de première ligne de l'ASFC, par l'embauche de 1 000 nouveaux agents.
  • Les initiatives d'économies de l'Agence sur l'EED n'auront pas d'incidence sur les opérations frontalières de première ligne.
Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)
Tableau 5 : Budgets des dépenses du SCRS (en dollars)
Crédits votés 2024-2025 2025-2026 2026-2027
Dépenses Budget principal des dépenses Budget des dépenses à ce jour Budget principal des dépenses
1 – Dépenses de programme 748 322 493 907 947 462 918 324 834 930 948 484
Total des crédits votésNote de bas de page * 748 322 493 907 947 462 918 324 834 930 948 484
Total des postes législatifsNote de bas de page * 64 694 921 72 192 509 74 047 502 81 907 699
Total des dépenses budgétairesNote de bas de page * 813 017 414 980 139 971 992 372 336 1 012 856 183

Questions potentielles

Q1 – De quelle façon le SCRS protège-t-il la souveraineté du Canada, en particulier compte tenu du contexte géopolitique actuel?
  • Le SCRS a le mandat d'enquêter sur les menaces qui pèsent sur la sécurité du Canada. Il fait rapport au gouvernement du Canada sur ces menaces et le conseille à cet égard et, dans certaines circonstances, peut prendre des mesures pour réduire la menace.
  • Conformément à la Loi sur le SCRS, le SCRS peut enquêter sur l'espionnage et le sabotage, l'ingérence étrangère, le terrorisme et l'extrémisme violent, ainsi que la subversion.
    • Il n'enquête pas sur les activités licites de promotion d'une cause, de protestation ou de manifestation d'un désaccord.
  • Le SCRS affecte ses ressources en priorité à la lutte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité du Canada.
  • Dans le cadre de ses fonctions, le SCRS :
    • recueille des renseignements liés à la sécurité et aux intérêts nationaux du Canada;
    • fournit des conseils et des renseignements aux partenaires du gouvernement du Canada pour les aider à mieux comprendre les menaces qui pèsent sur le Canada et à prendre des décisions éclairées;
    • prend des mesures pour réduire les menaces qui pèsent sur la sécurité du Canada;
    • travaille en étroite collaboration avec des entités canadiennes et des partenaires responsables de la sécurité nationale afin qu'ils soient au courant du contexte de la menace et disposent des informations nécessaires pour renforcer la résilience face aux menaces.
Q2 – Le SCRS dispose-t-il des outils nécessaires pour accomplir ses fonctions et assurer la sécurité du Canada et de l'ensemble des Canadiens et des Canadiennes?
  • Le SCRS mène ses activités dans un monde où le contexte de la menace est en constante évolution. Les outils que le SCRS utilise doivent également évoluer, tant sur le plan de la portée que de l'ampleur, en fonction de la complexité du contexte actuel de la sécurité nationale au Canada et dans le reste du monde.
    • Le SCRS priorise donc ses ressources, ses outils et ses efforts avec une grande rigueur de manière à obtenir les meilleurs résultats.
  • Le gouvernement évalue continuellement les capacités et la posture du SCRS pour s'assurer qu'il prend les mesures nécessaires pour tenir à jour la boîte à outils requise pour assurer la sécurité nationale et qu'il est à même d'assurer la sécurité et la prospérité de la population canadienne.
Q3 – Sans une ventilation des dépenses du SCRS, comment peut-on s'assurer que les fonds sont affectés efficacement?
  • Compte tenu de la nature sensible de ses opérations, le SCRS limite les détails sur ses dépenses accessibles au public. Cependant, il continuera à utiliser ses rapports annuels et d'autres communications pour informer la population canadienne et le gouvernement du Canada de ses plans, de ses priorités et de ses progrès.
  • Le SCRS se soumet à des examens et à des contrôles rigoureux, notamment de la part de l'Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR), du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR), du commissaire au renseignement et du commissaire à la protection de la vie privée, conformément à ses obligations législatives et en matière de reddition de comptes, y compris concernant les questions financières.
  • En outre, le SCRS dispose de solides mécanismes de vérification et d'évaluation internes et externes qui permettent d'examiner en détail les dépenses de l'organisation, entre autres.
  • La ventilation des dépenses du SCRS est classifiée, mais je peux vous faire part de quelques-unes des façons dont le financement sert à appuyer le SCRS dans l'exercice des fonctions prévues au mandat :
    • Le SCRS prépare des rapports et des évaluations de renseignement et des conseils à l'intention du gouvernement pour éclairer la prise de décisions et protéger les industries et les investissements du Canada ainsi que les intérêts canadiens.
    • Le SCRS collabore avec les communautés, le secteur privé et d'autres partenaires pour mieux faire connaître les menaces et renforcer la résilience à cet égard.
    • Le SCRS prend également des mesures pour réduire la menace s'il existe des motifs raisonnables de croire que la sécurité du Canada et de la population canadienne est menacée.
    • Le SCRS fournit des évaluations de sécurité sur des personnes qui doivent avoir accès à des informations classifiées ou à des sites sensibles au sein du gouvernement du Canada.
    • Il recueille aussi des renseignements étrangers, dans les limites du Canada, à la demande du ministre des Affaires étrangères ou du ministre de la Défense nationale.
Q4 – De quelle façon le budget du SCRS cadre-t-il avec les dépenses liées à l'OTAN du gouvernement?
  • Tout le budget annuel du SCRS entre dans les dépenses essentielles que le Canada doit engager pour la défense, compte tenu du rôle central que joue l'organisation dans la défense du pays, tant dans le cadre des activités de l'OTAN que d'autres activités. L'approche du Canada en ce qui a trait aux dépenses en défense cadre ainsi avec celle de ses alliés.
  • Les efforts déployés par le SCRS pour protéger la sécurité nationale et offrir au gouvernement un avantage en matière de renseignement ont aidé le Canada à atteindre l'objectif consistant à consacrer 2 % de son produit intérieur brut (PIB) aux dépenses en défense en 2025­2026. Ils s'inscrivent également dans les efforts collectifs visant à consacrer 5 % du PIB à la défense d'ici 2035.
Q5 – À quelles répercussions la population canadienne peut-elle s'attendre une fois que le SCRS aura utilisé les fonds?
  • Le contexte de la menace est en constante évolution : les menaces sont de plus en plus nombreuses et variées et se concrétisent plus rapidement. Les avancées technologiques ont renforcé les moyens des auteurs de menace.
  • Grâce à ce financement, le SCRS aura la capacité de contrer une multitude de menaces, notamment l'ingérence étrangère, l'extrémisme violent et l'espionnage.
  • Les Canadiens et les Canadiennes peuvent s'attendre à recevoir plus d'informations, à continuer à avoir accès à des outils et à bénéficier d'un soutien pour renforcer la résilience de la société face aux menaces. Ils et elles peuvent également avoir la certitude que le SCRS poursuit inlassablement ses efforts pour les protéger et pour protéger le Canada.
Service correctionnel du Canada (SCC)
Tableau 6 : Budget des dépenses du SCC (en dollars)
Crédits votés 2024-2025 2025-2026 2026-2027
Dépenses Budget principal des dépenses Budget des dépenses à ce jour Budget principal des dépenses
1 – Dépenses de fonctionnement, subventions et contributions 3 084 547 130 3 227 384 720 3 367 812 903 3 296 446 429
5 – Dépenses en capital 246 251 581 337 357 217 337 357 217 382 568 067
10 – Fonds renouvelable de CORCAN ….. 1 1 …..
Total des crédits votésNote de bas de page * 3 330 798 711 3 564 741 938 3 705 170 121 3 679 014 496
Total des crédits législatifsNote de bas de page * 269 718 706 297 787 547 312 582 379 321 559 689
Total des crédits budgétairesNote de bas de page * 3 600 517 417 3 862 529 485 4 107 752 500 4 000 574 185

Explication des changements importants

  • L'augmentation nette de 138,0 millions de dollars par rapport au Budget principal des dépenses de 2025-2026 est principalement attribuable à des fonds supplémentaires liés à la ratification des conventions collectives ainsi qu'à des investissements en capital visant à soutenir nos besoins en infrastructure.

Questions prévues

Q1 – Augmentation du financement pour le Budget principal des dépenses de 2026-2027
  • Le Service correctionnel du Canada (SCC) a demandé une augmentation du financement dans le cadre du Budget principal des dépenses de 2026-2027 afin de maintenir ses activités.
  • Ce financement sera utilisé pour gérer les principales pressions exercées sur les activités du SCC, attribuables à des risques accrus pour la sécurité, à l'évolution des profils des délinquants, à l'infrastructure vieillissante et à la nécessité de s'adapter aux technologies émergentes et aux défis environnementaux.
Q2 – Pourquoi le SCC demande-t-il un financement supplémentaire pour investir dans les établissements correctionnels?
  • Un montant de 45,2 millions de dollars de ce financement supplémentaire est consacré à des investissements dans les établissements correctionnels.
  • Ces investissements permettront au SCC de continuer à réaliser son mandat visant à assurer la garde sûre et sécuritaire des délinquants, ainsi que la sécurité du public, des victimes, du personnel et des délinquants, tant dans les établissements que dans la collectivité.
  • Bon nombre de nos établissements ont été conçus il y a des décennies, ce qui peut poser certains défis et risques.
  • L'infrastructure vieillissante touche non seulement les délinquants qui vivent dans ces installations, mais crée aussi des conditions de travail difficiles pour nos employés, notamment en ce qui concerne la santé, la réhabilitation et la sécurité.
  • Grâce à des investissements ciblés visant à moderniser et à réparer certaines installations vieillissantes, nous serons en mesure d'offrir un milieu plus sain et plus propice à la réhabilitation des délinquants et de favoriser le bien-être à plus long terme des membres de notre personnel.
Q3 – À quoi sert le financement prévu pour les conventions collectives?
  • Le Budget principal des dépenses de 2026-2027 comprend une demande de 143,4 millions de dollars afin de couvrir l'augmentation de la rémunération liée à la ratification des conventions collectives.
  • Cette augmentation est principalement attribuable à la signature de la convention collective des agents correctionnels en février 2025.
  • Les employés du SCC travaillent sans relâche partout au pays pour surveiller les délinquants dans nos établissements et dans la collectivité. Leur travail est unique et comporte certains défis inhérents.
  • Compte tenu de cela, le SCC a conclu une entente avec ses partenaires syndicaux afin d'augmenter la rémunération de milliers d'employés.
  • Le financement demandé dans le cadre du Budget principal des dépenses reconnaît la contribution importante des employés du SCC au maintien de la sécurité publique et permettra de veiller à ce que les postes continuent d'être occupés par les personnes les plus qualifiées.
Q4 – Qu'en est-il des risques liés aux drones? Des investissements sont-ils prévus à cet égard?
  • Le Budget principal des dépenses de 2026-2027 nous permettra également de répondre aux principales pressions et priorités opérationnelles.
  • Cela comprend la poursuite des investissements dans des technologies novatrices pour contrer efficacement les menaces liées aux drones et aux objets interdits.
  • La mise à jour économique du printemps prévoit des investissements ciblés de 60,4 millions de dollars sur trois ans et de 2,3 millions de dollars par la suite pour les établissements correctionnels et les centres de surveillance de l'immigration, afin de renforcer notre capacité à détecter et à perturber les activités liées aux drones et à améliorer les technologies de sécurité dans nos établissements.
  • De plus, le SCC élargit son projet pilote lié à l'utilisation de technologies de brouillage afin d'atténuer les conséquences liées aux drones, ce qui permettra d'orienter leur utilisation ultérieure dans certains établissements.
  • Le SCC poursuit également le déploiement de détecteurs à balayage corporel dans les établissements partout au pays et prévoit d'équiper tous les établissements de tels détecteurs d'ici la fin de l'exercice 2029-2030.
  • Grâce à l'amélioration des technologies de détection des objets interdits, ainsi qu'à la surveillance directe assurée par le personnel, le SCC continuera d'appuyer une réponse efficace aux menaces en adoptant une approche multidimensionnelle en matière de sécurité.
Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC)
Tableau 7 : Estimations organisationnelles de la CLCC (en dollars)
Vote budgétaire 2024-2025 2025-2026 2026-2027
Dépenses Budget principal des dépenses Estimations à ce jour Budget principal des dépenses
1 – Dépenses de programmes 68 497 369 64 336 572 64 336 572 63 077 947
Total des votesNote de bas de page * 68 497 369 64 336 572 64 336 572 63 077 947
Total statutaireNote de bas de page * 8 432 461 8 111 091 8 111 091 8 493 331
Total budgétaireNote de bas de page * 76 929 830 72 447 663 72 447 663 71 571 278

Questions anticipées

  • Le financement total demandé par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) dans le Budget principal des dépenses pour 2026-2027 est de 71,6 millions de dollars, soit une baisse de 0,9 million de dollars ou 1,2 % par rapport à l'année précédente. Cette diminution s'explique principalement par :
    • L'exercice visant à recentrer les dépenses gouvernementales annoncé dans le cadre du Budget de 2023 (une réduction de 0,8 million de dollars).
    • La mise en œuvre du montant partiellement approuvé de l'Examen exhaustif des dépenses (EED) annoncée dans le cadre du Budget de 2025 (une réduction de 1,2 million de dollars).
  • Compensée par :
    • Financement reçu pour la rémunération des employés et divers autres petits éléments (une augmentation de 1,1 million de dollars).
  • La Commission des libérations conditionnelles allouera 79 % de ses ressources à la prestation de ses programmes principaux, réparties comme suit :
    • 57 % pour la libération conditionnelle et le soutien associé.
    • 7 % pour la libération conditionnelle transparente et responsable.
    • 15 % pour les décisions de suspension du casier/pardon, radiation et recommandations en matière de clémence.
    • Et 21 % de ses ressources seront allouées aux services internes.
  • Dans l'ensemble, la CLCC prévoit dépenser :
    • 63,1 millions de dollars (88 %) en dépenses d'exploitation (revenu net).
    • 8,5 millions de dollars (12 %) pour les régimes d'avantages des employés.
  • Les dépenses reposent sur le plan selon lequel il y aura 510 équivalents à temps plein (ETP), y compris les commissaires (nommés par le gouverneur en conseil).

Contexte

Budget principal des dépenses de 2026-2027 – Note explicative générale

Portefeuille de la Sécurité publique

  • La ratification par le Parlement concernant ce Budget principal des dépenses entraînera l'approbation d'un financement de 16,7 G$ pour le portefeuille de la Sécurité publique pour l'exercice 2026-2027. À l'échelle du portefeuille, les autorisations totales demandées dans le Budget principal des dépenses de 2026-2027 entraîneront une augmentation nette de 0,6 G$ ou 3,5 % par rapport au Budget principal des dépenses de 2025-2026.
Table 8: Variation du Budget principal des dépenses – 2025-2026 et 2026-2027 (en millions de dollars)
Organisations Budget principal des dépenses 2025-2026 Budget principal des dépenses 2026-2027 Variation en $ Variation en %
SP 2 163,0 2 252,8 89,9 4,2 %
ASFC 2 993,0 3 069,9 76,9 2,6 %
SCRS 980,1 1 012,9 32,7 3,3 %
SCC 3 862,5 4 000,6 138,0 3,6 %
CLCC 72,4 71,6 (0,9) -1,2 %
BEC 8,1 7,7 (0,4) -4,7 %
GRC 6 076,4 6 286,7 210,3 3,5 %
CEE 6,8 6,8 0,1 0,9 %
CCETP 16,9 29,2 12,4 73,3 %
Total – PortefeuilleNote de bas de page * 16 179,2 16 738,2 559,0 3,5 %

Résumé des faits saillants

Les éléments les plus importants ayant une incidence sur les niveaux de financement des organisations du portefeuille de la Sécurité publique dans le Budget principal des dépenses de 2026-2027 sont énumérés ci-dessous:

  • 490,9 M$ pour le programme des Accords d'aide financière en cas de catastrophe (AAFCC) (PS);
  • 263,9 M$ en financement pour soutenir et renforcer les capacités des programmes de police fédérale de la GRC (GRC);
  • 173,3 M$ pour le Programme de services de police contractuels (GRC);
  • 166,2 M$ lié à la compensation pour la partie financée des augmentations des conventions collectives (SCC); et
  • 122,6 M$ lié aux recours collectifs (SCC).

Ces augmentations sont compensées par les diminutions suivantes:

  • 335,2 M$ pour le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut (SP, GRC);
  • 279,3 M$ pour le financement ponctuel pour la présidence du sommet G7 de 2025 au Canada (GRC, SP); et
  • 198,2 M$ selon la comptabilité de caisse, dans le cadre de l'examen exhaustif des dépenses annoncé dans le budget de 2025 (SP, ASFC, SCC, GRC, SCRS, BEC, CLCC).

Documents supplémentaires

Aide-mémoire sur l'analyse des médias

Importation d'Ebola au Canada

  • Le gouvernement a annoncé des mesures frontalières, notamment des restrictions de voyage et de nouvelles règles de dépistage et de quarantaine.
  • L'ASFC appuiera ces mesures en refusant l'embarquement et en prenant des mesures de contrôle supplémentaires pour les passagers ayant un lien avec la région touchée.
  • Des questions de contrôle précises ont été ajoutées aux bornes d'inspection dans les aéroports internationaux canadiens.

Ebola et la prochaine Coupe du Monde de la FIFA

  • Nous travaillons en étroite collaboration avec nos homologues américains sur tous les aspects du tournoi, y compris en ce qui concerne Ebola.
  • La FIFA Amérique du Nord veille à ce que des mesures telles que l'isolement des équipes soient appliquées avant l'arrivée en Amérique du Nord.

Sécurité de la FIFA

  • Les villes hôtes sont principalement responsables de la sûreté et de la sécurité du tournoi.
  • Le gouvernement fournit un soutien financier à Toronto et à Vancouver pour renforcer les opérations de sécurité.
  • Le Centre des opérations du gouvernement maintiendra une meilleure connaissance de la situation et est prêt à coordonner une intervention fédérale.

Crime organisé et aéroport Pearson (de Transports Canada)

  • Le gouvernement continue de travailler en étroite collaboration avec les autorités aéroportuaires, l'ACSTA, les services de police compétents et d'autres partenaires pour faire face aux risques et renforcer les mesures de sécurité.
  • Transports Canada examine actuellement d'autres mesures pour s'assurer que les normes les plus élevées sont en place pour protéger les passagers, les travailleurs et les opérations aéroportuaires.

Référendum en Alberta et ingérence étrangère

  • La protection de la démocratie canadienne contre l'ingérence étrangère est une responsabilité partagée entre les institutions fédérales, les gouvernements provinciaux et les organismes de surveillance indépendants.
  • La GRC a informé le gouvernement de l'Alberta qu'il n'y a aucune preuve que le mouvement séparatiste de la province a fait l'objet d'ingérence étrangère.

Programme d'indemnisation en matière d'armes à feu

  • Le gouvernement a interdit plus de 2 500 marques et modèles d'armes à feu de style arme d'assaut depuis mai 2020.
  • Le programme offre aux propriétaires et aux entreprises admissibles une option claire pour se départir de leurs armes à feu et recevoir une indemnisation équitable.
  • La période de déclaration à l'échelle nationale était ouverte aux propriétaires d'armes à feu admissibles de tout le pays, y compris ceux résidant en Alberta et en Saskatchewan.
  • Les personnes qui vivent en Alberta ou en Saskatchewan devraient consulter leur gouvernement provincial pour connaître les lois ou les règlements mis en place qui pourraient entraver ou limiter leur participation au programme.

(Voir le document distinct pour les faits et les statistiques sur les armes à feu.)

Lutte contre la haine (actes antisémites à Montréal, attaques contre le centre islamique de San Diego)

  • La haine n'a pas sa place dans notre société. Le gouvernement appuie les communautés juive et musulmane du Canada.
  • Les Canadiens méritent de se sentir en sécurité chez eux et dans leur collectivité. C'est pourquoi le gouvernement met de l'avant de nouvelles initiatives et investit dans nos institutions pour renforcer la sécurité publique, notamment en embauchant 1 000 agents supplémentaires de la GRC pour protéger les Canadiens.

Modifications relatives à l'accès légal (projet de loi C-22)

(Voir le document séparé pour les informations les plus récentes.)

Extorsion

  • Les organismes d'application de la loi procèdent à des arrestations et portent des accusations d'extorsion et de violence connexe partout au Canada.
  • En Colombie-Britannique, le groupe de travail sur l'extorsion a contribué à une baisse des activités liées à l'extorsion.
  • En date du 7 mai 2026, l'ASFC a ouvert 446 enquêtes en matière d'immigration, pris 118 mesures de renvoi pour divers motifs d'interdiction de territoire et renvoyé 55 personnes du Canada.
  • Plusieurs organisations criminelles transnationales, dont le gang Bishnoi, figurent désormais sur la liste des entités terroristes en vertu du Code criminel, ce qui renforce la capacité de la GRC à prévenir et à perturber les activités terroristes.

Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI)

  • Les membres du CGRI sont empêchés de se rendre au Canada.
  • Comme le CGRI est une organisation qui s'est livrée au terrorisme et qu'il s'agit d'une entité terroriste inscrite sur la liste établie en vertu du Code criminel, l'ASFC donne suite aux allégations d'interdiction de territoire contre ses membres.
  • Les cas sont examinés et évalués au cas par cas, lorsqu'il s'agit de déterminer si une personne est interdite de territoire en tant que membre d'une organisation.
  • Depuis l'inscription du CGRI sur la liste, l'ASFC a identifié 37 membres présumés du CGRI.

Projet de loi C-22 : Messages clés pour la comparution devant le SECU

  • Appuyer la Loi sur l'accès autorisé à l'information (LAIA) répond à la recommandation du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement de moderniser le cadre d'accès légal du Canada.
  • Elle établit un cadre pour établir des exigences générales, par voie de règlements, et des exigences particulières, par voie de décrets, pour les capacités d'accès légal qui tiendront compte de la protection des renseignements personnels et de la cybersécurité et garantiront qu'il n'y a pas de risque important pour la cybersécurité.
  • L'accès à l'information grâce à ces capacités continuerait d'être régi par le Code criminel et la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité, et les lois et cadres relatifs à la protection des renseignements personnels continueraient de s'appliquer.
Tableau 9 : Messages clés
Question brûlante Messages clés
Champ d'application de l'expression « fournisseur de services électroniques »
  • Les technologies qui transportent et stockent les communications évoluent continuellement.
  • Une définition circonscrite aujourd'hui est obsolète demain. Par exemple, au cours de la dernière année, les communications par intelligence artificielle ont pris une nouvelle importance pour les enquêtes.
Signification et application de la vulnérabilité systémique / Risques / Typhon salin
  • La loi est rédigée pour permettre aux fournisseurs de services électroniques de dire « non » à faire quelque chose qui rendrait leurs systèmes systématiquement vulnérables. Il est important qu'ils soient habilités de cette manière, car ils connaissent mieux leurs systèmes.
  • Cela ne signifie pas que les risques de cybersécurité qui n'atteignent pas ce seuil seront ignorés. Le projet de loi exige que le gouvernement en tienne compte dans le cadre du processus de réglementation ou de prise d'ordonnances. Ces processus sont soumis à l'examen du public et du commissaire au renseignement, respectivement.
Portes dérobées/
Chiffrement
  • Le gouvernement convient que le chiffrement ne doit pas être compromis. Cela se reflète dans le projet de loi par l'interdiction des vulnérabilités systémiques. C'est une autre façon de dire « pas de portes dérobées ».
  • Le ministre a également annoncé son intérêt à préciser au moyen d'un amendement que le chiffrement de bout en bout ne sera jamais compromis.
Conservation des métadonnées
  • Les métadonnées sont un élément clé pour lancer une enquête, car elles sont liées au premier signe d'un crime : c'est le numéro de l'appelant menaçant ou l'adresse IP du pirate.
  • Il y a d'importants compromis dans la décision de la durée de conservation des métadonnées, y compris le coût et la confidentialité.
  • La législation le reconnaît et exige que ces compromis soient pris en compte lors de l'élaboration de règlements ou de décrets, qui seront soumis aux commentaires des entreprises et des experts dans le cadre des processus d'élaboration de règlements ou d'arrêtés ministériels.
Nouvelles fonctionnalités (activation des microphones, etc.)
  • Le projet de loi vise un objectif distinct énoncé à l' article 3 – permettre l'exercice de pouvoirs d'accès à des renseignements, comme des mandats.
  • Exiger la collecte de nouveaux renseignements dépasserait cette portée.
Confidentialité des arrêtés ministériels
  • La confidentialité des arrêtés ministériels garantit la protection des capacités de la police et du renseignement.
  • Pour compenser l'absence d'examen public, le commissaire au renseignement joue un rôle dans l'examen et l'approbation de ces ordonnances. Il joue un rôle similaire pour les ordonnances qui ne peuvent pas être rendues publiques.
  • Le commissaire au renseignement et le ministre feront rapport annuellement sur la mise en œuvre de la LSAIA.
Absence de contrôle judiciaire/comparaison avec les pouvoirs prévus au Code criminel
  • Les outils du Code criminel, comme les ordonnances de conservation, sont conçus lorsqu'une enquête est menée sur une infraction et qu'elle a une incidence sur la vie privée d'une personne à son insu.
  • La SAAIA est conçue pour soutenir la capacité des outils du Code criminel et d'autres pouvoirs d'enquête à fonctionner. Ils nécessitent des considérations différentes, compte tenu de leurs répercussions (p. ex. coût, faisabilité, protection de la vie privée) et ont des processus différents en raison de leur rôle plus général.
  • Il convient également de noter que le commissaire au renseignement doit être un ancien juge d'une cour supérieure, il apporte donc cette expertise dans le contexte d'un examen quasi judiciaire qui peut prendre en compte tous les facteurs de la loi, y compris la protection de la vie privée.
CLOUD Act
  • Les négociations en vue d'une entente bilatérale d'accès aux données relatives à la CLOUD Act demeurent en suspens. La nature et l'état des négociations sont confidentiels. Par conséquent, nous ne pouvons pas fournir d'autres renseignements pour le moment.
  • Tout résultat de négociation devrait être conforme à la Charte en ce qui concerne le fait de permettre les atteintes à la vie privée.

Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut (PIAFSAA) - Détails de l'enveloppe par activité

  • L'enveloppe budgétaire du programme de 742.SM $ comprend les coûts prévus d'environ :
    • 21,8 M$ pour la conception du programme
    • 28,7 M$ pour la conception, le développement et la maintenance du portail Web et du système de gestion des cas du programme.
    • 248,6 M$ en rémunération pour les entreprises et les particuliers
    • 132,2 M$ à la GRC, pour les activités de collecte, la validation des armes de style arme d'assaut recueillies et d'autres activités de soutien.
    • 149 M$ pour les activités de collecte et de destruction. Cela comprend le financement des services de police locaux participants (provinciaux et municipaux) ainsi que des contrats pour des unités de collecte mobiles et des services de destruction.
    • 162,2 M$ pour l'exécution et le soutien du programme, y compris les paiements, le centre de contact d'EDSC, les services à la clientèle et d'autres activités soutenant la mise en œuvre et la réduction progressive du programme
  • Veuillez noter que les montants exacts par catégorie sont susceptibles de changer en fonction des besoins opérationnels au fur et à mesure de l'évolution du programme, mais l'enveloppe globale restera la même.

Faits et chiffres de l'ASFC

  • Budget : 3 069 M$ (2026-2027)
  • 17 000 employés
  • 8 500 agents de première ligne
  • 1 200 points d'entrée (POE) / 36 pays
  • 117 postes-frontières terrestres, dont 61 ouverts 24 h/24, 7 j/7
  • 13 aéroports, dont 10 ouverts 24 h/24, 7 j/7
  • 27 sites ferroviaires
  • 3 ports : Halifax, Montréal, Vancouver
  • 36 consultants en informatique au 15 août 2025, contre 250 en juin 2023
  • 44 % des vice-présidents et DGR issus des équipes de première ligne (8 sur 18)
  • 35,7 % des cadres supérieurs issus des équipes de terrain
  • 66 % des vice-présidents et directeurs régionaux sont des femmes (12 sur 18)

EN 2025 :

  • 82,3 millions de voyageurs
  • 30,7 millions de marchandises dédouanées
  • 149 millions d'envois par coursier
  • Le commerce en chiffres :
    • Terrestre : 5 millions de camions
    • Aérien : 3,8 millions d'envois
    • Maritime : 2 millions de conteneurs
    • Ferroviaire : 1,8 million de wagons
  • Plus de 52 000 saisies, dont notamment :
    • 830 armes à feu
    • 17 000 armes saisies
    • 90 saisies de pornographie infantile
    • 31 000 saisies de drogues illicites :
      • Cocaïne : 4 700 kilos
      • Héroïne : 128 kilos
      • Fentanyl : 2,8 kilos
      • Méthamphétamine : 2 300 kilos
      • Autres opioïdes : 1 000 kilos
      • Autres drogues, stupéfiants et produits chimiques : 28 000 kilos
      • Cannabis : 46 600 kilos
      • Tabac : 803 000 kilos
  • Saisie importante récente : 1,7 million de dollars de cocaïne à Pearson

Véhicules volés :

  • 2024 : 2 277
  • 2025 : 1 590

Saisies de devises :

  • 2025 : plus de 38 millions
    • Sommes d'origine douteuse présumées : 3,8 millions
  • 2024 : plus de 33 millions
    • Montant présumé des produits du crime : 5,4 millions
  • 2023 : plus de 25 millions
    • Montant présumé des produits du crime : 3,6 millions
  • 2022 : plus de 14 millions
    • Montant présumé des produits du crime : 1,4 million

1 000 agents :

  • 76 diplômés ASF à ce jour
  • 21 agents commerciaux
  • 4 chimistes 2 ingénieurs
  • D'ici juillet : 140 recrutés, 200 à Rigaud, en bonne voie pour atteindre 1 000 d'ici fin 28/29
  • Taux de départ annuel moyen (5 ans) : 364
  • Débit de l'école : 720
  • Salaire de départ FB03 : 86 900 $
  • Nouvelle allocation passant de 125 $ à 525 $

Plan frontalier :

  • Imagerie à grande échelle
    • Exercice 25/26 : 6
    • Exercice 26/27 : 8
    • Exercice 27/28 : 5
  • Équipes de maîtres-chiens : 6 (3 spécialisées dans le fentanyl)

FES à durée limitée / ne faisant pas partie des 1 000 :

  • Retards dans les renvois : 30
  • Commerce/acier : 14

Renvois :

  • 2025 : plus de 22 000
  • 2024 : plus de 17 000
  • 2023 : plus de 15 000
    • Inventaires (tels qu'au 29 janvier, disponibles en ligne)
    • Aucune mesure requise ~482 000
    • Renvoi impossible ~27 000
    • Recherchés ~33 000
    • Renvoi en cours ~30 000

Exemples de motifs d'interdiction de territoire :

  • Raisons de sécurité
  • Violation des droits de la personne/internationaux
  • Criminalité
  • Crime organisé
  • Fausse déclaration
  • Non-respect des obligations

Extorsion :

  • Plus de 450 enquêtes en cours
  • Plus de 60 personnes renvoyées

Membres du régime iranien

  • Nov. 2022 : désignation du régime iranien à compter du 15 nov. 2019
  • Sept. 2024 : modification de la date de début de la désignation au 23 juin 2003.
    • 177 enquêtes ouvertes par l'ASFC
    • 35 personnes déclarées inadmissibles
    • 27 cas renvoyés à la CISR
    • 3 ordonnances d'expulsion
    • 1 personne renvoyée

CGRI

Depuis son inscription sur la liste en juin 2024 :

  • 38 personnes soupçonnées, dont
  • 8 sont parties avant l'audience d'admissibilité
  • 27 dossiers en cours de préparation pour la CISR
  • 10 audiences en cours à la CISR

Filtrage de sécurité (1er avril) :

  • Demandes de résidence temporaire : 60 318
  • Demandes de résidence permanente : 27 454
  • Demandes d'asile : 88 430
  • Total : 176 202
  • Au cours du dernier exercice financier, l'ASFC a clôturé plus de 100 000 dossiers, dont 1 % ont donné lieu à une décision défavorable.

Capacité de détention :

  • Laval, SADP, Surrey, Toronto
  • 292 places pour les personnes à risque faible à moyen
  • 105 places pour les personnes à haut risque (dont 25 au SADP)
  • Total : 397
  • Avant les travaux de rénovation, nous disposions de 406 places, mais aucune pour les personnes à haut risque

Griefs :

  • Total en inventaire : 8 498
    • Nombre total de plaignants : 4 033
  • Répartition par type :
    • Convention collective : 5 435
    • Politique/Conseil national mixte : 1 982
    • Comportement : 1 081
    • Harcèlement : 193
    • Discrimination : 460
    • Mesures disciplinaires : 428
  • Le grief le plus ancien remonte à l'année 2000 :
    • 6 personnes ont plus de 50 griefs
    • 16 personnes ont plus de 25 griefs
    • 21 personnes ont plus de 20 griefs
    • 266 personnes ont plus de 5 griefs

IPN :

Enquêtes par année :

  • 2021-22 : 47, 77 % jugées fondées
  • 2022-23 : 78, 72 % jugées fondées
  • 2023-24 : 83, 83 % jugées fondées
  • 2024-25 : 69, 75 % jugées fondées

CENI :

  • Nombre total de signalements d'incidents : 347
  • Plus de 100 recommandations mises en œuvre

Programme de chiens détecteurs :

  • 81 équipes du plan après passage à la frontière
  • Proportion actuelle de femmes : 34 %
  • 42 réclamations relatives aux politiques, toutes en cours
  • 2 affaires prévues devant la CRTESPF en juin
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